• « Non, vraiment, le terme "islamophobie" est mal choisi s'il doit désigner la haine que certains tarés ont des musulmans. Il n'est pas seulement mal choisi, il est dangereux. [...] Lutter contre le racisme, c'est lutter contre tous les racismes, alors lutter contre l'islamophobie, c'est lutter contre quoi ? Contre la critique d'une religion, ou contre la détestation des gens qui pratiquent cette religion parce qu'ils sont d'origine étrangère ? » Charb, acteur majeur de Charlie Hebdo depuis 1992 et fervent défenseur de l'égalité des droits, témoigne de son inquiétude de voir la lutte antiraciste remplacée par une lutte pour la protection et la promotion d'une religion.
    Car le terme « islamophobie » laisse entendre qu'il est plus grave de détester l'islam, c'est-à-dire un courant de pensée parfaitement critiquable, que les musulmans. Or, si critiquer une religion n'est pas un délit, discriminer quelqu'un en raison de son appartenance religieuse l'est, incontestablement.
    Un opuscule salutaire pour démontrer que le mot « islamophobie » contente à la fois les racistes, les islamistes radicaux, les politiques démagogiques et les journalistes fainéants.

  • Si vous détestez les places de théâtre microscopiques, les sacs siglés chers et moches, les autocollants "bébé à bord", les patrons de café qui renâclent à servir une carafe d'eau, les gens qui emploient "au jour d'aujourd'hui", les surfeurs, les dictons, les arbitres de foot, ces nouvelles fatwas de Charb vous offriront une savoureuse revanche.
    Un hymne hilarant à l'intolérance des gens et de la société.

  • "Vous trouvez touchants les dessins d'enfants affichés au bureau et la nostalgie branchée des trentenaires ? Sexy les filles perchée sur des talons de 12 cm ? Sympathiques les festivals thématiques qui fleurissent un peu partout les week-ends ? Alors ce livre n'est pas pour vous ! Tous ces détails de la vie quotidienne qui enchantent Amélie Poulain donnent à Charb des envies de meurtre et lui inspirent, dans ce livre, de petites chroniques acides et hilarantes."

  • Il y a plus de vingt ans, en pleine offensive néolibérale, le magazine Newsweek pouvait titrer, triomphalement : " Marx est mort ".
    Mais les spectres ont la peau dure. Aujourd'hui, Marx est de retour. En ces temps de crise fracassante du capitalisme et de grande débandade idéologique, on le redécouvre.
    Mais qui fut Marx ? Qu'a-t-il vraiment dit ? Ce petit ouvrage offre une introduction ludique à sa pensée, sa vie, son oeuvre. Un panorama clair et souvent drôle qui associe bande dessinée et philosophie, humour et esprit de synthèse pour présenter dans toute son actualité la pensée du principal théoricien de l'anticapitalisme.
    Marx est resté célèbre pour son explication des contradictions et des crises du capitalisme. Pour la connaître, on suivra le roman policier du Capital : à la recherche de la valeur perdue, on retracera les mécanismes de l'accumulation du capital jusqu'à percer le secret du fétichisme de la marchandise.
    À la fois aide-mémoire, cours d'introduction et lecture récréative, Marx, mode d'emploi offre une petite trousse à outils pour la pensée et pour l'action.

  • En dix chapitres concis et éclairants, Michel Husson propose un petit cours d'économie critique, résolument à contre-courant de l'idéologie dominante. Destiné à mieux faire comprendre les rouages essentiels, mais aussi les contradictions structurelles d'un système économique qui domine aujourd'hui le monde, ce Petit cours illustré d'économie hétérodoxe permet d'y voir clair et de saisir le mode de fonctionnement d'une économie qui gouverne nos vies et les rend invivables. La crise du capitalisme ne cesse de faire parler d'elle, mais qu'est-ce au juste que ce système économique ? A-t-il toujours existé ? Comment fonctionne-t-il ? En dix chapitres clairs et pédagogiques, Michel Husson propose un petit cours d'économie critique, résolument à contre-courant de l'idéologie dominante, destiné à mieux faire comprendre les rouages essentiels, mais aussi les contradictions structurelles d'un système économique qui gouverne nos vies et les rend invivables. Le " capital " ne se réduit pas à une masse d'argent ou à un parc de machines et d'usines. Il s'agit avant tout d'un rapport social fondé sur la propriété des moyens de production, qui tire son origine d'un vaste mouvement d'appropriation privée et de dépossession. Si ce système a engendré une progression historique de la productivité, c'est en généralisant les principes de la concurrence. Mais les conditions nécessaires à sa reproduction, incertaines et contradictoires, font qu'il porte en lui la crise comme la nuée porte l'orage. La voie consistant à le réguler et à l'encadrer est plus bouchée que jamais et il reprend sa liberté en faisant apparaître sa nature profonde, consistant à se perpétuer par la régression sociale. Au-delà du diagnostic, sa mise en cause en tant que système devient une question d'une actualité brûlante.

  • « Un sacré petit taureau râblé qui fonce dans le tas, tête baissée, voilà Patrick Pelloux. Son toril : le service des urgences de l´hôpital Saint-Antoine, à la Bastoche, là où Nini-Peau-de-chien venait faire panser les gnons que lui filait Bibi-la-Crème les soirs de dèche.


    Les urgences, bien au-delà de la série télévisée qui a supplanté les westerns, c´est le lieu maudit où le malheur se concentre, c´est le morne échantillonnage de la détresse humaine. C´est surtout là que la médecine devient sacrifice et apostolat. Patrick Pelloux, abbé Pierre de la médecine, révolté permanent, s´y fait le champion d´une conception de la pratique médicale qui, emportée par l´irrésistible vague libérale submergeant tout, s´éloigne à grande vitesse de l´idéal si haut proclamé par le serment d´Hippocrate. Ce qui lui vaut d´être poursuivi par le tout-puissant conseil de l´ordre et menacé d´être exclu de la profession. Chaque semaine, dans Charlie Hebdo, ses billets croqués sur le vif nous plongent dans la réalité de ce creuset bouillonnant. C´est souvent cocasse, n´empêche. La vie, quoi. » Cavanna

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