• "La géographie, ça sert, d'abord, à faire la guerre" (Yves Lacoste).La géographie a toujours été une préoccupation des princes et des stratèges. La connaissance de l'environnement physique, des itinéraires, des ressources, des cités fortifiées, des populations à administrer, notamment, est en effet un des fondements des conquêtes et de la gouvernance territoriale : c'est chose entendue depuis l'Antiquité - Sun Tzu, en particulier, y consacre de longs développements dans L'Art de la guerre et Jules César, dans La Guerre des Gaules, atteste de l'exploitation tactique du terrain dans la manoeuvre. Il a fallu cependant attendre le xixe siècle pour rationaliser les éléments de connaissances géographiques en Europe et assister à la naissance d'une géographie purement militaire : elle devient, parmi d'autres, un moyen de lutter contre l'occupation de territoires par les armées napoléoniennes.
    Engagements militaires sur plusieurs théâtres d'opérations, sécurisation du territoire national face à la menace terroriste, bouleversements géopolitiques et géostratégiques régionaux, cartographies des infections, des virus et des bactéries, gestion des catastrophes naturelles, appui à la connaissance des zones à reconstruire, connaissance des cultures locales... Aujourd'hui au coeur de la révolution numérique et cartographique, et forte de nouveaux outils de haute technologie - comme les satellites de navigation permettant la géolocalisation en temps réel -, la géographie militaire connaît de profondes mutations.
    Philippe Boulanger analyse ces changements avec maestria et nous guide dans ces territoires peu connus de l'historien, revenant sur l'invention de cette géographie spécifique, sur ses liens avec les opérations militaires et sur son avenir.

  • L'autre rive

    Daniel Boulanger

    Le comte Louis Palot de Fissat rêve plus qu'il ne travaille dans l'agence immobilière héritée de son grand-père. Au-dessus d'une cheminée où l'on ne fait jamais de feu : un paysage breton, beau ou laid, selon, et qui a satisfait tous les besoins d'évasion des Fissat. Louis tente en vain de s'arracher au sortilège de ce tableau en cherchant l'aventure dans des quartiers mal famés de Paris, en l'évitant lorsqu'elle survient...

  • Dans l'affaire du Bar du Pneu, à Paris, Omer a poignardé son ami Jos, vingt ans comme lui. Légitime défense ? Il ne saurait le dire et retourne à Anvers chez la veuve Bugle, instigatrice du coup. La redoutable et fascinante Célesta Bugle possède La Poupe et la Proue, une boîte près des docks. Omer, l'enfant trouvé, va connaître là d'inquiétantes délices. Plus tard, entre quatre murs, il notera son histoire, avec humour. L'écriture sera sa rédemption et lui rendra la raison qui, dit-il, s'amuse à souvent mettre un masque de folle, mais la veuve Bugle, la démentielle Célesta, reste à jamais l'étoile de ce nocturne.

  • Les dessous du procès Papon enfin révélés.Le 2 avril 1998, Maurice Papon est condamné à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l'humanité. Secrétaire général de la préfecture de Gironde entre 1942 et 1944, il a contribué à la déportation de milliers de Juifs entre Bordeaux et Drancy. Il restera le seul haut fonctionnaire français jugé pour sa participation à la collaboration de l'État de Vichy à la Shoah. Quels sont les dessous de ce verdict, fruit d'un combat acharné ?
    Avocat à l'initiative du procès, Gérard Boulanger revient sur les événements saillants ou méconnus qui ont jalonné cette procédure hors norme pendant vingt-trois ans, de 1981 à 2004. L'auteur passe en revue les multiples obstacles politiques et judiciaires qui ont dû être surmontés, les difficultés juridiques qu'il a fallu vaincre, mais surtout les nombreux secrets de ce procès qui n'ont encore jamais été révélés.
    Livrant ses souvenirs sur l'affaire, Gérard Boulanger en brosse aussi l'histoire avec minutie.

