• Une femme se fond dans les contours d'un paysage champêtre, évoluant dans un espace travaillé à la spatule, à grands coups de lumière. Un professeur à la retraite anticipe sa fin dans la nature morte d'un tableau cubiste. Un sans-abri s'évade du présent par la contemplation des vitraux d'une station de métro.

    Sortir du cadre est d'abord à prendre au sens littéral : les palettes de couleurs, les textures et les formes s'ouvrent sur le réel, définissent un nouvel espace physique et psychologique. Sortir du cadre, c'est aussi une manière de s'affranchir des conventions et d'explorer l'ailleurs.

    Dans une perspective résolument contemporaine, l'espace pictural et l'écriture façonnent à travers ces nouvelles un monde surprenant, où la vie, inspirée ou issue de l'oeuvre d'art, n'a plus tout à fait le même sens.

    Sortir du cadre, un regard inédit sur les êtres et les choses, celui d'une artiste qui confirme ici ses talents d'écrivaine.

  • Printemps 1968 - Un attentat perpétré par de jeunes révolutionnaires cause la mort d'un innocent. Un an plus tard, un homme se jette, entre Lévis et Québec, dans les eaux glacées du fleuve Saint-Laurent. Ce suicide dont la narratrice Monique est témoin et la mort de sa grande amie Claudie, dans des circonstances étranges pendant le festival country de Saint-Tite, vont la hanter longtemps.
    Les révélations d'Allan, musicien et ancien compagnon de Claudie, que Monique revoit des années plus tard, jetteront un éclairage nouveau sur ces drames. Puis, des liens d'amitié qu'elle noue avec Laurie, une Amérindienne rescapée des pensionnats, viendront changer le cours de sa vie.

    À travers ces destins qui se croisent et s'entrechoquent, tels ces morceaux de glace flottant et se brisant sur le fleuve, Claire Boulé nous plonge, avec beaucoup de finesse, au coeur de l'histoire récente du Québec, de la Crise d'Octobre au Printemps érable.

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