• La banalité quotidienne tue l'amour, mais l'amour se tue aussi lui-même. Une femme aime deux hommes. Le premier est nerveux, possessif, jaloux. C'est le mari. Le second, calme, lent, d'humeur tranquille, c'est l'amant. Elle aime le premier pour sa faiblesse, le second pour ce qu'elle appelle sa force. L'inconfort de ce partage est accepté avec lucidité et innocence, même lorsqu'il apparaît qu'une amitié assez trouble lie les deux hommes. L'union de ces trois êtres se fait-elle autour de la femme ou de cette amitié ? Sur ce thème moderne, Claudine Jardin a écrit un livre fluide, sinueux, classique.

  • C'est Noël. La trêve générale. Les familles se rejoignent. Les enfants préparent la fête. Les parents modernes, séparés, divorcés, jouent le jeu, se retrouvent pour un instant qu'ils voudraient parfait. Mais chacun vient avec tout ce qu'il est. Le passé, encore douloureux, encombre les consciences. Chacun rumine les événements qui ont eu lieu : les bonheurs, les drames. Les choses auraient-elles pu tourner autrement ? La vie entière semble avoir été tracée d'avance. Et, au bout, il y a la mort. Pour une génération entrée dans la zone dangereuse. Celle des grands-parents dont la santé fléchit. Celles des parents qui se sentent à leur tour menacés. Chacun s'interroge. Donnons-nous sa vraie place à cette invitée qui parfois s'impose ? N'est-elle qu'un incident, une formalité, ou, comme la naissance, un passage ? Vers qui ? Vers quoi ? Claudine Jardin n'apporte pas la réponse. Déjà dans La Mort de Paul, elle avait posé la question. Méditation gaie sur un sujet grave, Comme une amie... nous aide à ouvrir les yeux sur le chaos de nos vies angoissantes, à nous réconcilier avec un passé souvent incohérent, un présent bousculé. Mourir n'est rien pour qui aura su vivre...

  • C'est Noël. La trêve générale. Les familles se rejoignent. Les enfants préparent la fête. Les parents modernes, séparés, divorcés, jouent le jeu, se retrouvent pour un instant qu'ils voudraient parfait. Mais chacun vient avec tout ce qu'il est. Le passé, encore douloureux, encombre les consciences. Chacun rumine les événements qui ont eu lieu : les bonheurs, les drames. Les choses auraient-elles pu tourner autrement ? La vie entière semble avoir été tracée d'avance. Et, au bout, il y a la mort. Pour une génération entrée dans la zone dangereuse. Celle des grands-parents dont la santé fléchit. Celles des parents qui se sentent à leur tour menacés. Chacun s'interroge. Donnons-nous sa vraie place à cette invitée qui parfois s'impose ? N'est-elle qu'un incident, une formalité, ou, comme la naissance, un passage ? Vers qui ? Vers quoi ? Claudine Jardin n'apporte pas la réponse. Déjà dans La Mort de Paul, elle avait posé la question. Méditation gaie sur un sujet grave, Comme une amie... nous aide à ouvrir les yeux sur le chaos de nos vies angoissantes, à nous réconcilier avec un passé souvent incohérent, un présent bousculé. Mourir n'est rien pour qui aura su vivre...

  • Les Français semblent avoir bien oublié Virginia Woolf. Cette contemporaine de Katherine Mansfield, née, sous Victoria, dans une famille érudite et joyeuse, eut une enfance difficile - elle perdit sa mère à 13 ans -, une adolescence attristée par le despotisme d'un père autoritaire, une vie secouée par les dépressions nerveuses et la menace de la folie. Elle se suicida en 1941. Quelles forces mystérieuses et contradictoires se battaient dans ce corps fragile et cette tête volontaire, pour produire une oeuvre si moderne et si particulière ? Se souvient-on de La Promenade au Phare, des Vagues ? Les Français n'ont guère lu ses articles de critique, ses nouvelles. Ils ne connaissent guère davantage l'autobiographie de son mari, Léonard Woolf, ni encore la biographie que vient de lui consacrer son neveu Quentin Bell. Claudine Jardin ne prétend pas mieux connaître Virginia que sa famille, que ses amis. Elle a - peut-être - un point de vue plus féminin et plus impartial sur une personnalité riche et contradictoire. Mystique par nature, athée par raison, socialiste de coeur, snob de fait, amie dévouée et langue de vipère à l'occasion, frigide et attirée par certains hommes, certaines femmes, elle fut une infatigable travailleuse, intellectuelle honnête et anticonformiste acharnée. Qu'elle ait fait partie du Bloomsbury Group, qu'elle ait connu T.S. Eliot, Lytton Strachey, et sauté sur les genoux de Henry James, semble moins important que ses découvertes dans un domaine encore mal connu : cette vie sous la vie, la seule, peut-être, qui vaille d'être explorée.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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