• La grande saga indochinoise en trois tomes d'Erwan Bergot ou l'histoire de quatre jeunes Français au début du xxe siècle, partis vers l'inconnu d'un pays, l'Indochine, qui va faire d'eux des aventuriers au sens épique du terme.1900. Quatre jeunes Français découvrent Sagon. Ils espéraient trouver l'aventure, ils vont se prendre de passion pour cette terre et pour ses habitants. Ils en feront leur seconde patrie, au point de vouloir y vivre, d'y fonder une famille et d'accepter de mourir pour elle. Au-delà du destin de Francis Mareuil, l'indomptable pionnier, d'Alban Saint-Réaux, l'ambitieux dandy, de Ronan Kervizic, le médecin des humbles, de Camille Tannerre, l'observateur désabusé, et de leurs descendants, c'est toute l'histoire de l'Indochine qui défile pendant plus d'un demi-siècle : les révoltes du Tonkin, l'épopée des grandes plantations, la vie foisonnante des villes Sagon, Hué, Cholon, Hanoï , la Grande Guerre, le prodigieux essor de la Cochinchine, les intrigues du Palais impérial... Avec, aussi, cet amour de deux peuples l'un pour l'autre, et son cortège de joies, de trahisons, de détresses.

  • Ils étaient une poignée de commandos de choc, radios, saboteurs et partisans. Leurs seules armes dans l'Indochine embrasée par le plus impitoyable des conflits : le courage et une connaissance unique de tous les pièges de la guerre secrète.Pendant neuf ans, les forêts inaccessibles et les montagnes envahies de jungle de la frontière de Chine et du Haut-Laos furent leur terrain de chasse. Parachutés en 1945 derrière les lignes japonaises, ils affrontèrent à un contre mille les toutes-puissantes armées du Mikado. Après la capitulation nippone, ils libérèrent des territoires entiers, bousculant, avec la furia francese, nationalistes viets, Chinois et Américains. Lorsque la guerre d'Indochine s'installa, ils soulevèrent les tribus des montagnes et des hauts plateaux, mirent en place d'invincibles maquis sur les arrières ennemis, se taillèrent d'inexpugnables royaumes en pays viêt-minh.Leur épopée oubliée est un document unique sur les occasions perdues de la guerre d'Indochine. Préfacé par le général Bigeard, c'est aussi un grand livre sur le courage.

  • La grande saga indochinoise d'Erwan Bergot ou l'histoire de quatre jeunes Français au début du xxe siècle, partis vers l'inconnu d'un pays, l'Indochine, qui va faire d'eux des aventuriers au sens épique du terme. Dernier tome de la grande saga indochinoise, après Le Courrier de Sagon et La Rivière des parfums.1956. Dans le Vietnam de l'après-guerre, quelle est la place de ces Français qui, pendant deux ou trois générations, ont vécu dans ce pays devenu leur seconde patrie ? Pour Catherine Mareuil, la survivante, emportée sur les routes de l'exil, il n'y aura de repos que dans l'espérance du retour. Son petit-fils Henri caresse, lui, l'espoir de devenir le " maître de Bao Tan ". Y parviendra-t-il ? Et sauront-ils l'aider, tous ceux qui, au fil des années, ont vu se bâtir et prospérer le domaine ? Parimi eux, Sylvie, son mari Denis Lam Than et surtout leur fils Matthieu, qui défendra l'héritage de sa famille, ce domaine de Bao Tan sur lequel plane l'ombre de ceux qui l'ont bâti.

