• L'homme entretient avec la mort une relation très ancienne. Les restes fossiles humains exhumés lors de fouilles témoignent de pratiques funéraires très variées, qui peuvent être analysées selon des critères biologiques ou culturels. Aborder les relations entre les vivants et les morts dans les sociétés du passé, pour lesquelles nous n'avons pas de traces écrites, est un problème d'autant plus délicat que l'on remonte dans le temps. Des méthodes scientifiques précises ont été mises au point, qui se fondent essentiellement sur l'analyse de la disposition des restes humains et sur leurs relations avec les contextes archéologiques et sédimentaires environnants, constituant une véritable problématique de terrain.

  • L'homme de Neandertal a longtemps pâti d'un jugement négatif par rapport à Homo sapiens. Celui que les paléontologues considéraient généralement comme un être simiesque, fruste et attardé est pourtant à l'origine d'une riche culture matérielle, ainsi que des premières préoccupations esthétiques et spirituelles, notamment des sépultures. Les Néandertaliens ont définitivement disparu de la surface de la Terre il y a près de 30000 ans, avec l'arrivée, peut-être 10000 ans auparavant, sur les territoires où ils avaient évolué pendant des centaines de millénaires, de groupes d'hommes modernes. La raison de cette extinction et la question de la place des Néandertaliens au sein de l'évolution humaine sont l'objet de discussions passionnées... et passionnantes pour les Homo sapiens que nous sommes !

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