• Comment vivent et meurent les civilisations? On connaît leurs pyramides. On sait peu sur leurs bâtisseurs. Il manquait un livre total sur les Mayas. Le voici, par notre plus grand historien de la Méso-Amérique. Un monument appelé à devenir un classique et d'une profonde actualité.
    Catastrophe écologique causée par une surexploitation agricole et une déforestation illimitée, débâcle politique provoquée par la sclérose des institutions, les luttes intestines et les guerres à répétition désorganisant une société fatiguée, disettes et épidémies accentuant l'irrationalité religieuse : plus que jamais l'énigme de la civilisation maya, de son essor et de son effondrement, nous interpelle.
    Mille ans après sa disparition, elle n'a pas fini de nous surprendre tant ses trésors demeurent encore enfouis dans la jungle et rebelles à la science. Quel était vraiment ce peuple parmi les moins bien connus de l'humanité et qui se voulait l'enfant du maïs ? À quoi lui servaient ses pyramides ? Pourquoi a-t-il d'un coup déserté ses cités ? En quoi l'Europe a-t-elle contribué à son extinction et à sa divulgation ?
    De l'exploration archéologique des temples perdus à l'étude critique des légendes noires, des récits contemporains de la conquête aux dernières découvertes scientifiques, en passant par le mythe romantique du monde englouti, Éric Taladoire livre un panorama unique qui éblouira le lectorat que passionnent les grands secrets de l'histoire.
    La somme incontournable, aux fortes résonances actuelles, d'un maître.

  • L'histoire de la Révolution mexicaine se résume pour beaucoup à ses emblèmes, Pancho Villa et Emiliano Zapata, figures mythiques, mélanges de folklore et d'aventure. Pourtant, le conflit qui a secoué le pays entre 1910 et 1917 fera un million de morts, et préfigure par certains aspects la Première Guerre mondiale tant par les techniques employées que par le jeu des grandes puissances. Une révolution populaire qui se déroule aux portes des États-Unis, un voisin agressif, qui n'hésitera pas à intervenir : Pershing, Eisenhower ou MacArthur y feront leurs premières armes.

    Phénomène national, alimenté par les profondes divisions sociales et les antagonismes régionaux, la Révolution mexicaine n'ignore pas l'étranger : dans ce pays divers, vivent des dizaines de milliers d'immigrés de toutes origines (Américains, Chinois, Japonais, Français). Beaucoup sont liés à l'Europe, et notamment à la France. Mercenaires, diplomates, hommes d'affaires ou employés, mais aussi militants, anarchistes et bandits y jouent un rôle important, souvent méconnu. Situer ces étrangers dans le conflit, c'est revoir la Révolution mexicaine sous un nouvel angle, résolument mondial.

  • La guerre d'Intervention au Mexique (1862-1867) est encore mal documentée. Méconnue. On oublie trop souvent, d'un côté comme de l'autre, le rôle des forces spéciales : les Contre-Guérillas, unité ayant traumatisé bien des populations. Des romanciers leur ont consacré plusieurs ouvrages, mais les historiens préfèrent jeter un voile pudique sur ces forces spéciales. Cette unité a pourtant joué un rôle clef dans ce conflit, remporté des victoires et contenu des défaites. La longue recherche qui lui est ici consacrée permet d'en retracer l'histoire et d'en spécifier l'originalité.

  • 1492 En débarquant à San Salvador, Christophe Colomb inaugure la conquête du Nouveau Monde par l'Ancien. Un choc culturel que nous considérons trop souvent du seul point de vue des Conquistadors. Ce choc, pourtant, eut aussi lieu en Europe. Jusqu'à l'orée du XXe siècle, plusieurs milliers d'Amérindiens furent en effet conduits vers le Vieux Continent où ils durent apprendre à vivre. Esclaves, otages, espions, interprètes, spécimens, curiosités, trophées, apprentis, évangélisateurs... Arrachés à leur terre, confrontés à l'inconcevable, ils furent précipités dans une culture inconnue et condamnés à trouver leur place dans un monde qui n'était pas le leur. Une histoire oubliée qu'Éric Taladoire fait revivre dans ce livre qui, en inversant les perspectives, interroge l'impact culturel et anthropologique de ces migrations, forcées ou volontaires, d'indigènes américains vers l'Ancien Monde.

  • Sale guerre : l'invasion du Mexique Nouv.

