• Le patio bleu

    Denis Tillinac

    Mémorialiste, l'auteur a fait, dans cet ultime roman, le portrait nostalgique et lucide d'une génération fatiguée que la province rassure, parcourant un demi-siècle d'une belle amitié entre un homme et une femme. Un groupe d'amis, bourgeois d'âge mûr, a l'habitude de se réunir dans le patio bleu autour de la figure charismatique de Marie-Anne. A l'instar du narrateur, énarque qui a mené une carrière de diplomate sans ambition ni conviction, ils sont fatigués de leur vie parisienne, du nouveau monde qui s'impose et dont ils se sentent exclus, et croient trouver à Condom, petite ville du Gers, le havre rassurant où se poser avant le spectre de l'Ehpad.
    Une longue amitié lie Marie-Anne et le narrateur, une amitié totale, dans laquelle l'amour n'est jamais loin, dont ce roman est la chronique. Passé plus ou moins lointain et présent s'entremêlent dans le récit intimiste et mélancolique d'un personnage qui promène un regard aussi lucide que désenchanté sur les choses et les gens, sur les craquements d'une société illustrés par le mouvement des Gilets jaunes.
    On retrouve dans
    Le Patio bleu les thèmes chers à Denis Tillinac, l'amitié fidèle, le poids du passé et des souvenirs, l'opposition entre Paris, eldorado factice, et la province assoupie et en déshérence, la méfiance envers les manifestations de l'air du temps et les excès de l'époque, les aspirations de jeunesse confrontées à une vie faite qui s'avance vers la vieillesse.

  • Aventurier shakespearien aux prises avec des ennemis innombrables, de Gaulle a imaginé le roman de sa vie, et l'a imposé sur le théâtre tragique de l'Histoire en amoureux d'une France qui aujourd'hui encore lui doit presque tout.
    Il fut un héros aux frontières de la folie. Un chef de guerre longtemps seul contre tous. Un homme d'État visionnaire dans la lignée de Richelieu. Un écrivain dans le sillage de Chateaubriand. Et un méditatif lourd de mystères. Dans son incroyable saga, il a enrôlé des personnages fascinants,
    baroudeurs et moines-soldats d'un idéal chevaleresque. Le gaullisme est une leçon de morale, celle de l'insoumission et du panache, teinté de romantisme noir.
    Avec le lyrisme qu'on lui connaît, Denis Tillinac a voulu honorer sa dette en érigeant au Général le tombeau qu'il mérite.

  • Denis Tillinac, romancier, essayiste et ici poète, nous invite à un cérémonial intime : traverser son Pont des regrets, un bouquet de poèmes qu'il dévide comme les couplets d'une romance villonesque, comme les longues stances d'un blues verlainien. Un recueil qui incite à la flânerie, qu'on lit en douceur, qui nous désaltère comme une source retrouvée, pour sentir là, présente et inentamée, la mémoire vive garante de survie, gardienne du présent.



    Éparpillé en proses diverses, mon imaginaire d'écrivain a toujours retrouvé ses ports d'attache dans l'aventure poétique. Souvenirs obsédants, émotions glanées sur le fil de l'instant, songeries idéales, aveux peu glorieux, regrets embrumant des plages de bonheur - me voilà tout entier dans ce kaléidoscope.
    Denis Tillinac

  • Retiens ma nuit

    Denis Tillinac

    Médecin de campagne, François promène sa langueur à l'ombre du château de Chaumont. Hélène dilue son désenchantement dans la galerie d'art qu'elle tient à Blois, au bord de la Loire. Ils ont tous deux passé la soixantaine, sont mariés, ont des enfants au bout du monde ou au bord du divorce, et des parents en EPAD ou au cimetière.
    Quand, à l'âge de tous les crépuscules, un amour printanier les surprend dans le huis clos de la bourgeoisie blésoise, ils s'y vouent corps et âme, dans une clandestinité qui les protège et les emprisonne.
    Sous la plume tendre et malicieuse d'un expert en nostalgies, l'histoire de leur liaison passionnée devient aussi celle, douce et cruelle, d'une génération - les enfants paumés du baby-boom.

