• Au collège de Clerval, près de Tours, Éric Capadis, jeune professeur d'histoire-géographie, vient de se suicider en se jetant par la fenêtre de sa classe.Lorsque Pierre Hoffman, son remplaçant, prend contact avec ses nouveaux élèves, il décèle chez eux des comportements étranges. Soudés, anormalement disciplinés, ces adolescents forment un bloc impénétrable. Surtout, ils dégagent une hostilité diffuse, une violence sourde dont le narrateur sent qu'elle peut devenir extrême. Quelques blagues d'enfants attardés : c'est ce que pense d'abord Hoffman lorsqu'il reçoit par la poste un curieux objet en peluche, lorsqu'il retrouve balafrée au cutter une jeune élève qui l'avait simplement «mis en garde», ou lorsqu'il récupère une cassette vidéo à l'énigmatique contenu.Mais le collège tout entier semble conspirer pour banaliser la situation. Lucide et paralysé, Hoffman prend lentement la mesure de l'ascendant des enfants dans cette déliquescence scolaire, de leur savoir-faire manipulateur. Et tandis que tout s'accélère, il assiste impuissant au déroulement du plan qu'ils ont conçu. Comme une issue logique à leur destinée autiste. Comme une impeccable mise en scène pour leur adieu au monde.

  • La ville d'Amboise, son tourisme, sa gastronomie, son parc immobilier de caractère. Rien ne semble pouvoir troubler ce petit paradis des bords de Loire. Alors, à quoi tient ce malaise qu'Anna ressent chaque jour un peu plus ? Au vide d'une année sabbatique, loin de l'université ? À l'humeur étrange de son fils adolescent, fasciné par de sanglants faits divers ? À l'angoisse de Vincent, son mari, déstabilisé par un patron pervers et manipulateur ?Avec une sensibilité extrême, Anna retrace l'éclosion du mal. Et, comme en un brusque orage, tout prend corps. La violence diffuse de la petite ville se cristallise et se retourne contre un seul homme, Vincent, jusqu'à la chute et la destruction.Dans un crescendo feutré, Christophe Dufossé fait monter les décibels d'un bruit de fond anodin jusqu'au seuil où tout s'accomplit en une mise en scène infernale.

  • J'avais toujours voulu être père. Avant d'avoir Marion, je voulais un enfant à tout prix : garçon ou fille, peu importe. Je voulais avoir un ami, un véritable ami dans un monde que je ne jugeais pas très amical. J'avais envie d'un être à qui j'apprendrais à nager, que j'emmènerais au parc et pour qui j'inventerais des histoires... Entre Simon Kolveed et Marion, sa fille de dix ans, le lien s'est rompu. Ils ne peuvent plus vivre ensemble. Pourtant, au fil des années, Simon comprend que seule sa fille lui permet de se sentir vivant. Alors il la retrouve. Ils se parlent. Mais que veut-elle ? Y a-t-il pour lui une autre place que celle de l'étranger ?

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