• Le portrait renouvelé du "roi du Directoire", un homme politique à la réputation exécrable, beaucoup plus équilibré et proche de la vérité historique.Carrière météorique que celle de Barras, né en 1755 dans une famille provençale modeste. En 1782, lorsqu'il quitte l'armée après des missions aux Indes et au Cap, il n'est qu'un obscur lieutenant aux moyens de subsistance inconnus, qui végète jusqu'à la Révolution, dans laquelle il s'engage résolument. A partir de 1792, il connaît une ascension fulgurante qui le propulse, de novembre 1795 à novembre 1799, à la tête de la France aux côtés de quatre autres Directeurs, après que la chute de Robespierre l'a porté sur le devant de la scène. Brusquement, le coup d'Etat de Brumaire met fin à sa trajectoire, et Bonaparte, qu'il avait beaucoup aidé, le chasse avant de l'exiler. Dès la chute de l'Empire, Barras regagne Paris et y meurt en 1829 sans plus avoir l'occasion de jouer un rôle politique.
    Aujourd'hui encore, sa mémoire souffre d'une réputation exécrable : il aurait été flambeur, vénal, libertin, débauché. Au terme d'une analyse serrée des sources, l'auteur démontre que la plupart de ces imputations proviennent d'une légende noire forgée par les brumairiens, qui cherchaient ainsi à légitimer leur coup d'Etat de novembre 1799. Cette biographie ne vise pas à rendre le personnage plus vertueux qu'il ne l'était, mais à montrer l'homme politique atypique qu'il fut quatre ans durant à la tête d'un pays en recherche de stabilité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La première synthèse sur la Première République française (1792-1799), enfin racontée et expliquée dans son intégralité. Si quantité d'ouvrages traitent de la Révolution française, tous la découpent ou la morcellent : aucun livre n'a été consacré à la Ire République, proclamée le 22 septembre 1792 et remplacée par le Consulat le 10 novembre 1799. Il s'agit pourtant des fondations de l'expérience républicaine en France, moment où se structure la vie politique de notre pays et dont l'héritage est encore vivant.
    Ce septennat républicain est constitué par trois séquences : une phase radicale que domine la figure de Robespierre, puis la transition thermidorienne et enfin le Directoire - régime souvent mal connu, régulièrement malmené, pourtant porteur de modernité. Après une première partie événementielle salutaire, qui fait le pont entre ces différentes périodes, Christine Le Bozec dégage les ruptures et les continuités de ce moment fécond de l'histoire de France dans tous les domaines : politique bien sûr, mais aussi culturel, militaire, social... Cette approche éclaire et rend enfin accessible une période aussi foisonnante que passionnante.

  • Autant la célébration du bicentenaire de 1789 était de nature à mobiliser logiquement l'ensemble des Français dans le partage de valeurs communes, notamment en référence à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, autant le deux-centième anniversaire de l'an VIII (1799-1800) ne revêt pas une signification à première vue susceptible de justifier un engagement public. La prise équivoque du pouvoir par Bonaparte constitue en effet un événement important pour l'histoire nationale, mais davantage sujet à des réflexions explicatives d'historiens qu'à une célébration publique. Quant à l'une de ses suites, la création des préfets par la loi du 28 pluviôse an VIII, elle pouvait sembler appeler un retour sur son passé de la part d'un grand corps de l'État plutôt qu'un enjeu authentiquement collectif.Pourtant la préfecture de Haute-Normandie et de Seine Maritime a tenu à s'engager avec force dans ce bicentenaire dans la mesure ou occasion lui était donnée de collaborer à un projet susceptible de conférer une portée élargie au légitime retour sur l'histoire de l'institution préfectorale.

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