  • Face à la levée de bouclier du féminisme radical et à la confusion des genres, Denis Tillinac propose, fidèle à lui-même, un livre à contre-courant de la doxa. À la croisée de l'essai, du pamphlet et du récit personnel, ce voyage intellectuel singulier au coeur de L'Éternel féminin rappelle la nécessaire singularité des hommes et des femmes confrontés au grand effacement.Dans notre monde de plus en plus standardisé où les repères et les certitudes sont instables, Denis Tillinac craint l'avènement proche d'un « androgynat mental ». Il redoute que la femme ne devienne rien de plus qu'un homme au féminin. L'heure est d'autant plus grave que le féminisme ambiant, dans une culture de la dénonciation, se mue en une police du désir qui culpabilise les relations entre hommes et femmes, régente les comportements et fait du sexisme un terme fourre-tout.En convoquant ses souvenirs et les figures féminines qui l'ont accompagné toute sa vie au grès d'un itinéraire spirituel et littéraire, Denis Tillinac nous invite à préserver ce mystère qu'est la femme pour l'homme et éviter à tout prix qu'une guerre des sexes n'éclate.

  • Cet abécédaire effeuille avec tendresse, humour et gratitude les aspects les plus insolites de la religiosité catholique.0500 Ecrivain, ancien journaliste, ancien éditeur, Denis Tillinac a publié des essais, des récits, des romans, des chroniques, de la poésie couronnés par de nombreux prix littéraires, dont unDictionnaire amoureux de la Franceremarqué par la critique.0300 Ecrivain, ancien journaliste, ancien éditeur, Denis Tillinac a publié des essais, des récits, des romans, des chroniques, de la poésie couronnés par de nombreux prix littéraires, dont unDictionnaire amoureux de la Franceremarqué par la critique.

  • Caractériel

    Denis Tillinac

    C'est l'histoire d'un cancre qui n'en finissait pas d'imaginer des paradis multicolores pour fuir l'enfer gris de l'école.C'est l'histoire d'un sale gosse emprisonné dans la camisole d'une sensiblerie maladive.C'est l'histoire d'un « caractériel » qui a autant désorienté les psys que ses parents et ses copains de classe.L'enfer, c'était le Paris de Doisneau. Le paradis : les deux villages de ses ancêtres, le chant nocturne des grillons, le rouge vénéneux d'une floraison de coquelicots. L'histoire d'un enfant qui n'était pas fait pour devenir un adulte. On retrouve le talent et le ton si particulier du romancier Denis Tillinac dans ce portrait d'un môme indiscipliné, prêt à tout sacrifier pour sa liberté. Un môme qui nous est bien familier.

  • « Un politique manque à son devoir en restant à quai quand le train de l'Histoire fait escale dans sa gare. Une fois n'est pas coutume : l'Histoire propose à la droite française l'aubaine d'une aventure. Elle échouera si elle ne sait pas à quoi se référer. Même si les urnes lui consentent un nouveau tour de piste. La droite des partis Les Républicains et dépendances pèche par ignorance de soi. Elle ne comprend pas avec quoi le mot a envie de rimer dans les profondeurs de l'âme de la France. Nous risquons tous de le payer cher : les Français en ont marre des trocs de figurants sur les estrades où des politiciens interchangeables s'auto-célèbrent, s'auto-encensent et s'auto-reproduisent (...) Car la droite n'est pas moins généreuse, ouverte à autrui, compatissante pour les humbles, accessible à l'esprit critique et en prise avec l'universel que la gauche. Elle l'est autrement. Puissent ces pages mettre au clair les racines spirituelles, intellectuelles, morales, sentimentales et esthétiques de cette différence. » « Je veux peindre une belle inconnue qui s'éveille d'une longue somnolence: la sensibilité de la droite française. Ses figures symboliques, ses paysages mentaux, ses lieux de pèlerinage, son imagerie en somme sa raison d'être et son honneur. » L'écrivain et essayiste Denis Tillinac n'a jamais eu peur des mots : après Du bonheur d'être réac, il affirme haut et fort son indépendance d'esprit dans ce livre aussi passionnant que polémique. Une analyse qui peut rassembler tous les Français, quelle que soit leur appartenance politique.

