• Andreas Schaltzmann est un tueur ; un paranoïaque qui croit au complot généralisé et qui s'est rasé la tête pour "surveiller les os de son crâne qui changeaient de forme". Un schizophrène sujet aux pires hallucinations. Un fou dangereux enfermé dans son monde. Une énigme.
    Trois scientifiques spécialisés dans le comportement des tueurs en série réalisent qu'il ne peut, à lui seul, avoir commis la totalité des meurtres qui lui sont imputés. Une autre chasse à l'homme commence. Effroyable. Avec au bout de la traque une vérité à l'image de notre temps.
    Grand Prix de l'Imaginaire.

  • Elle a douze ans, une mère meurtrière et une armée de mercenaires sur les talons. Il a trente ans, l'habitude de tuer et pas grand-chose à perdre. Ensemble, ils vont traverser l'Europe, d'Amsterdam à Porto. Le genre de voyage où les cadavres servent de bornes kilométriques.

  • "Maintenant je suis en mode cyborg de combat amplification de lumière par connexion directe avec mon sytème nerveux central. Methedrine Starship. Artifices de la neurochimie en sautoir, le monde est d'une pureté inhumaine [...]
    Je sais que quelque chose veut prendre forme en moi, et je peine encore à l'écrire. Je sais que les plages du D-Day renvoient directement à la haute colonne atomique qui par deux fois s'est élevée au-dessus de la planète des singes doués de parole. Je devine que ma vie semble comme au milieu de son évolution, je pressens que quelque chose m'indique le point de destruction initial qui me permettra de mieux voir le monde."
    Quatrième roman de Maurice G. Dantec, Villa Vortex termine un cycle et en ouvre un autre : dans ce récit qui fait l'aller-retour entre le 'micro-local et l'universel', la fiction devient l'enjeu même de la guerre qu'il annonce. Murs, Abîmes, Tunnels, Tours dessinent un corps irréductiblement politique où la désintégration de la 'polis' dans la Ville-Monde devient la figure même de l'urbanisme futur.
    De 1989 à 2001, Villa Vortex est une chronique de la mort annoncée des démocraties européennes, vue depuis le processus du fascisme général, soit de la guerre de tous contre tous, et cela jusqu'au-delà des frontières de la vie et de la mort.

  • L'art des jardins et des paysages accompagne, au rythme des mutations profondes de la société, la transformation de la France en un univers urbain, mondialisé et confronté à des crises inédites, notamment d'ordre environnemental. La confrontation historique entre les partisans d'une beauté « libre » et « naturelle » et ceux d'une expression fondée sur la rationalité technique et géométrique s'est constamment renouvelée, au point d'en brouiller la pertinence. Elle s'efface
    désormais au profit de nouveaux enjeux liés à la définition du cadre de vie et aux exigences de survie des écosystèmes.
    Cet ouvrage présente l'histoire des jardins et du paysage en France aux époques moderne et contemporaine en s'appuyant sur une riche iconographie constituée de photographies, croquis et gravures. Il retrace leur évolution, influencée par des courants artistiques majeurs - le néoclassicisme des Duchêne, les jardins d'Espagne et du Maroc avec Forestier, les jardins modernes cubistes ou art déco, Jacques Simon et le renouveau de l'art paysager, etc. - jusqu'aux développements contemporains qui en font des lieux d'expérimentation de formes artistiques
    nouvelles et de techniques horticoles écologiques comme la permaculture ou la phytoremédiation.
    Il démontre ainsi à quel point l'art des jardins et paysages est un art capital qui, tout en conservant sa vocation première de création de beauté à partir d'éléments naturels, se met au service d'un dessein plus large, visant à la gestion, l'aménagement et la création des territoires.
     

  • Le grand retour du maître du polar. Vingt après après La Sirène Rouge et Les Racines du Mal, Maurice G. Dantec revient au roman noir avec une oeuvre totale, "Les Résidents". Un roman trinitaire qui se déroule en Amérique du Nord. Le premier "livre" suit Sharon, jeune américaine victime d'un viol collectif et qui laisse derrière elle de nombreux cadavres au bord de la route, mais aussi Novak un immigré serbe coupable d'une tuerie de masse dans son lycée canadien. Le "livre deux" est consacré à Vénus, séquestrée par son père pendant 15 ans, tandis que le troisième "livre" aborde la rencontre de cette trinité dans le cadre d'un projet des services secrets américains. Intimiste et puissant, techno-thriller redoutablement efficace, Les Résidents balaye les travers de notre société contemporaine : tuerie de masse, société en réseau, pornographie sur internet, intelligence artificielle, théories de la conspiration, rebellion des années soixante-dix...