  • Il n'existe pas de consensus sur la meilleure méthode d'apprentissage de la lecture...
    Et si ce n'était pas une question de méthode ? La clé de la réussite en CP réside, pour l'auteur de cet ouvrage, dans ce que l'enfant a vécu entre 3 et 6 ans. Il est donc souhaitable de partir de l'enfant, de ses besoins, ses envies, ses savoir-faire et ceci dès le plus jeune âge. En matière d'apprentissage de la lecture, la question n'est pas : " Quelle est la meilleure méthode pour apprendre à lire au CP?" mais plutôt : "Comment donner à l'enfant dès son plus jeune âge les moyens de réussir au CP ? ".
    Françoise Boulanger ne propose pas une méthode mais une démarche d'accompagnement de l'enfant qui s'appuie sur les acquis récents de la psychologie cognitive, de la psycholinguistique et de la pédagogie. Ce livre est le fruit plus de trente ans d'expérience de terrain. Les enfants qui ont bénéficié de la démarche proposée, même en milieu très défavorisé, apprennent à lire et aiment lire, se trouvant ainsi mis à l'abri de l'échec scolaire.
    L'ouvrage fait également la synthèse des plus récentes études sur l'apprentissage de la lecture en éclairant les points de convergence et de divergence de la recherche avec les données empiriques.

  • La mondialisation est une notion théorique et une réalité, celle de l'après-guerre froide. Elle domine à la fois une grande partie des analyses en sciences sociales et les rapports économiques et politiques qui se tissent continuellement entre ses principaux acteurs, comme les États, les firmes multinationales et les organisations internationales. Malgré cette domination, jamais la mondialisation n'a été aussi sévèrement critiquée - souvent par les pays riches, les mêmes qui, a priori, devaient en retirer le plus de bénéfices. Elle a créé de vastes inégalités et des maux qui nous imposent la réflexion sur la conceptualisation de ce phénomène qui est toujours difficile à cerner.

    Le présent ouvrage rassemble les contributions de chercheurs du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) portant sur la mondialisation et trois de ses enjeux : le commerce, l'investissement et le travail. Il se présente comme un bilan des recherches des auteurs, mais aussi comme un outil visant à inciter et à faciliter l'établissement de liens de complémentarité entre les nombreuses études faites sur le sujet. La mondialisation est une réalité dont l'essence est globale. De son analyse effectuée dans cet ouvrage se dégagent de multiples liens interdisciplinaires.

    Éric Boulanger est codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est (OAE) et chargé de cours en politique asiatique et en relations internationales au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Il se spécialise dans l'économie politique asiatique et la politique intérieure et étrangère du Japon.

    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'UQAM, codirecteur de l'OAE et directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques. Ses recherches portent principalement sur les concepts, les méthodes et les outils de la géopolitique ainsi que sur les dynamiques géopolitiques en Asie du Sud-Est et de l'Est.

    Michèle Rioux est professeure titulaire au Département de science politique de l'UQAM et, depuis octobre 2011, directrice du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM). Elle s'intéresse, notamment, aux organisations internationales et à la gouvernance globale, aux firmes transnationales, à la concurrence, à la société de l'information, au régionalisme et à l'intégration économique.

  • Caporal supérieur

    Daniel Boulanger

    Qui n'a pas eu l'envie de détruire les témoins de sa faiblesse, et le Créateur qui a tout pensé, tout pesé, soudé la mort à la vie, n'a-t-il pas lui-même commis le crime parfait ? Quelle cité n'a pas un toit pour la victime et l'assassin, le sage et l'imbécile, la buse et l'alouette, le comptable et le conteur, le phallique et l'eunuque, et la ribambelle de bizarres qui font les fous à l'intérieur de chacun ? Quel cocher pervers les a embarqués dans le panier à salade et, la pipe au bec, les oublie dans sa fumée ? Les voici qui traversent Saint-Bastin au bord de la mer picarde, l'une des villes de mon libre tour de France. Comme les autres elle jette les feux d'un monde qui s'éteint. Daniel Boulanger.

  • Hommage à Héraldine ! Maîtresse d'elle-même et de l'Histoire, elle illustre cette manipulation des faits qui n'étonne plus personne. Elle sait que le boniment est le sel des jours et que l'Histoire est la nôtre : chacun doit la faire à son gré. Allant jusqu'à tourner à profit les dérives de sa santé, elle ignore le qu'en-dira-t-on et partage la réflexion de Montaigne : 'Je pense qu'il faut se prêter aux autres et ne se donner jamais qu'à soi-même.'

