• Le Chercheur d'ombre

    Edgar P.S.

    Un jeune artiste obstiné se met en quête d'un idéal infernal et solitaire : dessiner une ombre parfaite.
    Alors qu'il doit sauver la fortune familiale et faire face à ses responsabilités, il fuit pour entamer un voyage parmi les ombres des vivants et des morts afin de réaliser son oeuvre.
    Un rêve impossible, qu'il nourrit au cours d'un périple hostile à travers la campagne, où le soleil cogne fort, et où les ténèbres s'éveillent...
    Comment trouver une issue dans le noir et donner un sens à sa vie quand sa seule chance d'exister est de dessiner...?

    « J'avais la faculté de distinguer les ombres du monde. De voir l'invisible et l'inaccessible. Je ne parle pas de ces ombres que l'oeil humain perçoit naturellement dans la pénombre d'une pièce ou d'une grotte. J'entrevoyais plutôt comme les mouvements invisibles du monde, toutes ces infimes altérations de l'espace et du temps qui se dissimulaient derrière chaque chose et chaque être ; la lente marche du cosmos qui s'animait dans le plus grand mystère, sans qu'habituellement nous puissions le voir, mais que je sentais bouger inexorablement ; tous les mystères du néant que mes yeux d'enfants percevaient seulement brièvement, quelques secondes... »

  • L'amour des fauves Nouv.

    L'amour des fauves

    P.S. Edgar

    Nous sommes dans la Sibérie lointaine. Au début du siècle.
    Une explosion a surgi par-delà les montagnes.
    Des hommes et des femmes, cloîtrés dans leur village, attendent l'heure de la fin, prisonniers de leur peur et de leurs amours défuntes...
    Ils vont tenter l'impossible pour survivre à la catastrophe, mais des légendes anciennes ressurgissent bientôt dans les mémoires, et une menace insolite les condamne à une mort prochaine et inévitable...
    Entre attente, passion, et trahison, ils vont renoncer un à un à leurs rêves et succomber à l'Amour des fauves.
    « La guerre a éclaté. Ainsi titrent les journaux. Je n'y crois pas, c'est toujours la même histoire. Mais je suis comme ces hommes et ces femmes enfermés chez eux, qui ont peur. Cela me rappelle les histoires effrayantes que me racontait ma grand-mère... T'en souviens-tu de ce massacre dans les plaines de Sibérie ? Ce désastre qui a surgi à l'Est, que nos mères et nos grands-mères nous ont raconté tant de fois... T'en rappelles-tu ? C'était il y a peu de temps finalement... Tu vois, mon tigre d'Amour, je suis comme ces disparus qui vivaient au fond de la steppe. J'attends mon heure... »

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