• Le modèle économique et social dominant nous conduit à consommer davantage que les ressources disponibles de notre planète et à nous asphyxier. C´est donc un modèle insoutenable. Dans ce contexte, les entreprises ont un rôle majeur à assurer. Il nous faut impérativement prendre du recul, pour inverser nos logiques et faire du profit un moyen au service du lien social et de l´écologie. L´entreprise n´est pas seulement une machine à produire des résultats au bénéfice des seuls actionnaires ; elle est aussi une institution politique concernée par la préservation et la gestion des biens communs mondiaux. Ce livre démontre que, loin de se limiter à un discours moralisateur stérile, la démarche éthique nous aide à poser un diagnostic et à proposer des critères pour décider et agir. Pour cela, l´auteure s´appuie sur des recherches théoriques et une expérience de terrain qui l´a menée depuis douze ans dans plusieurs pays à la rencontre d´acteurs multiples : d´un haut fonctionnaire du Tamil Nadu à une veuve du delta du Niger en passant par un cadre commercial au Mexique, un directeur fiscal de multinationale en France ou encore un patron d´ONG en Indonésie. Les réponses à inventer ensemble viendront certes du dialogue et de l´action politique, mais dépendent aussiet surtout de la force de nos convictions et de notre engagement.
    Cécile Renouard est religieuse de l´Assomption. Professeure de philosophie au Centre Sèvres, elle enseigne aussi à l´École des mines de Paris et à l´ESSEC, où elle dirige le programme de recherche « entreprises et développement ». Elle a notamment publié avec Gaël Giraud Vingt propositions pour réformer le capitalisme (Flammarion, 2009) et est coauteure du Facteur 12, pourquoi il faut plafonner les revenus (Carnets Nord, 2012).

  • L'ouvrage analyse la manière dont les entreprises multinationales industrielles peuvent participer au développement durable des pays du Sud. Il conduit à démontrer l'ambiguïté de la démarche de ces dernières tant au niveau du discours que des pratiques. Pour l'auteur, l'enjeu est d'insérer leurs activités dans des projets de nature politique permettant de viser à l'équité inter et intra-générationnelle tout en mettant en oeuvre une stratégie prenant en compte les inévitables conflits d'intérêt. Une telle approche conduit à définir la responsabilité des entreprises dans les domaines économiques, sociaux, sociétaux et politiques, en s'attachant à la dimension culturelle du développement. L'auteur propose des solutions pour mettre en oeuvre cette politique de responsabilité à la fois par l'adoption de normes incitatives et contraignantes et par la formation des élites du Nord comme du Sud, en s'appuyant sur une approche pluridisciplinaire inspirée de la pensée du philosophe américain Michaël Walzer et sur des enquêtes réalisées dans certaines filiales de multinationales.

  • Organisations économiques mais aussi actrices dans la cité, les entreprises structurent la vie des sociétés au plan national et international. Confrontées à la compétition mondiale, à la transformation du rapport espace/temps, à la financiarisation de l´économie, à l´anticipation de la pénurie des ressources et des bouleversements liés au changement climatique, elles sont, plus que d´autres, concernées par une interrogation éthique touchant au sens et à la finalité de leur action. Leurs pratiques et leurs discours, hélas, ne sont pas toujours à la hauteur des enjeux et ne contribuent pas à la prise en compte du rôle politique qui est le leur. Pourtant elles disposent d´une immense capacité d´innovation susceptible d´être orientée de façon favorable ou défavorable.

    Pour y parvenir, les chantiers sont nombreux et seule une refondation de notre modèle économique permettra de relever les défis de la transition vers une société post-carbone. Si la croissance de la richesse mondiale est à la fois impossible et insoutenable dans le contexte actuel, quels sont les repères anthropologiques, moraux, philosophiques et spirituels qui pourront nous aider à promouvoir une « prospérité sans croissance » ?

    Le livre de Cécile Renouard fait le pari que, loin d´être un discours moralisateur stérile ou une mode passagère, la démarche éthique est un aiguillon critique et une force de proposition qui nous invite, individuellement et collectivement, à poser un diagnostic, à chercher les causes de nos maux sociaux et économiques, à suggérer des remèdes et surtout des chemins en vue du grand projet de société qu´est la transition écologique. Elle vise ainsi à un fonctionnement des entreprises plus juste et épanouissant pour les salariés et les sociétés des pays du Sud et du Nord, aujourd´hui et demain.


    Religieuse de l´Assomption, philosophe, Cécile Renouard enseigne à l´École des mines de Paris et au Centre Sèvres, et est directrice d´un programme de recherche à l´ESSEC.



