• Le pèlerinage est très ancien. Il n'a pas cessé d'être actuel. Depuis une trentaine d'années, la fréquentation croissante des chemins de Compostelle a redonné une visibilité au phénomène pèlerin dont on avait trop vite annoncé la disparition. Ce livre s'attache à retracer, au sein d'une Europe désormais divisée en confessions, les élans, les éclipses et les recharges d'une pratique religieuse que l'institution ecclésiastique s'est toujours efforcée de discipliner sans jamais y parvenir. Tout à la fois singulière et collective, la marche vers un lieu saint n'est pas vagabondage. Elle est tendue vers un terme, lieu de rencontre avec l'archange, l'apôtre ou le saint intercesseur, dont le pèlerin attend le secours. À travers gestes et paroles, il s'agit ici de retrouver et de comprendre une expérience spirituelle qui a déplacé des foules, qui les a rassemblées auprès des sanctuaires, mais dont les acteurs n'ont fait que rarement confidence. Directeur de recherche au CNRS dont il a reçu la Médaille d'argent en 1999 pour l'ensemble de ses travaux, Dominique Julia a été professeur à l'Institut universitaire européen de Florence (1989-1993) puis codirecteur, avec Philippe Boutry, du Centre d'anthropologie religieuse européenne de l'École des hautes études en sciences sociales. « Hautes Études » est une collection de l'École des hautes études en sciences sociales, des Éditions Gallimard et des Éditions du Seuil.

  • L'expérience de l'École normale a duré quatre mois, du 20 janvier au 19 mai 1795. La brièveté de l'évènement institutionnel est inversement proportionnelle à son importance fondatrice. Cette histoire d'un projet de l'an II mis en oeuvre en l'an III replace le temps court dans une plus longue durée pour dénouer un écheveau complexe où sont étroitement imbriqués développement des sciences et politique de l'enseignement, pédagogie « révolutionnaire » et reconversion d'engagements antécédents. L'enquête prosopographique menée sur les quelque 1500 élèves nommés pour se rendre à Paris restitue leurs trajectoires avant et après l'École et saisit les proximités géographiques, disciplinaires, professionnelles ou religieuses qui les rapprochent dans l'espace de l'amphithéâtre du Muséum d'histoire naturelle. La réunion de ce public d'adultes, venus de tous les districts de la République à Paris pour se former en tant qu'instituteurs, n'est pas un épisode anodin, mais un prisme où lire le moment thermidorien de la Révolution.
    Ce volume 2 rassemble les textes fondateurs, pétitions, correspondances et autre documents (janvier-mai 1795)
    Sous la direction de Dominique Julia

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • OEuvre monumentale, parue de 1932 à 1995, voici donc Le Dictionnaire de Spiritualité enfin publié intégralement de A jusqu'à Z, avec un index particulièrement utile. A beaucoup de points de vue, c'était un défi. Le pari a été tenu. On peut même dire que les fruits dépassent le projet primitif, car très vite les perspectives du début ont été amplifiées et précisées. Dans les années 30, lancer l'idée et assurer la réalisation d'un tel dictionnaire pouvait paraître, face au bloc solide du dogme catholique, une entreprise marginale concernant les techniques de prière, les états mystiques et les divers phénomènes qui parfois les accompagnent... A cette époque, la réflexion chrétienne, encadrée et limitée par une théologie dogmatique, en grande partie déductive et obligatoire, avait besoin d'un nouveau souffle. Voici que la spiritualité, fondée en même temps sur l'expérience et sur la liberté qui président à l'invention des divers chemins conduisant à Dieu, renouvelait toutes les questions... Cette révolution tranquille s'est faite lentement, sans bruit, sans excès. A sa place, avec d'autres éléments similaires, elle a préparé l'éclosion irrésistible de Vatican II ; et aujourd'hui, patiemment, elle aide à bien comprendre l'originalité et le dynamisme de ce concile... Des milliers de collaborateurs, provenant du monde entier et de tous les horizons, ont contribué à faire de ce Dictionnaire ce qu'il est : particulièrement utile à tous ceux qui veulent mieux connaître les auteurs spirituels de divers pays, suivre l'évolution des mentalités, des institutions, des grandes notions fondamentales... et plein d'intérêt pour tous les curieux. Ainsi s'est-il répandu à travers le monde entier et dans tous les milieux.

  • Comment naît une langue nationale ? La Révolution française a été confrontée d'emblée au problème linguistique, dès lors que, fondant un ordre politique et social neuf, elle entendait rallier à son projet des masses patoisantes. Entre les projets fédéralistes de 1790 et les mesures jacobines de destruction décidées en 1793-1794, l'enquête sur les patois de l'abbé Grégoire tient une place stratégique. Sous les yeux des correspondants de Grégoire, pouvoirs, savoirs et croyances bougent ensemble. Dangereux et fascinant, le monde du patois est pour eux le proche mais l'autre. Dans la géographie des Lumières, un monde impensé surgit : la campagne. Qu'est ce peuple à qui la Révolution assigne désormais la mission de faire l'histoire ? Cette campagne, à la fois jardin des origines et noire réserve de l'animalité ? Comment mobiliser un savoir local au service d'un dessein politique : le triomphe du français, qui doit être celui de la Nation et de la Raison ?
    Paris dicte le geste qui retranche dans la marginalité et bientôt le folklore les cultures régionales.

  • Vérité ou fiction? Une grande majorité des oeuvres littéraires auxquelles nous sommes exposés tiennent de l'histoire inventée. Pourtant, nous nous arrêtons rarement à questionner la valeur intrinsèque de tels récits relativement à ceux qui sont ancrés dans le réel. Une histoire fictionnelle a-t-elle moins de valeur qu'une « véritable » ou, au contraire, davantage? Et que dire de ces romans semi-biographiques qui brouillent les cartes? L'Inconvénient se penche sur ces questions dans un dossier intitulé « À quoi sert la fiction? » qui fait la part belle aux articles de fond, accompagnés d'un entretien avec Carl Bergeron. Le numéro 66 de la revue poursuit également son travail d'ouverture à la diversité des médiums d'expression culturelle en inaugurant trois nouvelles chroniques, celle de Stanley Péan sur le jazz, celle de Thomas Hellman sur la musique populaire, et enfin celle de Samuel Cantin sur la bande dessinée.

  • Au problème complexe des finances de l'État, il y aurait, nous dit-on, une réponse simple : couper, démanteler, réduire, détruire, restreindre. Devant la diminution de sa marge de manoeuvre politique, la réponse de notre gouvernement se résume ainsi à diminuer davantage cette marge de manoeuvre. Drôle de réflexe. Nous avons souhaité réfléchir à ce paradoxe dans le nouveau numéro de Liberté : au-delà de sa dimension économique, quelles sont les implications sociologiques, psychologiques et esthétiques de l'austérité ?

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