  • Talbard

    Daniel Boulanger

    Talbard la jurassienne a remporté le prix de 'La ville amène'. Il ne s'y passe rien que d'aimable, rien que de secret, jusqu'au jour où l'on vient y tourner un film à prétention tragique. Les habitants sont appelés à faire de la figuration. À cette annonce parue dans L'Informateur burgonde répond aussi une jeune femme des environs. Ainsi naîtra l'actrice, puis la comédienne Huguette Nacre, un nom qu'elle s'est donné et qu'elle rendra célèbre. Huguette aura de singulières façons d'apprendre à jouer, d'entrer dans la peau des autres. Par chance Talbard abrite des créatures qui s'y prêtent. Pendant quelques jours la cité tranquille est sens dessus dessous. Si Talbard tient à perdre la mémoire de cette révolution, la Nacre en garde le souvenir. La photographie des Talbardais sur les marches du théâtre a jauni, mais elle est toujours dans la loge parisienne de l'artiste. C'est son porte-bonheur.

  • Voici un livre d'amour. Chacune de ses pages se confond avec une rue, une place, un passage, une maison, un jardin de la ville. L'auteur y traque ses souvenirs et les secrets de ses concitoyens. Il y en a de toutes sortes, tendres ou scabreux, violents ou drôles, amers ou voluptueux, et comme les remparts sertissent le dédale des rues, le style de l'auteur fait de ces pages le plus surprenant des bijoux baroques.

  • Les noces du merle

    Daniel Boulanger

    "Ces courts récits tournent dans une lumière sensuelle. De l'enfance à l'âge d'homme, de la campagne à la ville, du monologue au dialogue, tout est sensation. Au plaisir des cinq sens s'ajoute la gloire d'un sixième qui les domine et les mêle, et qui est la volupté littéraire. Le merle siffle, s'arrête, recommence, sans ordre et sans prêche, dans l'immédiat, dans l'instant. Le gaspilleur ! Ainsi va l'homme en qui chante tout à coup un souvenir, perce une idée, éclate une image. Toujours surpris. Jamais à l'endroit où d'autres croient qu'il se trouve. Ces nouvelles sont autant de nids. Il y en a d'abandonnés. Il y en a de cachés, pleins d'oeufs et de duvet. Il y en a qui attendent le lecteur pour s'achever."

  • Le miroitier

    Daniel Boulanger

    Sans souci du qu'en-dira-t-on, délibérément à l'écart, mais sans orgueil, la cité d'Aussoy-sur-Orbe suit le conseil de Florian : 'Pour vivre heureux vivons caché.' La célébrer, c'est donc lui déplaire. Le miroitier Médard offre à chacun de ses concitoyens le miroir qui lui convient. Le sien, venu de sa famille, lui joue pourtant des tours... Il finit par avoir des doutes et des remords. Sa mère lui aurait-elle menti ? Le bonheur de tous ces drôles qui aiment tant se regarder est alors en danger. L'épouse Médard, danseuse polonaise en rupture de frontière, la seule étrangère, va sauver la ville. Elle sait que le mensonge est indispensable à la vie. Aussoy-sur-Orbe gardera son tic-tac intime, montre glissée dans un corsage polisson, loin du bruit, des honneurs, des charités truquées, des glorieux desseins et des désastres.

  • "La ville où le moindre passant est un centaure, toute ombre une sirène et le plus banal amour celui de la hautaine licorne n'est pas facile à trouver sur la carte. Elle date pour chacun de nous de la naissance du monde. Ses pierres connaissent la défaite, mais ses hommes non. Ils ont la fraîcheur de l'herbe." D. B.

  • Mélange, par son origine, d'éléments égéens et d'éléments indo-européens qui ont commencé leur fusion dès l'époque mycénienne - un millénaire avant l'époque classique - la religion grecque, qui reçut encore bien d'autres influences, a eu une évolution

  • Dès le chant du coq, Daniel Boulanger se met au travail, en artisan heureux. Les seize nouvelles qu'il nous donne aujourd'hui sont toutes éclairées par le reflet de ce bonheur fait d'angoisse, de lucidité, d'observations minutieuses. Ainsi se fait-il le porte-parole ou le témoin des vies les plus singulières : celle d'un humble et tendre ventriloque, d'un commissaire de police douloureux, d'une vieille fille hors du commun, d'une veuve, les uns et les autres toujours situés en porte à faux. S'il nous fait rire par ses étincelants traits d'écriture et son féroce humour, par la cocasserie des situations, il nous branche également - et dans le présent ouvrage plus encore que dans les précédents - sur les vertigineux à-pic de la psychologie des humbles, là où l'on finit par toucher les limites du néant, du meurtre, de la folie. Et n'oublions pas la guerre pleine de noires merveilles où seul se sauve du désastre celui qui ne possède que les routes.

