• Comment aborder le « symptôme » non pas simplement pour le faire disparaître ou le camoufler, mais pour y trouver la matière à développer toute la richesse et la complexité de l'humain ? Voilà le « SINTHOME » et toute la fécondité du dernier Lacan.

    Le « sinthome » n'est pas le symptôme de telle maladie spécifique, c'est le déploiement de la pensée clinique.  Chaque figure de pensée clinique ne vaut en effet que par les erreurs, échecs et réparations qui la mettent en mouvement. Toute faute, toute lacune peut ainsi devenir le lieu d'une invention vivifiante. Tel est le vrai sens de la topologie lacanienne. L'explicitation précise et détaillée du séminaire XXIII de Lacan que propose Christian Fierens en donne un éclairage nouveau.

  • Tenir pour vrai

    Christian Fierens

    • Hermann
    • 13 Mai 2020

    Qui veut mordre dans la vérité avec son seul savoir finit par se casser les dents. Freud l'a éprouvé avec l'homme aux loups, non sans ouvrir les pistes les plus fécondes pour toute pratique qui veut agir en vérité. On croit qu'il serait possible de comprendre, d'enfermer la vérité dans un dispositif théorique ou de contenir l'inconscient dans un appareil psychique. Il n'en est rien. La vérité échappe inexorablement. Nous ne pouvons que tenir pour vrai ce qui ne l'est pas tout à fait. «?Nous savons?», «?nous croyons?», avec ou sans conviction. Ces «?tenir pour vrai?» ratent toujours la vérité.
    Loin d'être seulement des échecs, ils trouvent leur efficacité dans la force de l'inconscient qui pousse à inventer. Comment inventer à partir de l'inconscient qui nous échappe?? Ce questionnement intéresse les psychanalystes, les philosophes et tous les tenants de la vérité.

  • Le voeu de Lacan était d'être lu " convenablement ". Le pari est tenu à partir de L'Etourdit, l'un de ses textes les plus difficiles. Ecrit par Lacan à l'âge de soixante et onze ans, au sommet de son expérience, ce texte resserre l'ensemble de son travail. On y retrouvera le signifiant et la topologie, le retour à Freud et les quatre discours, l'absence de rapport sexuel et la structure, les formules de la sexuation et l'interprétation, etc. Au fil de cette lecture, il apparaît que la structure générale du discours de l'analyse est en même temps l'architecture de L'Etourdit.

  • Cet ouvrage privilégie l'étude sur la logique propre de l'Inconscient. Qu'est-ce que l'inconscient ? Pour y répondre, la psychanalyse ne se donne qu'une seule méthode : l'association libre. Le psychanalyste devra se défaire de bien des préjugés pour porter la pratique de l'association libre. Il devra remettre en cause ses conceptions de la psychose et de la négation.

  • La relance du phallus

    Christian Fierens

    Il s'agit d'expliciter ce que veulent dire phallus et phallique dans la pratique et la théorie psychanalytiques. La structure purement formelle du phallus est celle d'une relance. A partir d'un mouvement dynamique qui nous dépasse radicalement, un point de relance provoque un nouveau mouvement dynamique qui nous dépasse tout aussi radicalement. Cette structure est montrée au niveau du rêve (Freud), dans la direction de la cure (Lacan) et dans la théorisation lacanienne de la psychanalyse.

  • Dans cette deuxième lecture de L'étourdit de Jacques Lacan, l'auteur s'engage dans l'interprétation du même texte. Il le fait parler au-delà de lui-même. L'étourdit traite essentiellement du discours psychanalytique. Il remet radicalement en question le «prétenduanalyste». Le discours psychanalytique n'est pas le discours tenu par l'analyste. L'effacement de l'analyste introduit une révision complète des grands axes de la psychanalyse, une nouvelle lecture des formules phalliques de la sexuation, une nouvelle portée de la castration et de la coupure en général, une critique du groupe analytique, une nouvelle conception de l'interprétation et du transfert. Christian Fierens exerce la psychanalyse à Tervuren près de Bruxelles ; il est membre du Questionnement psychanalytique et de l'Association lacanienne internationnale ; il est docteur en psychologie et psychiatre de formation. Il enseigne la psychanalyse à Lire en psychanalyse et au CIERL de l'université libre de Bruxelles.

  • Comment penser la folie ? Cette question conditionne et prédétermine sans doute tout traitement de la psychose, que ce traitement se veuille sociologique ou psychologique, médical ou politique. Construit sur un fond philosophique (Kant, Hegel) et psychanalytique (Freud, Lacan), cet essai a pour ambition d'articuler la pensée, sans oublier les confins où elle côtoie la déraison, et la folie, sans oublier qu'elle est le propre de l'être pensant. Docteur en psychologie et psychiatre de formation,Christian Fierens est psychanalyste (Bruxelles).

  • Jacques Schotte (1928-2007) a été un des principaux chorégraphes de la pensée sur la scène de la psychanalyse francophone du dernier demi-siècle. Jacques Schotte dansait sur les lignes de démarcation langagières qui structurent l'inconscient. Cet ouvrage en forme d'hommage présente quelques-unes des multiples facettes de l'homme et de sa vision anthropopsychiatrique de l'être souffrant, son parcours comme son questionnement sur les fondements de la clinique, les choix des souffrances psychopathologiques. L'homme est un "animal malade" de langage dont la seule et essentielle approche thérapeutique est dans et par la parole.

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