• Tous collapsologues ? Très médiatisée depuis la fin de l'année 2019, la collapsologie vise à produire une réponse politique face à l'ampleur des crises écologiques cumulées. Ce courant militant disparate et encore peu stabilisé, qui puise ses justifications dans le registre scientifique et rencontre un succès éditorial et militant certain, suscite des réactions intellectuelles vives et composites. Parmi elles, conservateurs et progressistes s'accordent sur une dizaine d'arguments qui révéleraient l'inconséquence de la collapsologie : irrationalité, illégitimité de ses acteurs, psychologisation puérile, religiosité sectaire, dimension réactionnaire ou apolitique, perspective incapacitante... En décryptant ces accusations-clés, Bruno Villalba propose une contre-argumentation, révélant que de nombreuses objections sont en réalité sans fondements en raison de leur faiblesse démonstrative. L'originalité de son approche ? Une confrontation honnête et étayée qui permet tout à la fois de répondre aux limites de la critique, de clarifier les propositions de la collapsologie, mais aussi de mettre au jour certaines de ses lacunes théoriques et militantes.    

  • Le brusque confinement produit une réduction des lieux, des liens et des sons. La géographie quotidienne se recompose. Un autre temps s'invente. Les proches le deviennent vraiment. Et des mots pour maintenir les liens. 49 petites chroniques pour évoquer l'anxiété, la quiétude, les voix des autres, le chat, le jardin.

  • À la suite d'un AVC, l'auteur commence une série de balades en compagnie de Michel et de son petit chien, Itigo. Parcours initiatique entre un presque senior et un senior assumé et de son petit chien à travers les rues de leur quartier. Un récit de voyage de proximité, avec une découverte mutuelle, pudique, avec la rencontre d'autres gens, d'autres chiens ou chiennes, avec les rumeurs de la ville...
    Les petits riens qui animent le décor quotidien, rythmé par les confidences, les souvenirs et les railleries. Des marches qui sont autant d'occasion de croiser les vies, de combler les vides et d'imaginer le reste.

  • Le développement durable ne fait désormais plus débat ; en quelques années, il est devenu un nouveau lieu commun des discours des autorités politiques, économiques et morales. Un tel unanimisme recouvre-t-il réellement une même aspiration à créer un développement capable de faire face aux inégalités sociales ou aux crises environnementales ? Les contributions de ce livre évaluent les procédures d'appropriation du développement durable - comment les acteurs s'en saisissent et décrètent l'appliquer. L'appropriation est une reformulation du projet constitué par le DD, en opérant une réflexion critique permanente sur les intentions portées par le DD et ses modalités d'application. Ce travail d'appropriation est donc une réinterprétation des principes généraux du DD afin de les adapter aux savoir-faires des secteurs d'activité concernés. L'approche pluridisciplinaire (droit, science politique, économie, géographie, aménagement, anthropologie) permet de constater que l'appropriation permet une conciliation, a minima, de la durabilité avec les habitudes culturelles et professionnelles de chacun des acteurs étudiés. Dès lors, nous assistons à une normalisation du DD qui explique son usage intensif, alors même qu'il perd tout contenu subversif.

  • La question de l'impunité connaît aujourd'hui un net regain d'actualité. En son nom, les sociétés démocratiques fabriquent en permanence les frontières morales de leur intolérable. Agir impunément, c'est échapper à la sanction prévue par les normes positives ou morales. Pas d'impunité pour les jeunes casseurs de banlieue, pas d'impunité pour les violences policières, pas d'impunité pour les fraudeurs fiscaux, plus d'impunité pour le personnel politique. Inversement, l'impunité sera réclamée pour les lanceurs d'alerte, les faucheurs volontaires, les caricaturistes ; elle est régulièrement convoquée pour justifier les faits divers. L'impunité suscite des réactions contradictoires selon la nature des infractions et le statut de ceux qu'elle est censée protéger des éventuels châtiments. Mieux comprendre cette notion aux usages variables permet de raconter aussi bien nos inclinations au populisme punitif que nos aspirations à une société plus juste et démocratique, nos velléités d'échapper aux règles que nos besoins d'en produire de nouvelles.

  • Résumé :
    Chaque coup de palme compte.
    Plonger nous immerge dans une situation paradoxale : cela participe à notre émerveillement face à la nature mais contribuer aussi à la dégrader.
    Plonger n'est jamais sans conséquence sur les milieux marins, les littoraux et notre planète bleue.
    Plutôt que de se réfugier dans un déni confortable, il s'agit de faire face à notre responsabilité et agir.
    Insister sur l'importance de notre responsabilité, c'est valoriser la relation qui nous lie à ce monde fabuleux : son extrême vulnérabilité est aussi la notre.
    Notre émerveillement doit nous permettre de construire d'autres attitudes afin de réduire notre impact sur les océans.
    Que ce soit avant de plonger, pendant ou après, Vers une plongée durable présente des solutions que chaque plongeur.e peut décider d'adopter.
    Une autre manière de prolonger le lien si particulier qui nous relie au grand bleu.

    Bruno Villalba et Vianney Mascret
    Avec la participation d'Étienne Parmentier
    Préface de François Sarano, Fondateur et Président d'honneur de Longitude 181

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