• Cinq textes sur le corps « naturalisé » : mannequins, prostituées sous vitrine, rêves empaillés... Une écriture claire et ciselée, à la limite du rêve et de la réalité : l'expérience se révèle d'une inquiétante familiarité.

  • La première nouvelle, qui donne son titre à l'ouvrage, nous plonge immédiatement dans le climat pervers et moite des Métropolitaines... le métro et ses charmes cachés. Les nouvelles se suivent et s'interpénètrent : la station Arsenal transformée en hôpital psychiatrique, le Scrotem et ses curieux objets trouvés et Chien crevé nouvelle pornographique sur la mort porno de Mesrine.

  • Aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, j'ai toujours eu mal à la tête. À vrai dire, je crois n'avoir fait que tardivement l'expérience de mon corps : que des membres différents, avec leurs parties, leurs terminaisons, leurs jointures, que le ventre, la poitrine et les organes qu'ils contiennent puissent être le siège de plaisirs ou d'incommodités constitua une découverte somme toute accessoire au regard de cette douleur massive, lancinante qui, du front, prenait parfois jusqu'à la nuque.

  • Un matin, Véronique, jeune femme active et qui travaille dans la publicité, remarque la présence, à la hauteur de son coeur, d'un curieux hématome d'où, quelques jours plus tard, perle un mélange de sang et d'eau. Le même phénomène, qui s'accompagne bientôt de douleurs de plus en plus vives, apparaît dans la paume des mains et aux pieds. Tandis qu'elle multiplie les efforts et les artifices pour dissimuler les traces de ces saignements, qui évoquent les stigmates de la tradition chrétienne, Véronique né peut s'empêcher d'interroger la période de son enfance, liée à la mort de sa mère et à cette vieille tante, confite en dévotion, qui l'éleva de sept à quatorze ans... Dans ce roman insolite, et d'une certaine façon blasphématoire, l'auteur a tenté de répondre à une double exigence : en tant qu'homme, vérifier que l'écriture pouvait lui rendre accessible une part du vécu féminin et, pour ce faire, interroger le christianisme de son enfance, où gît le corps meurtri, le poids terrible et insoupçonné des mots.

  • Une habilitation du fétichiste - qu'on ne confondra pas avec un procès de béatification ni quelque démarche idéologique pour relever de déchéance un ressortissant dont la cité s'est toujours efforcée de ne presque rien savoir ; il s'agit d'évoquer pour quelques lecteurs rares ce qui pourrait être son statut et de suggérer qu'il partage de bien troublantes connivences avec celui que hante l'écriture. Jusqu'à proposer que l'écrivain ne serait qu'un fétichiste dévoyé. D.A.

  • Sceaux, dans la banlieue sud de Paris, fut l'une des premières villes de France pourvues d'un chemin de fer. L'actuelle ligne B du R.E.R., en bordure de laquelle se trouvait la maison familiale où fut élevé l'auteur, a longtemps gardé son caractère provincial. Mais qu'en est-il au juste de cette fascination que les trains exercent sur les enfants - et toujours, à peine plus secrètement, sur nombre d'adultes ?
    Et sur cette ligne s'égrène des noms de ville : Gif-sur-Yvette, Massy-Palaiseau, Antony, Bourg la Reine, Le Blanc-Mesnil... Aulnay-sous-Bois...






  • Table des matières
    Chapitre 1
    Chapitre 2
    Chapitre 3
    Chapitre 4
    Chapitre 5
    Chapitre 6
    Chapitre 7
    Chapitre 8
    Chapitre 9
    Chapitre 10
    Chapitre 11
    Chapitre 12
    Chapitre 13
    Bibliographie

empty