• BnF collection ebooks - "Un peuple n'a pas une histoire par le fait seul de son existence ; il faut que sa vie soit active et féconde. Le peuple historique est celui qui trouve les règles d'un état politique et social, et qui met un certain ordre dans le gouvernement, une certaine justice dans la société. Il professe une religion et une morale. Il pratique avec habileté le travail des mains et celui de l'esprit : il a une industrie, un art, des lettres."

  • Ce livre traite de l'Histoire générale de la Prusse : De la conquête par les Chevaliers Teutoniques aux Princes colonisateurs."Les rois de Prusse empereurs d'Allemagne n'ont point oublié l'origine lointaine de leur puissance ; c'est l'aigle des chevaliers qui est dessinée sur leurs drapeaux, et Guillaume Ier, posant à Marienbourg, en 1872, la première pierre d'un monument à la mémoire de Frédéric II, écoutait avec plaisir un orateur érudit et patriote qui retraçait devant son « très illustre et très puissant empereur, très gracieux roi et sire, » cette merveilleuse destinée commencée à Jérusalem. Il y a deux ans, le prince héritier de Prusse et d'Allemagne inaugurait le monument achevé ; on découvrait devant lui la statue de Frédéric et celles des quatre grands maîtres, placées aux côtés du piédestal, comme pour porter le héros de la Prusse. On dit que le fils de l'empereur Guillaume suit avec un pieux intérêt les recherches faites en terre-sainte pour retrouver les souvenirs et les monuments des teutoniques : arrivé au plus haut degré de la fortune, on tourne volontiers les regards vers son berceau, et le berceau de la monarchie prussienne est bien cet hôpital fondé par un inconnu, un quidam Allemannus, comme dit Jacques de Vitry. On va raconter ici une période de cette histoire, l'établissement des teutoniques en Prusse, la grandeur, puis la décadence de l'état fondé par eux. Vieille histoire, dira-t-on, accomplie sur un théâtre obscur ; mais il ne faut pas négliger les vieilles histoires ; on s'exposerait, en dédaignant celle-ci, à ignorer les causes d'événements très graves et modernes..."

  • Les Slaves de l'Elbe et les Germains jusqu'à la mort de Charlemagne. - Leur situation comparée en 814. - Les Slaves de l'Elbe et les Allemands depuis la mort de Charlemagne jusqu'à la fondation de la marche du Nord (814-963). - La marche jusqu'à l'avénement des Ascaniens (963-1134). - Situation singulière des Slaves de l'Elbe au début du XIIe siècle. - Causes et conséquences de cette situation.La marche de Brandebourg ne commence pas avec les Hohenzollern.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Histoire de France

    Ernest Lavisse

    Autrefois, notre pays s'appelait la Gaule, et les habitants s'appelaient les Gaulois.

    Notre pays a bien changé depuis lors, et nous ne ressemblons plus guère à nos pères les Gaulois.

    1. Comment vivaient les Gaulois. - Les Gaulois habitaient des maisons faites avec de la terre et couvertes en paille. Ces maisons n'avaient qu'une porte et pas de fenêtres. La fumée sortait du toit par un trou parce qu'il n'y avait pas de cheminée.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Il n'y a pas longtemps encore qu'on attribuait la fortune de l'Etat prussien aux vertus héréditaires de la maison des Hohenzollern et au génie de deux princes : le grand-électeur Frédéric-Guillaume et le grand roi Frédéric II : mais depuis que cet État est arrivé au point où nous le voyons, son histoire, telle qu'elle avait été comprise jusqu'ici, ne suffit plus aux historiens allemands. Pour porter l'édifice de la grandeur prussienne, les qualités de quelques hommes leur paraissent une base étroite, et ils ne veulent plus que la fortune de la Prusse date seulement de deux siècles et demi, de peur qu'on ne croie que la rapidité de sa croissance la condamne à un dépérissement aussi rapide.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • L'histoire des progrès accomplis par le pouvoir royal au détriment des feudataires et des communes est l'histoire même de l'unification de la France. Pour l'écrire, il faudrait remonter au temps où les feudataires exerçaient le pouvoir législatif, faisaient grâce et justice, battaient monnaie, établissaient les communes, nommaient aux évêchés, agissaient en un mot comme des souverains ; mettre en présence de ces personnages le roi, qui est dans son domaine un seigneur semblable aux autres, mais qui est le roi ; étudier l'action de l'autorité royale dans le domaine et la suivre dans le royaume.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Souvenirs