  • La grande saga indochinoise d'Erwan Bergot ou l'histoire de quatre jeunes Français au début du xxe siècle, partis vers l'inconnu d'un pays, l'Indochine, qui va faire d'eux des aventuriers au sens épique du terme. Deuxième tome de la grande saga Sud Lointain, après Le Courrier de Sagon et avant LeMaître de Bao Tan.Indochine, 1938. Pour Francis Mareuil, le courageux planteur, pour son épouse, Catherine, pour ses enfants arrivés à l'âge adulte, pour ses amis, l'intrépide pilote de ligne Alban Saint-Réaux, le médecin des lépreux du Laos Ronan Kervizic, commence bientôt une lente et inexorable descente aux enfers, dont le "coup de force" nippon du 9 mars 1945 et sa cavalcade de violences ne seront pourtant que le prélude à une guerre de neuf ans. Plus terrible encore. Tous en sortiront meurtris. Quelques-uns y laisseront la vie. Pour les survivants, contraints au départ, ce sera l'exil. Un exil sans amertume, tempéré par l'espoir de voir, un jour, une aube nouvelle se lever sur l'Indochine...

  • Aux premiers jours de la guerre d'Algérie, les commandos de choc du SDECE reçoivent l'ordre de frapper la rébellion à la tête. Pendant huit ans, les hommes du légendaire service " Action " et de la 11e demi-brigade parachutiste de choc vont mystifier l'ennemi. Au coeur des djebels, ils organisent le ralliement des chefs fellagha, montent des maquis anti-FLN, parachutent leurs agents au-delà des frontières, de la Libye au Maroc.En Europe même, ils poursuivent leur guerre implacable. Des bateaux chargés de munitions sautent dans les ports de Tanger ou de Hambourg. En Suisse, en Allemagne, en Espagne, des trafiquants d'armes, des responsables rebelles sont abattus par des tireurs d'élite ou sautent au volant de leurs voitures, piégées.Le FLN voulait arracher l'indépendance : il sera obligé de la négocier. Vingt ans après la fin de la guerre d'Algérie, voici enfin que se lève le voile sur l'épopée mystérieuse et stupéfiante du plus secret des services secrets : les commandos de choc, SDECE-service Action.

  • L'Algérie brûle. Parachutistes et légionnaires se battent dans les djebels. Les services spéciaux français reçoivent l'ordre de traquer le F.L.N. jusqu'en Europe.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Quatre-vingt-dix jours d'une campagne éclair ont amené les avant-gardes britanniques, à travers 2.000 kilomètres du désert de Libye, aux portes de Tripoli. Devant les vainqueurs, il n'y a plus rien qu'une poignée d'Italiens en déroute. - Heia Safari ! Un cri a résonné dans le désert, poussé par les 3.000 hommes d'un petit détachement qui ne s'appelle pas encore l'Afrika korps. Ils chargent avec quelques chars et des automobiles déguisées en blindés. A leur tête, un général inconnu : Erwin Rommel. A leur tour, 12.000 britanniques connaissent la déroute. Ils se replient, se dispersent, se rendent. En un mois, le nom de l'Afrika korps et de son chef volera de dune en dune, semant la panique jusqu'au Caire, jusqu'à Londres. Pendant deux ans, l'itinéraire de l'Afrika korps sera jalonné de noms, victorieux ou tragiques qui seront comme autant de symboles, Tobrouk, Halfaya, Benghazi, Bir Hakeim, El Alamein. Pendant deux ans, Rommel et son Afrika korps mèneront, dans une guerre en marge, loin de l'Europe en feu, le dernier combat des chevaliers modernes. Leur tournoi finira un jour de mai 43 dans l'honneur, toutes munitions tirées, au bord d'une plage de Tunisie, par un dernier cri tout à la fois défi et espoir : - Heia Safari !