  • Babylon babies

    Maurice G. Dantec

    Un mafieux sibérien collectionneur de missiles. Un officier du GRU corrompu et lecteur de Sun Tzu. Une jeune schizophrène semi-amnésique trimballant une arme biologique révolutionnaire. Des scientifiques assumant leur rôle d'apprentis sorciers et prêts à transgresser la Loi. Une poignée de soldats perdus à l'autre bout du monde et se battant pour des causes sans espoir. Des sectes post-millénaristes à l'assaut des Citadelles du savoir. Des gangs de bikers se livrant à une guerre sans merci à coups de lance-roquettes. De jeunes technopunks préparant l'Apocalypse. Un écrivain de science-fiction à moitié fou prétendant recevoir des messages du futur.
    N'ayez pas peur.
    Oui, il y a tout cela dans Babylon Babies.
    Non, il n'y a pas d'autre issue.

  • Le disparu

    Jean-Pier Le Dantec

    François Contellec tombe par hasard sur un ancien camarade de classe, Pierre-Alain Jézéquel, dans un TGV. Les retrouvailles entre les deux hommes font ressurgir un passé fait d'amitié adolescente, de rivalités scolaire, politique, sportive et amoureuse, au sein d'un pensionnat breton marqué pour eux par la personnalité d'un jeune professeur de français, Loïc Quéméner.
    Nous sommes en 1959. Quéméner, qui a réussi à faire aimer la littérature aux plus obtus des cancres, est appelé en Algérie. C'est de là qu'il écrit à ses élèves pour leur rapporter la réalité de cette guerre qui ne dit pas son nom.
    François décide d'enquêter, des décennies plus tard, sur les circonstances du décès de Quéméner au cours d'une opération militaire. D'autant que Pierre-Alain, devenu général de l'armée française, lui confie des éléments troublants...
    Le disparu retrace avec finesse la période de la guerre d'Algérie vécue par des jeunes gens à la fois enthousiastes et naïfs. Jean-Pierre Le Dantec tisse délicatement le lien entre cette histoire exhumée et la France d'aujourd'hui.

  • "Imperceptiblement, ce qui ne fut qu'une poignée de notes éparses rassemblées à la va-vite dans une fichier de mon ordinateur devint un "bazar du XXe siècle" dont l'origine fonctionnelle venait d'un besoin à peine conscient de mettre un peu d'ordre dans le chaos naissant de mes ouvrages, d'élaborer secrètement un travail de taupe dont la parution serait remise à un plus tard indéfini au cours du prochain siècle, et ainsi de m'engager dans la voie d'une discipline quotidienne, plus toxique encore que les toxiques dont je m'empoisonne la cervelle, discipline rigoureuse dont ne m'apparaît que plus tard, bien plus tard, à l'heure où j'écris ces lignes, à quel point elle m'est devenue nécessaire, à quel point elle menace mes propres faiblesses, exige de moi une éthique à la mesure des horizons esthétiques que j'essaie péniblement de dégager : une éthique de la lame, donc, la recherche d'une cohérence entre l'arme et l'organe, comme la fulgurance d'un sabre mise au service d'un désordre baroque, c'est-à-dire de ce méta-ordre qui surgit de la saturation et de la prolifération."
    Maurice G. Dantec.

  • Parmi les figures héroïques de la Résistance, l'une des plus controversées est celle de Georges Guingouin. Un héros raconte la métamorphose de cet instituteur laïc et communiste en chef de guerre exceptionnel, et la façon dont il organise le premier maquis de France - sans hésiter à entrer en conflit avec la direction du parti communiste, dont il conteste la stratégie et les consignes. Il n'obéit qu'à sa conscience et à son intelligence politiques pour mettre sur pied des opérations de sabotage et de soulèvement, jusqu'à obtenir la libération de Limoges par capitulation de la garnison allemande. Tout sera fait, pendant et après la guerre, pour que Georges Guingouin paie son insoumission. Alors que de Gaulle voit en lui "l'une des plus belles figures de la Résistance" et l'élève au rang de compagnon de la Libération, d'autres s'emploient à le faire passer pour un fou, un renégat ou un bandit. Le récit de sa vie hors du commun se lit comme un roman d'aventures.

