• Miss Bartlett ne s'en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d'une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ? Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent ce terrible coup, M. Emerson et son fils George, également pensionnaires, ont l'impertinence de proposer leurs propres chambres, qui, elles, ont vue sur l'Arno. Son éducation prévient Lucy contre les Emerson, mais son instinct lui suggère que le mal n'est pas grand... Avec finesse et humour, E. M. Forster livre ici une délicieuse satire des préjugés et convenances ridicules qui contraignent les affinités naturelles. Au monde terne et étriqué de la bienséance, côté cour, s'oppose l'évasion promise par cette fameuse vue. Le récit du combat intérieur que mène Lucy pour dépasser ce confinement et affirmer ses désirs est une ode délicate et sensible à la liberté.
    " La lecture de ce roman pétri d'humour et d'élégance est une leçon de discrétion piquante et de psychologie pertinente. "
    Télérama

  • Tout oppose Martin Whitby, trentenaire libéral, et Cleasant March, jeune rêveur de vingt ans. Pourtant, leurs destins vont se croiser lors d'un voyage vers l'Italie et de cette rencontre va naître une amitié étrange, portée par leurs idéaux contradictoires. Entre cloisonnement des classes sociales et nostalgie d'un monde révolu, on croira le lien qui les unit voué à se rompre, mais le dénouement en surprendra plus d'un... Ce roman, au caractère hétérogène et cependant emblématique de son oeuvre, Forster l'avait interrompu au profit de La Route des Indes. Il en reprit la rédaction peu de temps avant sa mort et l'ouvrage demeura inachevé, ouvrant un horizon de possibles à la curiosité du lecteur. " Si Forster l'avait mené à son terme, cela aurait été son plus grand livre. " The Guardian

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