  • Août 1914. La guerre déclarée, le peintre Moïse Kisling s'en fut au bureau de recrutement. « Je veux m'engager, expliqua-t-il, comme Kupka, Zadkine, Blaise Cendrars... » Dès le début de la Grande Guerre, plus de trente mille étrangers accourent pour défendre ce qu'ils nomment la « patrie de toutes les libertés ». Pour les accueillir, on crée quatre régiments aussitôt engagés en Argonne, en Artois, dans la Somme, en Champagne. En novembre 1915, exsangues, ces quatre régiments fusionnent pour former le régiment de marche de la Légion étrangère, ce prestigieux R.M.L.E., aux ordres du fameux colonel Rollet, qui en fera le régiment le plus décoré de l'armée française. Dissous en 1919, il est à nouveau reconstitué en 1943 pour participer à la campagne de France et d'Allemagne. La paix revenue, le régiment part pour l'Indochine où il se bat durement huit années durant à Cao Bang, au Laos, dans le Delta, à Diên Biên Phu. Ensuite, c'est l'Algérie, puis Madagascar. Aujourd'hui implanté en Guyane, le « régiment aux trois fourragÈres » participe aux gros travaux en forêt amazonienne, renouant avec la tradition des pionniers légionnaires. C'est à la découverte de l'extraordinaire destin de ce régiment qu'Erwan Bergot convie le lecteur à travers un récit riche en anecdotes et en portraits truculents, attachants, toujours justes.

  • « Dans trente ans, dans quarante ans, si vous survivez, vous resterez marqués par ce séjour en enfer. » Ainsi parlait Jo, l'un des 400 soldats capturés en mai 1954, après Diên Bien Phu, et qui formèrent le tristement célèbre Convoi 42. Commença pour eux une longue marche, vers le camp de « rééducation par le travail et le repentir » qui les attendait à 700 kilomètres au nord. 83 d'entre eux devaient mourir avant d'arriver. 250 autres laissèrent leur vie dans l'enfer du camp. 73 seulement en ressortirent vivants. Alors commandant d'une compagnie de la Légion étrangère, Erwan Bergot est un de ces survivants. Pour écrire ce livre, il a fait appel à sa mémoire, mais aussi rassemblé le témoignage de ses camarades. Tout dans ce roman est vrai. Sauf les noms propres. Parce que nul n'a le droit de juger des hommes que la souffrance, l'humiliation, le désespoir avaient brisés.

  • De la fin de la guerre française (1954) aux débuts de l'engagement américain (1965)... Recueilli à bout de forces au coeur de la jungle par un maquis Sedang, Bernard Carrouge, rescapé d'une embuscade meurtrière, va unir son sort à celui de ces montagnards, ultimes survivants d'une tribu menacée dans son existence. Il rencontre Sinh, princesse thaï d'une extraordinaire beauté, que les Viêts vont emmener en otage dans leur repli vers le Nord. Désormais, le destin est tracé. Avec l'aide de Joseph Day, un pittoresque et inquiétant diacre-soldat, Carrouge n'aura de répit qu'après avoir libéré la captive. Pour y parvenir, il devra triompher de l'acharnement du Viêtminh, des manoeuvres de la CIA, de la trahison de l'un de ses compagnons d'armes.

  • Giap a promis à ses troupes qu'elles entreraient à Hanoï pour le Têt, le nouvel an vietnamien. Mais le général De Lattre arrive en Indochine, relève le défi et prend délibérément l'offensive.

  • L'oeuvre d'Erwan Bergot occupe une place particulière dans la littérature mais aussi, et surtout, dans le coeur de ses lecteurs. Bergot est un conteur de l'Homme. L'Histoire, qu'il s'y plonge comme historien ou romancier, est toujours pour lui l'occasion d'aller au plus profond de l'âme, pour mieux la comprendre, pour y découvrir avec acharnement ce qu'elle a de plus grand. Rendez-vous à Vera Cruz en est l'ultime preuve, celle qu'il a tenu à nous laisser avant sa mort, au mois de mai dernier. La Légion débarque à Vera Cruz au printemps 1863, le jour même du célèbre combat de Camerone. Dans ses rangs, quatre inséparables compagnons se sont engagés, pour connaître l'aventure lors de l'intervention française au Mexique décidée par Napoléon III. Ils vont découvrir une guerre implacable, qui s'achèvera tragiquement par l'exécution, le 19 juin 1867, de Maximilien, empereur d'un rêve brisé. Chacun des quatre hommes choisira son destin : Kern, le sergent, colosse au coeur tendre, préférera l'amour auprès de Dona Inès, la belle héritière de l'hacienda de San Pueblo. Gaudy, l'ex-officier, guidé par l'esprit de vengeance, est à la recherche de son honneur bafoué. Volga, le Gitan, déserteur par désespoir, sera guérillero par solidarité avec les humbles péones indiens, ralliés à Maximilien. Et Kobor, le Polonais, gardera jusqu'au bout sa fidélité à l'impératrice Charlotte, dont il est l'incorruptible garde du corps. Dans ce roman étincelant et furieux, Erwan Bergot emporte le lecteur dans une chevauchée sauvage, à travers le décor aride et cruel d'un Mexique, où ni la vie ni la mort n'ont d'importance.