  • Les mots de de Gaulle

    Denis Tillinac

    • Dalloz
    • 6 Octobre 2010

    Héros de la résistance puis fondateur de la Ve République, le général de Gaulle continue de hanter notre vie politique et d'enluminer notre imaginaire collectif.Tirées de sonoeuvre littéraire majeure ' les Mémoires de guerre - mais aussi du Fil de l'épée, son essai le plus significatif, des Mémoires d'espoir écrites durant son inter-règne, et des entretiens avec Alain Peyrefitte (C'était de Gaulle), les citations reproduites dans ce livre révèlent un écrivain souvent visionnaire dans la ligne de Chateaubriand, et un politique à la fois novateur et d'un pragmatisme digne du Prince de Machiavel.C'est une façon plaisante et instructive de traverser trente années d'histoire de France.Écrivain, ancien journaliste, ancien éditeur, Denis Tillinac a publié plus de trente livres ' essais, récits, romans, poésie, chroniques ' qui lui ont valu de nombreux prix littéraires. Il évoque la mémoire de de Gaulle dans son dernier ouvrage, Dictionnaire amoureux de la France (Plon).

  • « Les acteurs de Mai 68 n'étaient ni inspirés, ni généreux, ni ludiques. Ils étaient ennuyeux, empesés, mal embouchés, mal b... D'où ce malentendu de fond avec ma génération. Lorsque les enfants gâtés de Marx et de Coca-Cola ont accédé au pouvoir, la France a pris des rides et depuis lors le bonheur d'y vivre ne va plus de soi. Ils l'ont dénaturée, ils l'ont enténébrée. Que leur reste-t-il, sinon les ricanements de la dérision puisque enfin leur contestation du capitalisme n'aura servi qu'à le rendre plus oppressant ? Entre le gaucho d'antan et le bobo, droite ou gauche confondues, un demi-siècle se sera écoulé durant lequel les chemins de la liberté ont été désertés, et ce n'est qu'un début. »

  • De toutes les hautes figures du défi qui ont marqué le premier XVIIe siècle, Marie de Rohan, connétable de Luynes et duchesse de Chevreuse, fut la plus belle, la plus effrontée, la plus intrépide. Elle a empli de ses excès le règne de Louis XIII et le début de celui de Louis XIV, pendant la Fronde. Elle a ouvertement combattu (et parfois séduit) le Roi, Richelieu, Mazarin - " La France n'a été calme que quand elle n'était pas là ", déclara ce dernier ! Elle s'est jouée d'Anne d'Autriche et de Buckingham. Elle a été de tous les complots, de toutes les fuites et de tous les exils. Sa vie fut un scandale.
    Denis Tillinac est parti à la découverte de cette femme d'exception de Paris à Bruxelles, en passant par la Touraine, Dampierre, Londres, Nancy, Madrid. Il a interrogé les mémorialistes et les historiens. Il a rencontré ses descendants.
    Cet ouvrage a l'exactitude d'une biographie et l'éclat d'un récit passionné. L'histoire et la littérature se marient avec joie dans ce livre vif, émouvant et caustique qui brille de tous les feux du baroque français.

  • Un écrivain, et rien d'autre, ainsi se définit Denis Tillinac, en épilogue à ce récit d'une balade en zigzags sur les routes de son imaginaire. On le cherche dans sa maison d'édition au quartier Latin, on le surprend en Afrique où Kabila doit le rejoindre. On le croise en terre d'Ovalie avec Pierre Dauzier et André Boniface, on l'aperçoit à l'Élysée en conciliabule avec Chirac. Mais comme il se joue des frontières, le voilà dans l'avion de Sarkozy avant de reprendre son train pour la Corrèze. Puis de repartir à un autre bout de ses mondes intimes. Tout le passionne, surtout les coulisses et surtout les irréguliers. D'où ces scènes de genre et cette galerie de portraits, crayonnés avec autant d'ironie que de tendresse. Car si Denis Tillinac n'aime pas son époque, il a de la sympathie pour les personnages qui tâtonnent aux marches de la gloire. Ou aux frontrières du désespoir. Entre les lignes d'une prose de styliste, miroir parfois cruel des moeurs contemporaines, on perçoit les désarrois d'un écrivain que l'Histoire a floué. Même s'il s'est bien amusé.