    Ernest Lavisse

    Tirage Limite ERNEST LAVISSE (1842-1922) " Aux abords de la soixantaine, donc plus ancien que Langlois et Seignobos, il régnait sur tout, présidait à tout : rue des Ecoles, en Sorbonne, aux études historiques (à), chez Hachette et chez Armand-Colin, grandes puissances de la librairie, rue de Grenelle où se trouvait le ministère de l'Instruction publique (à) On l'écoutait comme un oracle au Quai d'Orsay, dans les principaux salons académiques. Partout il en imposait par une certaine majesté naturelle, olympienne, qui l'apparentait à un Mounet-Sully ou à un Victor Hugo " : tel était Ernest Lavisse vers 1900, décrit par Jules Isaac dans son admirable Expériences de ma vie (1960).
    Normalien, précepteur du prince impérial, professeur à la Sorbonne, académicien, rédacteur en chef de la Revue de Paris, directeur de l'Ecole normale, E. Lavisse est aussi le grand historien de l'Allemagne et le concepteur d'une monumentale Histoire de France à laquelle collaborèrent notamment Vidal de La Blache, Ph. Sagnac, Ch. Seignobos.
    Ses Souvenirs d'enfance paraissent en 1912. Lavisse était né dans l'austère Thiérache, son père était boutiquier. Ce livre écrit d'une main comme tachée de l'encre du porte-plume, exhale les odeurs de l'hiver enneigé, quand les galoches ferrées résonnaient sur le sol gelé.

  • Il arrive quelquefois en France qu'un homme, parvenu à l'âge de la curiosité sérieuse, se prend du désir de connaître l'histoire de son pays. Il se met à lire une ou deux de nos histoires générales, et cette lecture lui donne des renseignements et des idées : le livre fermé, il les repasse dans sa mémoire et les examine ; alors des doutes lui viennent : en beaucoup d'endroits il ne voit pas clair. Après avoir réfléchi, il dresse un catalogue de questions et se met en quête des réponses ; mais son embarras est grand, car il ne sait où s'adresser.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Il n'est pas de mot qui sonne mieux à l'oreille que celui de guerre à outrance dans un pays qui subit la honte de l'invasion : la guerre à outrance, c'est l'insurrection en masse de tout un peuple contre l'étranger ; c'est le paysan embusqué avec son fusil au coin des haies, ou debout sur le seuil de sa maison, la fourche à la main ! Les populations attendaient l'ennemi dans une indicible terreur. Quand il arrivait après avoir été vingt fois annoncé par de fausses rumeurs, et qu'on voyait s'avancer dans la plaine, graves, silencieuses, sans trompettes ni tambours, sans un cri, sans cliquetis d'armes, les longues colonnes de ses fantassins et de ses cavaliers, quand ses éclaireurs paraissaient la carabine au poing, les plus fermes sentaient battre leur coeur...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Extrait : "Un peuple n'a pas une histoire par le fait seul de son existence ; il faut que sa vie soit active et féconde. Le peuple historique est celui qui trouve les règles d'un état politique et social, et qui met un certain ordre dans le gouvernement, une certaine justice dans la société. Il professe une religion et une morale. Il pratique avec habileté le travail des mains et celui de l'esprit : il a une industrie, un art, des lettres." À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de qualité de grands livres de la littérature classique mais également des livres rares en partenariat avec la BNF. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes.  LIGARAN propose des grands classiques dans les domaines suivants :  o Livres rares o Livres libertins o Livres d'Histoire o Poésies o Première guerre mondiale o Jeunesse o Policier

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