• Déclenchée le 6 juin 1944, la bataille du Cotentin représente un enjeu primordial pour les Alliés : s'ancrer définitivement sur le sol français. Après deux mois d'une lutte acharnée dans le bocage et les marais normands, elle met un point final au Débarquement. Le 26 juin 1944, les troupes du général Bradley s'emparent de haute lutte du port de Cherbourg.
    Victoire symbolique, mais illusoire : l'armée allemande impose à son adversaire une terrible guerre d'usure dans le bocage et les marais du Cotentin : chaque haie, chaque bosquet est un nid de résistance pour les soldats allemands. À la Haye-du-Puits, 10 000 GI meurent pour progresser d'une dizaine de kilomètres, soit un mort par mètre.
    Les villes et villages bombardés, notamment Saint-Lô, sont en ruine et la population en exode. Hitler s'obstine et donne des ordres contradictoires et insensés.
    Finalement, le 25 juillet, l'opération Cobra explose sous un « tapis de bombes » la ligne de front allemande. Les blindés de Patton s'engouffrent dans la brèche, percent en direction d'Avranches et foncent vers la Bretagne et le Mans. Malgré une contre-offensive désespérée de l'armée allemande, les Alliés ne peuvent plus être arrêtés. Au grand dam de ses généraux, Hitler a sacrifié ses meilleures unités, dont la sinistre 2e division Panzer SS « Das Reich » du général Lammerding, et précipité la défaite de l'Allemagne en Normandie.
    Le Débarquement est achevé.

  • Omaha beach

    Christophe Prime

    Au matin du 6 juin 1944, devant la longue plage au nom de code d'Omaha Beach, une première vague d'assaut de 1 450 soldats américains débarque sur l'un des cinq objectifs désignés pour le Jour J. Désemparés, les GI 's se lancent alors dans une lutte enragée - ou désespérée - contre une défense allemande intacte. Il est 6 h 30, la bataille infernale d'Omaha a commencé.

    Tous les acteurs, y compris le général Eisenhower, ont perçu les difficultés de mener une opération d'une telle ampleur sur ce terrain peu propice à un assaut amphibie, ressemblant à une gigantesque nasse. Les conditions météorologiques défavorables, l'imprécision des bombardements préliminaires et la quasi-absence de chars contribuèrent à faire d'« Omaha la sanglante » l'épisode le plus meurtrier du débarquement en Normandie.

    Dans un récit captivant, Christophe Prime retrace minute par minute cet événement militaire majeur qui coûta la vie à près de 3 000 soldats alliés et 1 200 soldats allemands. Témoignages à l'appui, l'auteur analyse cette bataille incertaine mais ô combien décisive, qui marque la première étape de la Libération de la France.

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