• Depuis quelques années, la critique d'Israël a pris la forme d'une disqualification généralisée du sionisme. Ses enjeux sont désormais, explicitement, non pas la politique des gouvernements israéliens, l'occupation des territoires conquis en 1967 aux pays arabes ou les implantations juives dans ces territoires, mais la légitimité de l'idée d'un État juif et, donc, l'existence même d'Israël. Pourtant, la coexistence de deux États, un État juif et un État arabe, selon la résolution de l'ONU de 29 novembre 1947, est non seulement la base juridique de toutes les tentatives de mettre fin au conflit israélo-arabe, mais aussi la seule base possible historiquement, politiquement et moralement de toute solution juste et durable à ce conflit. La délégitimation et la diabolisation d'Israël, partagées par de larges couches de l'opinion occidentale, notamment dans l'intelligentsia, sont donc autant d'expressions d'un aveuglement politique. Elles constituent surtout un véritable scandale moral, qui se manifeste à travers les différentes façons par lesquelles la Shoah est devenue une arme idéologique contre Israël et le sionisme.
    Cet ouvrage analyse et critique l'idéologie perverse de la diabolisation de la victime (le Juif) et son retournement imaginaire en bourreau (l'Israélien) à partir de trois contextes : le négationnisme de certains courants de la gauche radicale en France et l'antisionisme de certains milieux intellectuels occidentaux ; ensuite, ce que l'on a coutume d'appeler désormais le « post-sionisme » israélien ; enfin, l'invention de la dénonciation d'Israël chez Hannah Arendt.

  • Esquisse une histoire de la notion de causalité, telle qu'elle s'est problématisée à la jointure de la philosophie et de la science aux XVIIe et XVIIIe siècles.

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