• Les livres 57 à 59 de l'Histoire romaine de Dion Cassius racontent l'histoire des empereurs Tibère et Caligula. Les successeurs d'Auguste doivent à Tacite et Suétone une réputation affreuse. Or, ni l'un ni l'autre de ces auteurs n'est irréfutable : Suétone est manifestement partial, Tacite présente des lacunes. D'autre part, ils vivent à l'âge d'or des Antonins, ce qui les a sans doute entraînés à noircir le tableau. Par ses origines et ses fonctions, Dion Cassius (v. 164-v.234), offre un point de vue original. Natif d'Asie mineure, il est d'origine grecque ; sénateur romain, il a travaillé dans l'entourage immédiat de six empereurs. Enfin et contrairement à ce que l'on a longtemps prétendu, c'est un écrivain de talent, qui a, entre autres, un incontestable art de la formule. Toutes qualités qui font que son Histoire complète heureusement 'oeuvre de ses prédécesseurs, et est indispensable à la compréhension de l'une des périodes les plus fascinantes du monde antique. Cette nouvelle traduction française des livres 57 à 59 de l'Histoire romaine est la première depuis cent trente ans.
    Janick Auberger, agrégée de grammaire, docteur de l'Université Lumière-Lyon 2, enseigne l'histoire de l'Antiquité classique à l'Université du Québec à Montréal.

  • Les sept années (54 à 48 av. J.-C.) que couvrent les livres 40 et 41 de l'Histoire romaine de Dion Cassius sont cruciales : l'éclatement du triumvirat qui s'est partagé le pouvoir et l'empire, la puissance grandissante de César auréolé par ses conquêtes gauloises et son affrontement avec l'autre général dévoré d'ambition, Pompée, marquent virtuellement la fin de la République.
    Avec un recul de trois siècles et demi, Dion Cassius, sénateur romain et historien grec, montre, sans prendre parti pour l'un ou pour l'autre des deux adversaires, l'impuissance du Sénat, la faillite des institutions républicaines et la tyrannie naissante des dynastes. Il le fait dans un récit qui privilégie les scènes et dramatise les fureurs et les déchirements qui traversent les citoyens des deux camps emportés dans la même guerre sans merci. La présente traduction est la première en français depuis près de cent cinquante ans.
    Michel Rosellini, agrégé de lettres classiques, est maître de conférences à l'ENS (Lyon).

empty