  • Les modèles économiques fondés sur une consommation sans cesse plus grande d'énergie fossile provoquent une hausse des températures qui menace la vie même de la planète. Face à ce défi climatique et à l'épuisement de l'ensemble des ressources fournies par la Terre, les entreprises sont placées devant un dilemme : faut-il attendre une invention scientifique qui résoudrait comme par miracle le problème, laisser les États et les ONG réparer les dégâts d'une production qui n'aurait pas les moyens de se décarboner, ou commencer dès maintenant à agir au sein même des lieux où se crée la richesse ?
    Écrit par deux cadres dirigeants ayant travaillé au sein d'Alstom et de Total et une spécialiste de l'éthique des affaires, ce livre montre, exemples à l'appui, que les entreprises ont des marges de manoeuvre pour opérer les révolutions nécessaires à la préservation du climat. Après avoir mis en perspective les questions énergétiques et climatiques, expliqué la gravité des enjeux, Frédéric Baule, Xavier Becquey et Cécile Renouard repèrent, sans gommer les freins et les blocages, les leviers qui permettent aux entreprises de prendre une part décisive à la préservation du climat.
    Réussir ce défi peut s'avérer passionnant. Il est à portée de main. Les vrais obstacles ne sont ni technologiques ni financiers mais managériaux et stratégiques, politiques et éthiques. L'entreprise ne peut pas en effet se réduire à une question de résultat financier, de cash et de cours de bourse. Elle constitue d'abord une manière d'agir et de transformer le monde au service de biens communs locaux et mondiaux.
    Frédéric Baule est consultant. Il a exercé des responsabilités opérationnelles chez Total.
    Xavier Becquey est cadre dirigeant. Il a exercé des responsabilités notamment chez Alstom et Areva.
    Cécile Renouard est religieuse de l'Assomption, elle dirige le programme de recherche « CODEV - Entreprises et développement », de l'Institut ESSEC Iréné, qui évalue notamment la performance sociétale des entreprises, en particulier Total au Nigeria, Rio-Tinto Alcan au Ghana, Veolia en Inde, Danone en Indonésie et au Mexique. Professeure de philosophie sociale et politique au Centre Sèvres, elle enseigne à l'École des Mines de Paris et à l'ESSEC. Elle est l'auteure de plusieurs ouvrages dont La Responsabilité éthique des multinationales (PUF, 2007), 20 Propositions pour réformer le capitalisme (codirigé avec G. Giraud, Flammarion, 2012), Éthique et entreprise (Éd. de l'Atelier, 2013, poche 2015).
    Livre publié avec le soutien de la fondation Un monde par tous et celui de l'Institut de Recherche de la Caisse des Dépôts

  • Un secret de famille, c´est fait de petites révélations, d´anecdotes, sans lien, chacun ajoutant sa part d´imaginaire, c´est pourquoi une biographie romancée s´imposait : je vous invite à découvrir Le secret de Marie Emilia et ce passé si proche sur la terre de mes ancêtres, la Guadeloupe.
    Qui était le père de Miriam Renoir, née en 1874 à Saint Pierre en Martinique ?

    Un homme politique français majeur au XIXème siècle, célibataire sans enfant, pourquoi il n´a pas reconnu l´enfant ? Comment la chose est possible, on sait qu´il n´est pas revenu aux Antilles depuis 1841 ?

    Qui était Marie Emilia ? Quel enseignement, quelle éducation donnait-on aux jeunes filles ? Comment vivait une mère célibataire issue d´une famille blancs- pays aux Antilles au XIXème siècle ?

    Ce livre répond aux questions.

  • En décembre 2008, les auteurs de cet ouvrage s´étaient réunis pour proposer un vaste programme de réformes. Qui sont-ils ? Des praticiens des marchés financiers, des cadres dirigeants d´entreprise, des économistes, des philosophes, des mathématiciens, des ingénieurs... Depuis lors, le « plus jamais ça » du G20 s´est mué en reprise du business as usual. Trois ans plus tard, la récession gagne, la zone euro est en danger, les fi nances publiques asphyxiées, le secteur bancaire en faillite... Pendant que les banques sont recapitalisées aux frais du contribuable, l´économie réelle est sacrifiée sur les autels de la finance dérégulée et de l´austérité budgétaire. Aussi ont-ils remis en chantier leur programme de réformes.
    De la transition énergétique et écologique au statut juridique de l´entreprise, de la titrisation au mandat de la Banque centrale européenne, du social business à la formation éthique, des marchés de matières premières au droit des brevets, des prix de transfert à l´investissement socialement responsable, ce livre trace un chemin à la fois cohérent, audacieux et réaliste.
    L´enjeu est de taille : voulons-nous construire une société sobre, défi nanciarisée et solidaire ?

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