  • "Le post-humain de ce début de XXIe siècle est donc un simple animal doué de raison. Il est le sursinge capable très bientôt d'interconnecter les cellules de son cerveau avec des machines logiques à hautes performances. Bref un chimpanzé jouant avec une machine à écrire. Autant dire que ses probabilités de produire ne serait-ce qu'une ligne de Shakespeare, ou de Baudelaire, résistent à tous les ordres de grandeur.
    Car avant de produire le post-humain, encore faudrait-il savoir former un homme.
    Certes, l'humanité est foutue, elle a le choix entre des cultures sans sociétés - donc sans (bio)politique - et des nations sans cultures (donc sans métaphysique) ; entre des individus aux solitudes inutiles, massifiées, et des communautés aux droits et aux rituels absurdes ; entre l'intensification des pouvoirs de surveillance cyberphotonique et de contrôle génétique de la Machine et le retour aux "âges d'or" proto-industriels ; entre le vidéodrome totalitaire et l'émeute hyper-spectaculaire ; entre le simulacre et le néant. Mais ce que le Centre de Commandement métalocal et hyper-corporatif entreprend désormais, c'est l'extension du contrôle dans le théâtre cellulaire et biotopique interne des individus, désormais noeuds coextensifs du réseau des nanomachines, vecteurs fissiles de la communication publicitaire totalisée, micronisée, cybernétique et iconique.
    Guérilla métacritique."

  • Pour le bicentenaire de sa naissance, une biographie d'Emily Brontë, l'auteure des Hauts de Hurlevent

    Un roman publié en 1847, Les Hauts de Hurlevent, fit sa renommée posthume. Emily Brontë n'avait pas trente ans. Elle ne semblait connaître du monde que les landes entourant le presbytère familial, ayant partagé sa vie entre les tâches domestiques et la rédaction de sagas juvéniles avec son frère Branwell et ses soeurs Anne et Charlotte.Ce livre unique fut longtemps le seul témoignage de son auteur, dont l'existence, croyait-on, n'avait pas connu d'événement marquant. La réussite de sa soeur Charlotte, il est vrai, l'avait maintenue dans l'ombre.C'était oublier qu'Emily Brontë (1818-1848), loin d'être une enfant recluse et sauvage, était éprise de liberté. Très cultivée, parlant le français, elle fut une lectrice passionnée de Walter Scott, Lord Byron et Shelley. Sa compréhension précoce de la cruauté du monde lui permit d'écrire " sans doute le plus beau roman d'amour de tous les temps ", selon Georges Bataille.Évoquant les drames de sa vie et ses révoltes, son courage moral et intellectuel, mais aussi son exubérance et sa force de caractère, Denise Le Dantec retrace l'existence singulière d'une femme qui ne put jamais rompre avec son enfance et conduisit sa vie comme un destin : celui d'écrire, sans se soucier de devenir écrivain.

  • Un Noël blanc au coeur du mystérieux Gévaudan, ce n'est pas forcément une fête tranquille !
    Une famille bourgeoise, un foyer de jeunes délinquants comme voisins et un parc de loups à proximité... Ingrédients inhabituels, voire incongrus, d'une histoire de Noël pas comme les autres !
    Un enfant à l'imagination galopante fasciné par les loups, un adolescent venu des banlieues qui brûlent. Leur rencontre, explosive... Et voici le récit d'une cavale éperdue de deux enfants rêveurs !
    Mais c'est aussi le choc de leurs espoirs contre le monde implacable des adultes, l'incommunicabilité des êtres que tout sépare, même les mots, et le regard incisif sur des personnages à l'apparence trompeuse qui se révèlent dans leur vérité face au drame.
    La question se pose : qui sont véritablement les Loups de Marvejols ?
    Avec son cinquième roman, Monique Le Dantec nous transporte dans un merveilleux voyage initiatique aux allures de course folle
    EXTRAIT
    - Promis, nous irons voir les loups de Marvejols !
    Disant cela, Marion se tourna vers son fils, le gratifiant d'un beau sourire.
    Quand elle souriait, ce qui lui arrivait rarement depuis quelque temps, ses yeux s'étiraient vers les tempes, se fendaient sous son front large et lisse et devenaient une fenêtre qui s'ouvrait sur la nuit.
    Son regard sombre laissa passer une lueur d'étincelante et de coléreuse intensité, mais adoucie, tandis qu'elle s'adressait à Mattéo. S'orientant ensuite vers l'homme qui conduisait à ses côtés, il reprit son aspect habituel, âpre et obstiné.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Monique Le Dantec, membre de l'Académie ARTS-SCIENCES-LETTRES (médaille Argent 2013), est née en 1945 à Paris, berceau de sa famille depuis plusieurs générations. C'est d'ailleurs dans la capitale que ses premiers romans prennent leur source. Mais c'est vers 1995 qu'elle s'installe réellement dans l'écriture.
    Si elle privilégie les intrigues où le fantastique se mêle au quotidien, où l'imaginaire fait la part belle au futur et à l'anticipation, elle sait aussi, pour certaines oeuvres, rester dans l'air du temps, et s'appuyer sur un simple fait divers pour le transformer en un thriller inquiétant.