    Aux sources de l'impérialisme américain, se trouve la terrible conquête de territoires mexicains. Cette guerre extrême de colonisation est advenue au milieu du XIX e siècle. Mais, aujourd'hui, le traumatisme de la première minorité aux Etats-Unis reste entier. Hier raconte aujourd'hui dans cette plongée abyssale au coeur d'un passé qui ne passe pas :
    S'il est une amnésie dans la mémoire, l'histoire et la conscience contemporaine, c'est l'invasion du Mexique par les États-Unis en 1846-1848. Pour les Nord-Américains, elle n'a pratiquement pas existé. Pour les Européens, elle représente un détail. Pourtant l'annexion de plus de la moitié du territoire d'un pays ne saurait être anecdotique. Et d'autant plus que cette annexion a annoncé toutes les sales guerres du XXe siècle.
    /> Pour la première fois, Éric Taladoire, spécialiste du Mexique, décrit la disproportion des forces, les atrocités commises, le racisme à l'oeuvre, la politique de superpuissance mise en acte. Le tableau inédit qui en ressort vient écorner le roman national d'une Amérique patrie de la liberté et de la démocratie. C'est là toute la raison de notre méconnaissance totale de ce conflit prototypique.
    Grâce à une documentation exigeante qui démolit les fausses évidences sur cette guerre abominable et qui éclaire ses conséquences encore aujourd'hui prégnantes de part et d'autre du Rio Grande, ce livre constituera l'ouvrage de référence sur la guerre du Mexique. Tout en offrant un aperçu salutaire sur la face obscure des USA.

  • Il est convenu, encore à l'heure actuelle, de parler d'un jeu de balle mésoaméricain, antérieur à l'arrivée des Conquérants, et cela malgré l'abondance des données qui viennent contredire cette affirmation : lors du Congrès des Américanistes à Stuttgart, en 1968, S. F. de Borhegyi parle encore, dans sa communication, du "Precolumbian ball game - A Pan-Mesoamerican Tradition". Or, bien avant cette date, on a pu identifier trois autres jeux de balle, dont les caractères sont, de façon ostensible, très distincts. Dès l'époque de la Conquête, Diego de Landa parle d'un jeu qui se pratique dans la maison commune de chaque village, au Yucatan. A Teotihuacan, A. Caso a montré l'existence d'un autre jeu, dépeint dans les fresques du Tlalocan à Tepantitla ; et, lors de ses fouilles à Dainzú, I. Bernai a mis à jour des dalles sculptées qui présentent une version pour le moins distincte, d'époque préclassique, du jeu le plus connu. Il semblait donc nécessaire de diversifier les approches et de considérer les divers jeux de balle précolombiens. Bien plus, il est de tradition de mêler, au cours des travaux présentés, les données procédant de l'ethnohistoire (codices, lienzos, chroniques), valables pour les Aztèques ou les Mixtèques, essentiellement, avec celles d'ordre archéologique (les terrains), ou iconographiques (l'étude des sculptures, des os, des céramiques...) ou même ethnologiques. Il va de soi qu'une étude complète du sujet se doit de tenir compte de toutes les informations et les sources disponibles, mais chaque domaine mérite une analyse propre, avant que l'on puisse procéder à une synthèse qui, de toute manière, doit respecter la chronologie : des données utiles pour le jeu en période aztèque ne peuvent, de toute évidence, pas être transposées sans preuves dans le contexte de la civilisation maya.

  • En 1492, une nouvelle secoue l'Europe : de l'autre côté de l'océan existe une terre inconnue, un « Nouveau Monde », où vivent des peuples aux coutumes étonnantes, parfois inquiétantes. Bâtisseurs de splendides cités, liés entre eux par des interactions complexes, ils ont développé un système de valeurs et des technologies d'un très haut degré de sophistication. Depuis leur découverte, les civilisations précolombiennes n'ont cessé de fasciner et de soulever de multiples questions, dont certaines restent, aujourd'hui encore, sans réponse. Aztèques, Incas, Mayas, Mochicas, Olmèques, Zapotèques... De Mésoamérique jusqu'aux Andes, du bassin du Mississippi au bassin de l'Amazone, c'est leur histoire qui est retracée dans ces pages, du moins ce que nous en savons, notamment grâce aux traditions orales, aux sources coloniales et à l'archéologie.

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