  • Une trilogie qui place E. Bergot au premier rang des romanciers témoins de notre époque : 1940-1945, l'Indochine, l'Algérie. Des hommes hors du commun.

  • Par le biais de l'aventure d'un soldat français, le sergent Seilhac, Erwan Bergot raconte ici le désespérant déclin d'une des ethnies minoritaires du Viêt-nam, celle des montagnards installés depuis des générations dans les reliefs peu accessibles de la région des Trois Frontières, Cambodge, Laos, Viêt-nam. Lorsque, en 1954, rescapé miraculeux d'une embuscade meurtrière près d'An Khé, le sergent Seilhac réussit à rejoindre la tribu Sedang qui l'accueille en ami, c'est pour y mener la vie dangereuse d'un maquis d'autochtones, dirigé par deux gradés français. Leur simplicité de vie et leur passion pour la liberté vont leur attacher Seilhac. La fin de la « guerre d'Indochine » aura pour conséquence l'abandon de ses alliés Moïs par l'armée française. Mais Seilhac, refusant d'être rapatrié, restera illégalement auprès d'eux, à la fois ami et conseiller dans leurs tentatives de résistance, jusqu'à l'anéantissement de leur identité raciale par le Viêt-nam. Huit ans plus tard, pendant quelques mois, il croira réussir à gagner pour ses amis la protection des Bérets verts américains. Hélas, la politique des USA entraînera vite le lâchage par leurs nouveaux protecteurs de ce peuple fier mais pauvre au profit des Sud-Vietnamiens. Dans une dernière rébellion, à laquelle Seilhac a tenu à participer, la tribu Sedang sera décimée. Magnificence des paysages, tendresse pour les hommes, Mourir au Laos, premier grand roman d'Erwan Bergot, enfin réédité, prend le lecteur au coeur et à la gorge, en faisant vivre et mourir pour lui d'inoubliables personnages - comme le caporal Torrès, le chef Lao ou Khone le Sedang -, tous prêts à donner leur vie pour la liberté. L'oeuvre d'Erwan Bergot occupe une place particulière dans la littérature, mais aussi et surtout dans le coeur de ses lecteurs. Historien rigoureux, écrivain incontournable de l'Indochine, son sens épique, allié à une extrême sensibilité de l'esprit, a fait d'Erwan Bergot un de nos plus merveilleux romanciers.