  • En avant-première, découvrez les premiers chapitres des titres de la rentrée littéraire 2015 des éditions Plon :
    Littérature française Sigolène Vinson - Courir après les ombres Luc Blanvillain - Nos âmes seules Denis Tillinac - Retiens ma nuit Hafid Aggoune - Anne F.
    Littérature étrangère Brian Morton - La vie selon Florence Gordon

  • On trouve dans chaque ville tropicale, écrit Tillinac, un bar vers lequel chacun converge à l'heure dite, par une pente spontanée, pour y regarder passer le temps et vérifier l'état de son âme exilée. A Cayenne, c'est le Bar des Palmistes sur la place du même nom. L'auteur y retrouve, quand il faut, le répit du punch créole et une manière d'immobilité flapie propre à certains lieux. Que fait-on si loin de la Corrèze ? Lassé des querelles françaises et des insuffisances hexagonales, Denis Tillinac s'est enfui quelque temps vers la Guyane en compagnie des oeuvres de Bossuet en format de poche et de Léopold, ami de toujours et tiers mondiste précautionneux. Cayenne et les rives plus lointaines du Maroni et de l'Oyapok retentissent encore de leurs querelles philosophiques et de leurs réconciliations très solennelles. Cette belle cavale, en tout cas, n'introduit pas un « barbare en Asie » mais, peut-être, un hussard en Amazonie. Colères et tendresses emmêlées, escapades l'oeil ouvert dans la grande forêt des orpailleurs, méditations amères sur ces vestiges écoeurants du bagne ou cette « île du Diable » qui - pour notre honte - vit souffrir Dreyfus... Un écrivain gagne toujours à sortir de chez lui. L'auteur de Maisons de famille renoue ici, superbement, avec une tradition toujours prometteuse : celle du voyage littéraire.

  • Une charge contre tous ceux qui, après avoir fait carrière grâce au président du RPR, le trahissent aujourd'hui. L'auteur, directeur des éditions de la Table ronde, s'en prend en premier chef à Edouard Balladur, un homme qui catalyse des ambitions à la faveur d'une vacuité.

  • Denis Tillinac se veut et se vit " réac " au sens plein du terme : en réaction contre les tendances lourdes de son époque. S'il a soutenu des politiques, notamment son ami Chirac, il n'a jamais appartenu à un parti et jamais renonçé à son indépendance.
    Comme le " mécontemporain " de Finkielkraut, il se sent totalement en exil dans le monde contemporain. Il le juge trop mercantile, trop mécanique, trop inélégant, trop harcelant, trop immanent.
    C'est un " réac " métaphysique et esthétique qui fait l'apologie de l'harmonie, de la lenteur, du détachement, de l'intériorité, du jardin secret, de l'ironie, du regret, de l'altitude. Son livre explicite une sensibilité toute en nuances et fait un sort au sens communément admis du mot " réac ". Il peut être rétro, passéiste, esthète, élitiste,il ne se polarise pas sur un " retour " politique ou autre. Il démystifie la " modernité " et son couple branché-ringard au bénéfice d'un système de valeurs moins évanescent, moins éphémère. Nostalgique d'un royaume dont il se sent dépossédé, il habite son jardin secret, une thébaïde où se côtoient joyeusement Ophélie et Baudelaire, Saint-Benoît Labre et d'Artagnan, Chateaubriand, Fra Angelico et Van Gogh, Tintin, le roi Pelé, les frères Boniface, Jane Austen, Lampedusa et tant d'autres créateurs.
    Ce livre séduira les insoumis, les désenchantés et les assoiffés d'idéal de toutes tendances et de tous les âges. Il est peut-être politique, mais au sens noble du terme car il ne propose pas moins qu'une attitude intellectuelle, morale et existentielle.