  • Un retour dans le passé s'impose pour Marielle qui s'était pourtant juré de ne jamais remettre les pieds à Portsall...
    Une journaliste d'investigation, Marielle, doit retrouver celui qui a poussé son ancien amant du haut de la falaise. Les forces de l'ordre ont conclu à un accident, mais elle n'y croit pas. Confrontée à tous ceux qui ont côtoyé Virgile pendant ses dix ans d'absence, sa femme Janice épousée par intérêt, indépendante et insaisissable, sa mère Lucie qui perd la raison, le père Anselme, de l'Opus Dei, Félicité, sorcière du village, le jardinier Yvon, homme mutique à l'allure inoffensive, tous ces gens lui soumettront une vision différente de celui qu'elle a tant aimé. De plus, ses propres souvenirs remontent et crèvent à la surface. Certains viennent de l'eau pure, mais d'autres de la vase... Sans oublier l'âme du mort, omniprésente, qui ne trouvera la paix qu'une fois son assassin découvert.
    Monique Le Dantec nous entraîne encore une fois dans un thriller époustouflant, aux limites de l'irrationnel et de la folie.
    EXTRAIT
    Le chemin fuyant au coeur des dunes creusées par le vent et couvertes d'un gazon rude, plus bas la mer qui déferlait doucement sur les rochers, la fraîcheur d'une lumière délicieuse, la fine salure qui me venait au visage chassèrent les papillons noirs que déclenchait le souvenir de Marielle. Je marchai un bon moment, droit devant moi sur la colline herbue et le sable blanc, l'esprit vide et serein. Ignorant que l'Ankou (la Mort) était aux aguets. Mais aucun sombre pressentiment n'effleura ma conscience, aucune intuition prémonitoire ne rompit le charme de l'instant présent.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Monique Le Dantec, membre de l'Académie ARTS-SCIENCES-LETTRES (médaille Argent 2013), est née en 1945 à Paris, berceau de sa famille depuis plusieurs générations. C'est d'ailleurs dans la capitale que ses premiers romans prennent leur source. Mais c'est vers 1995 qu'elle s'installe réellement dans l'écriture.
    Si elle privilégie les intrigues où le fantastique se mêle au quotidien, où l'imaginaire fait la part belle au futur et à l'anticipation, elle sait aussi, pour certaines oeuvres, rester dans l'air du temps, et s'appuyer sur un simple fait divers pour le transformer en un thriller inquiétant.

  • Ce livre propose une série d'essais consacrés à des notions cardinales de l'art des jardins : clôture, microcosme, promenade, villes, science, oeuvres vivantes, eaux, paysage, nature... Il reflète l'état du savoir contemporain dans le domaine de l'histoire des jardins et des paysages