  • Octobre 1952. Deux divisions vietminh - douze mille hommes - déferlent sur le Pays Thaï. Face à elles, le 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux, largués en enfants perdus sur Tu Lê, petit village de brousse. Pour Saïgon, pour l'état-major, ces quatre cents paras sont rayés du nombre des vivants. Sept jours plus tard, après une odyssée dramatique, les Bérets rouges surgissent de la jungle, épuisés, en loques, portant leurs blessés. D'un seul coup, le 6e B.P.C. entre dans la légende et son chef, le commandant Bigeard, n'en sortira plus. Six années durant, d'Indochine en Algérie, son nom se confondra avec l'épopée des parachutistes. Mais qui étaient ces hommes, compagnons d'un chef aussi prestigieux ? Pourquoi se battaient-ils, au long de cette "piste sans fin" où tombaient tant des leurs ? Que cherchaient-ils ? Et surtout quelle foi, quelle force faisaient d'eux les meilleurs ? Après une rigoureuse enquête, Erwan Bergot, qui fut l'un des leurs, a retrouvé les anciens du "Bataillon Bigeard". Ils se sont racontés simplement, sans phrases. De ces récits, l'auteur a su faire jaillir une émotion, une vérité dont Bigeard lui-même a dit : "A gorge serrée, je viens de lire d'une traite en cinq heures ce livre et revivre avec mes frères parachutistes, cités ou non, vivants ou disparus à jamais, ces longues années de combat dans le froid, la neige, la chaleur, la jungle, le désert..."

  • Le petit avion passa, au ras de la cime des grands arbres, au coeur de l'orage. Il y eut ensuite le fracas d'une explosion. Et plus rien. Perdu, au coeur de la forêt amazonienne, avec les rescapés de sa section, quinze soldats à bout de force et de fatigue, le lieutenant Storm hésita. Devait-il abandonner sa mission initiale pour se porter au secours des naufragés ? Et s'il se décidait, avait-il le droit d'exposer davantage la vie de ses hommes ? Mais comment assumer l'héritage de ses grands anciens, si l'on n'ose pas ? Oser, c'est vaincre. Le lieutenant Storm et ses hommes vaincront. Ils triompheront des mille pièges de la jungle guyanaise, d'adversaires invisibles déterminés à les empêcher d'atteindre leur but. L'héritage est une aventure d'aujourd'hui. Pour la raconter, Erwan Bergot est allé lui-même vivre et marcher avec une section de volontaires. Il les a découverts, rudes et chaleureux, solidaires et fraternels. La question qui se posait à eux était : Sommes-nous dignes de nos ainés ? Ils le sont. L'héritage est un grand roman d'amitié et de fierté. L'aventure existe encore aujourd'hui, elle est dans la tête et dans le coeur de ceux qui y croient.

  • Dans trente ans, dans quarante ans, si vous survivez, vous resterez marqués par ce séjour en enfer. Jo Allenic, l'un des héros de ce roman, avait parlé. Il se tut. Définitivement. Le lendemain, il était mort. Convoi 42 est l'histoire d'un groupe de soldats de Diên Biên Phu, capturés le 7 mai 1954, rassemblés en brousse, avant d'entreprendre la longue marche qui les mènera, 700 kilomètres au nord, dans le camp de rééducation par le travail et le repentir. Il y a Jo Allenic, le saint ; Mallier, fragile et dévoué ; Phongue, l'Eurasien fidèle ; Margoz, le légionnaire vaguement anarchiste ; Azam, le gendarme solide ; Norris, l'irréductible. Et les autres, uniquement préoccupés de survivre, lâches ou courageux, la plupart terrorisés à l'idée de la mort. Mais la mort est à la fête. Sur les 400 prisonniers que comporte à son départ le Convoi 42, 83 vont disparaître au cours de la longue marche. 250 reposent, à jamais, dans les fondrières de l'effroyable camp 42. Moins de 70 recouvreront la liberté. Quelques témoignages ont été déjà publiés sur les Camps de l'enfer vert. Peu d'entre eux ont rendu compte de l'essentiel : la lente dégradation des corps mais, surtout, cette transformation morale où la haine des autres, le mépris de soi-même, sont autant d'étapes vers le désespoir absolu. Un point de non-retour dont on ne guérit jamais tout à fait. Jusqu'où peut-on accepter la déchéance pour survivre ? demandait Jo. Lui seul connaît la réponse. On n'invente pas l'horreur ; dans Convoi 42, tout est vrai. Sauf les noms ; les survivants les reconnaîtront. C'est à eux qu'Erwan Bergot a voulu dédier ce récit.

