• À la suite d'un accident, un homme se retrouve piégé dans un village enseveli sous la neige et coupé du monde par une panne d'électricité. Il est confié à Matthias, un vieillard qui accepte de le soigner en échange de bois, de vivres et, surtout, d'une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps, seule échappatoire.
    Dans la véranda d'une maison où se croisent les courants d'air et de rares visiteurs, les deux hommes se retrouvent prisonniers de l'hiver et de leur rude face-à-face.
    Cernés par une nature hostile et sublime, soumis aux rumeurs et aux passions qui secouent le village, ils tissent des liens complexes, oscillant entre méfiance, nécessité et entraide.
    Alors que les centimètres de neige s'accumulent, tiendront-ils le coup face aux menaces extérieures et aux écueils intimes ?
    Né au Québec, en 1982, Christian Guay-Poliquin est doctorant en études littéraires. Le Poids de la neige, grand succès au Québec, a été distingué par plusieurs prix prestigieux.

  • Poussé par un sentiment d'urgence, et une étrange panne d'électricité, un homme va tout abandonner pour traverser le continent et aller voir son père. Il veut arriver le plus vite possible, ne pas s'arrêter, même pas pour dormir, à peine pour manger. Son père va mourir il le sent et veut le revoir avant qu'il ne soit trop tard.
    Commence alors un long trajet pendant lequel il prendra en stop une femme mystérieuse et un homme volubile. Ils le forceront à faire des détours dans ce paysage inquiétant où la pénurie d'essence et de vivres, due à cette panne d'électricité qui n'en finit plus, agite les populations. La fatigue de la route fait monter l'angoisse aussi rapidement que défilent les kilomètres. Le ciel prend les couleurs d'un orage imminent et dans le rétroviseur apparaît l'ombre de la Bête. Celle d'un Minotaure menaçant qui, dans les dédales du labyrinthe, pourrait bien prendre le dessus sur Thésée.
    Christian Guay-Poliquin est né au Québec, en 1982. Il élabore actuellement un projet de thèse sur le récit de chasse et travaille dans la rénovation. Le crayon sur son oreille lui sert autant à marquer ses mesures qu'à noter ses idées. Le Fil des kilomètres est son premier roman.

  • Le numéro d'été de L'Inconvénient propose Le fantasme de la survie un dossier fouillé sur cette propension au macabre, cette « fascination morbide pour l'apocalypse et la destruction, comme si nous avions besoin de maintenir coûte que coûte la menace, aussi fantasmatique soit-elle » dans un monde où tout est pourtant réuni pour nous permettre une vie sans souci. Nous incitant à nous considérer comme individus vivant en sursis, attendant l'écroulement, cet état d'esprit nous convie aussi à vivre dans la complaisance et sans souci de l'autre, à vivre « à côté de la vie ». Un dossier signé par Evan Osnos, Christian Guay-Poliquin, Dalie Giroux, Vincent Lambert et Alain Roy. Aussi dans ce numéro, un poème de Patrice Desbiens, une BD de Samuel Catin, un reportage sur la traduction au Québec et au Canada par Mauricio Segura, la peinture de Dil Hildebrand et les habituelles chroniques littérature, cinéma et séries télé.

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