  • Deux tours américaines fracassées par le ciel.Une mystérieuse valise violette dans les mains d'un homme libre.Un tueur impitoyable prétendant être le frère du Diable diffuse en direct ses propres crimes sous les yeux du monde entier...Trois fictions encore plus vraies que la vérité, trois fictions qui n'en font qu'une seule, où vous descendrez vous-même les escaliers de la tour nord du World Trade Center dans les hurlements des aciers vaporisés. Une Trinité où vous ouvrirez vous-même la valise violette à la recherche de votre futur. Une dualité où vous laisserez vous-même le Diable pénétrer douloureusement votre corps. Vous n'avez pas fini d'en apprendre sur vous-mêmes. « 11 septembre, tueurs, peut-être le diable en personne. L'enfant terrible des lettres françaises revient avec un roman en trois volets. Le souffle Dantec. Ça décoiffe... » Madame Figaro. « De superbes contes fantastiques de la veine des grands classiques de l'imaginaire. Un talent indéniable dans la description de l'indicible. » Grégoire Mirou, Lire. « Tout simplement un des meilleurs écrivains apparus dans la France littéraire depuis dix ans. » Rue 89. « Tellement d'idées dans ces mini-thrillers décomplexés où l'action et la créativité ne faiblissent jamais. Dantec nous surprend et nous ravit. » Les Obsédés textuels.com « Dantec est un romancier de premier plan, l'un de nos meilleurs écrivains d'anticipation. Un maître... Ça ne se raconte pas, ça se lit. » François Busnel, L'Express « L'écriture de Maurice G. Dantec ressemble au tir méthodique d'une mitraillette : sous le feu de ses mots, difficile de résister. Son dernier ouvrage n'est pas le genre de livre que l'on referme au cours d'une lecture occasionnelle. » Jean Picard, VSD

  •  
    Ce livre rassemble les "vies" d'une douzaine de jardiniers de toutes époques et tous pays (l'Indien Babur, le Chinois Ji Cheng, Pirro Ligorio, Jean-Baptiste Le Blond, Frederick Law Olmsted, Humphry Repton ou Ellen Willmott...). Chacune est traitée sur un mode littéraire, voire fictionnel, même si sa documentation est très rigoureuse.

  • Les corps vivants sont intéressants, pour l'homme de science, à deux points de vue qui semblent, au premier abord, contradictoires : ils nous frappent par leur prodigieuse diversité ; ils nous étonnent par leur remarquable unité.Parmi les travailleurs qui s'arrêtent de préférence à l'admiration des différences séparant les espèces, quelques-uns, les naturalistes descripteurs, ont pour but, soit la connaissance des formes et leur classification (zoologie et botanique descriptives), soit la comparaison des formes les unes avec les autres (anatomie comparée).Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • "On était au mois de juin et, avec les premières chaleurs, les femmes lisant dans la salle de lecture, dont j'aimais les minces colonnes de fonte et la lumière fine tombant des coupoles, habitaient des corps neufs. Spécialement une rousse au regard perdu et à la peau laiteuse, placée juste en face de moi, qui, chaque fois que je levais les yeux, avait les siens levés eux aussi, et dont je sentais avec une violence délicieuse, cachées sous la table nous séparant, les hanches et les cuisses se mouvoir, tièdes, sous l'étoffe mince d'une robe d'été."
    Presque au même instant, dans cette même salle de l'ancienne Bibliothèque nationale, Guillaume, nègre dans l'édition, fait en ouvrant une plaquette éditée par un certain L., membre d'une société savante liée au Muséum, une seconde rencontre, tout aussi imprévue : celle de A. Dès lors, sa vie et le livre qu'il prépare se mettent à balancer entre Paris et l'Afrique, notre époque et le XVIIIe siècle, la traite des nègres et les sans-papiers, l'esprit encyclopédique des Lumières et la gueule de bois post-révolutionnaire, l'embrasement de l'amour et sa crémation.
    Tout roman n'est-il pas, depuis Don Quichotte, une auberge espagnole aussi confuse que nos vies, un enchevêtrement de noeuds, de plis, d'entrelacs et de coïncidences, une "toile" enfin, où se trament présent et passé, réel et virtuel ?
    J.-P. L.D.

  • Étourdissement : "Trouble caractérisé par une perte momentanée de conscience due à la fatigue, à l'insolation, à l'ivresse ou à toute autre cause, désirée ou non."
    Chaque fois à partir d'un angle de vue différent, ce roman raconte trois étourdissements survenus dans l'existence mouvementée du Davidsbund. Née au début des années soixante, cette "ligue des compagnons de David" rassemblait quatre étudiants en architecture (Jacques, Paul, Pierre et Line) et un jeune ouvrier typographe (Jean) autour d'une même passion pour le cinéma, la littérature, la musique, l'art en général et la Révolution. Mais, selon l'auteur de ce livre (qui a connu des étourdissements du même genre), cette ligue a survécu à son mentor, le peintre David Grimbert, célèbre dans les années cinquante à Saint-Germain-des-Prés pour son engagement dans la Résistance et ses activités pré-situationnistes, ainsi qu'à la défunte Gauche prolétarienne où milita le Davidsbund après Mai 68.
    On l'aura compris : "étourdissement" est synonyme, ici, d'amour fou.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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