  • Phu-Ly (Tonkin) octobre 1951 : Adjudant Vandenberghe, je t'ai proposé pour la rosette d'Officier de la Légion d'Honneur... Le général de Lattre s'y connaît en hommes et s'il a choisi de citer en exemple ce sous-officier de vingt-quatre ans au Corps expéditionnaire français, il sait ce qu'il fait. Il est vrai que Vandenberghe est un cas : arrivé cinq ans plus tôt en Indochine, comme simple soldat, il a, en peu de temps, acquis une notoriété extraordinaire. Titulaire de quatorze citations, huit fois blessé au corps à corps, à la tête de son commando Tigre noir, il a infligé à l'ennemi plus de pertes qu'une division d'infanterie. Le delta du Tonkin est son royaume. Un royaume qu'il dispute, pied à pied aux Viêts qui le redoutent : ils ont mis sa tête à prix... Erwan Bergot s'est penché sur le destin exceptionnel de ce guerrier solitaire et secret qui faisait, sur le terrain, la guerre qu'il fallait faire, sans jamais l'avoir apprise dans les écoles. Un homme qui a traversé la guerre d'Indochine comme un ouragan. Au delà du simple récit des exploits de Vandenberghe, Erwan Bergot nous invite à découvrir un héros légendaire, dont le souvenir, aujourd'hui encore, hante sûrement les rizières tristes du Tonkin.

  • Octobre 1952, deux divisions viêt minh déferlent sur le pays thaï, dans le nord de l'Indochine. Face à elles, le 6e Bataillon de parachutistes coloniaux, largué en enfant perdu sur Tu Lê, un petit village de jungle. Pour Saigon, pour l'État-major, ces cinq cents paras sont rayés du nombre des vivants. Sept jours plus tard, après une dramatique retraite, les bérets rouges surgissent de la brousse, épuisés, en loques, portant leurs blessés. D'un seul coup, le 6e B.P.C. entre dans la légende, et son chef, le commandant Bigeard, n'en sortira plus. De l'Indochine à l'Algérie, de Diên Biên Phu au coeur du Sahara, six années durant, le Bataillon Bigeard se confondra avec l'épopée des parachutistes. Mais qui étaient ces hommes, ces sous-officiers, ces officiers dont leur patron affirme aujourd'hui que ce sont eux qui ont fait Bigeard ? Erwan Bergot, qui fut l'un d'entre eux, a voulu leur rendre hommage en les présentant, par le texte et par l'image, dans la vérité de leur quotidien, dans la simplicité de leur condition de soldats et de parachutistes.

  • Londres, 1967 : un officier des Services spéciaux tchèques passe à l'Ouest. Ses révélations démontrent les structures, les méthodes et le fonctionnement de cette machine à broyer les hommes que sont le KGB et ses satellites de l'Est. Une machine diabolique, effroyablement efficace, instrument d'asservissement des peuples au service de la dernière boutique colonialiste du monde suivant le mot du contestataire soviétique Hélie Snéguirev, récemment arrêté. Au bout des révélations du défecteur, une accusation de trahison portée contre Maurice Arnaud, officier des Services spéciaux français. Cet officier français est un homme loyal, courageux, actif. Mais c'est un homme seul - un homme à abattre - face à une machination ourdie contre lui, où tous les coups sont permis : pressions, chantages, traquenards et, pour finir, le soupçon, l'arme absolue. Une question restera posée - sans réponse - : Arnaud a-t-il trahi ? Ce livre d'Erwan Bergot n'est pas un roman. Résultat d'une enquête de plusieurs années, émaillé de détails techniques puisés aux meilleures sources, c'est un récit qui fait entrer de plain-pied dans l'univers terrifiant de la guerre menée, depuis trente ans, contre la liberté. Aujourd'hui, les KGB nous guettent. Face à cet adversaire invisible et omniprésent, le monde libre a-t-il, comme Arnaud, une chance de survivre ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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