  • Dictionnaire amoureux, Denis Tillinac nous offre le plus beau des miroirs car l'image ici réfléchie est tout simplement celle de notre histoire.0500 « Je suis français au naturel et j´en tire autant de fierté que de volupté. J´ai pour ce vieux pays l´amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d´auberge, de l´érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron...
    « J´ai la France facile, comme d´autres ont le vin gai ; je l´ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis Français, ça n´a pas dépendu de moi et ça n´a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur... »0300 « Je suis français au naturel et j´en tire autant de fierté que de volupté. J´ai pour ce vieux pays l´amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d´auberge, de l´érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron...
    « J´ai la France facile, comme d´autres ont le vin gai ; je l´ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis Français, ça n´a pas dépendu de moi et ça n´a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur... »0300 « Je suis français au naturel et j´en tire autant de fierté que de volupté. J´ai pour ce vieux pays l´amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d´auberge, de l´érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron...
    « J´ai la France facile, comme d´autres ont le vin gai ; je l´ai au coeur et sous la semelle de mes godasses. Je suis Français, ça n´a pas dépendu de moi et ça n´a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur... »

  • Chirac, Hollande : deux ambitions, un même terroir. Avec des anecdotes savoureuses et des confidences inédites, Denis Tillinac restitue le parcours corrézien de ces deux Présidents qu'il a bien connus et observés et met en évidence leurs similitudes plus profondes qu'on le croit.
    Deux Présidents élus au long cours d'un département du Massif-Central rural et pauvre, voisin des anciens fiefs de Pompidou et de Giscard, où poussent les ministres, autant que les cèpes. Deux rivaux qui se sont longtemps et violemment combattus avant de se rapprocher, de sympathiser, jusqu'à la fameuse petite phrase de Chirac " je voterai pour toi ".
    Avec des anecdotes savoureuses et certaines confidences inédites, Denis Tillinac restitue le parcours corrézien de ces deux Présidents qu'il a bien connus et observés en romancier. Son livre est une traversée en diagonale de près d'un demi-siècle de vie politique, dans le sillage des deux patrons successifs de son département. Il a repéré leurs similitudes plus profondes qu'on le croit. En toile de fond apparaît la figure de Queuille, l'homme-pivot de la III e et de la IV e République, élu corrézien comme ses deux successeurs, incarnation du radicalisme... et des classes moyennes. Et si Chirac et Hollande étaient ses héritiers ? Ça prouverait qu'il existe une façon corrézienne de faire de la politique, sans le parti radical mais avec le même art des accommodements entre " républicains ".
    Les Français aimeront ce récit vivant et chaleureux, qu'ils soient nostalgiques de l'ère Chirac ou dans l'expectative quant à la nature profonde de Hollande. Ils apprécieront cette découverte d'un département où la politique a toujours été du genre passionnel... et convivial.

  • C´est une relecture des Nourritures terrestres qui m´a incitéà risquer ces pages. Je n´ai pas l´outrecuidance de me comparer à Gide, et il y a loin de la prétendue Belle Epoque à la nôtre. Ce petit livre n´est pas un précis de morale mais une simple mise en garde, d´aînéà cadet, ou à cadette : un nihilisme habillé de fausses vertus abuse les consciences et je souhaite qu´une autre génération ne se laisse pas flouer comme la mienne. Ma vie aurait connu des embellies plus franches si à l´âge des commencements une plume amie m´avait alerté sans me désenchanter. Tel n´aura pas été le cas ; j´ai caboté tout seul sur des esquifs d´infortune, à contre-courant de mon époque. Si je m´adresse à toi, c´est pour que tu te sentes moins seul que je ne le fus à l´heure des décollages. Ce vers quoi nous dérivons tous n´est ni rassurant ni exaltant, mais il ne tient qu´à toi de t´en évader. Toi avec d´autres : si vous êtes nombreux à déserter le champ clos et miné des idées convenues, une espérance poindra en place de vos désarrois.

    D. T.



    Denis Tillinac a publié plus de trente livres - romans, essais, récits, poésie - qui lui ont valu de nombreux prix littéraires, dont le Dictionnaire amoureux de la France et le Dictionnaire amoureux du catholicisme.

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