  • "Toute ville est Babylone. Videz-la de ses habitants pour les mettre dans un livre, avec leurs parties fines et leurs drames, les murs s'effondrent, mais il reste l'arbre du conteur. Asseyez-vous à son ombre mêlée de soleil et la cité va renaître au chant des feuilles, selon le plan que vous déciderez." Quinze nouvelles : quinze fragments libres du monde d'un écrivain cruel et tendre, d'un enchanteur qui transfigure jusqu'aux plus humbles personnages : vieux célibataire sentimental, adolescents naïvement libidineux, petite bonne soumise aux appétits de son patron, couple lassé d'homosexuels, guérisseur douteux, évangéliste analphabète, centenaire plus que vivace, et tant d'autres.

  • L'enfant de boheme

    Daniel Boulanger

    Quatorze nouvelles de rythmes, d'éclairages et de tons divers. À travers de multiples personnages aux destins originaux, Daniel Boulanger nous dit comme toujours son amour un peu fou de la vie, son goût des choses et des êtres. Par ses traits aigus, ses raccourcis, il nous force à voir toutes les facettes du monde. Il souligne les paysages et les âmes, les plaisirs et les malheurs et toutes ces singularités passionnantes que nous prenions par mégarde pour la grisaille de la vie.

  • Un ete a la diable

    Daniel Boulanger

    Il arrive que l'on cherche ses lunettes, et on les a sur le nez. Le jeune avocat, héros de cette histoire, est en quête d'amour, et il l'a sous la main ! Sa dernière distraction sera ce voyage vers le bonheur sous le couvert d'un festival dans une ville que le soleil brûle jusqu'au rêve. Les femmes lui en feront voir de toutes les couleurs. Cette chronique pourrait s'intituler : Variations sur le désir, ou : Plaidoyer pour un coeur en travail.

  • Fouette, cocher !

    Daniel Boulanger

    Vingt-sept nouvelles de Daniel Boulanger. Rapides et brèves esquisses comme le premier texte, Fouette, cocher !, qui donne son titre alerte et cinglant au recueil... Des personnages humbles, provinciaux dont le destin semble anodin, sont campés en quelques pages. Ils ont presque tous une vie cachée et, à leur suite, le lecteur chavire dans leurs rêves, leurs fantasmes, dans l'au-delà. On trouve un cocher de fiacre, un notaire, un camarade de guerre, une cartomancienne, un pharmacien, un P.-D. G., un oiseleur, et bien d'autres encore... Sous la plume de Daniel Boulanger la réalité est aussi fascinante et envoûtante que le tableau de Paysage blanc qui clôt le recueil et recèle des richesses incomparables. Prix Goncourt de la Nouvelle.

  • L'alouette affolée raconte l'aventure d'un adolescent qui n'était pas né pour se battre mais qui, par amour de l'aviation, participa à l'une des plus grandes tragédies du XXe siècle. De la Tunisie au débarquement de Normandie en passant par Londres, Gilbert Boulanger découvre le monde par la guerre, avec ce qu'elle comporte de camaraderie, d'angoisse et de périls. Ses aventures, qu'elles soient militaires ou amoureuses, Gilbert Boulanger les raconte avec toute la candeur et la sensibilité d'un conteur et du jeune homme qu'il était alors.

  • L'engouement actuel pour les sciences humaines amène à multiplier les recherches dans ce domaine si varié. Mais l'intérêt même de ces thèmes et l'urgence des problèmes concrets à résoudre risquent de faire négliger les exigences méthodologiques nécessaires à l'établissement de conclusions sérieuses. Cet ouvrage décrit les grandes étapes par lesquelles doit passer une telle recherche et les principales difficultés rencontrées en cours de route. Son but est d'aider ceux qui, sans formation très technique, commencent un tel travail, et de permettre à d'autres d'estimer la validité des conclusions présentées. Mais l'étude scientifique de l'homme est-elle utile ou dangereuse ? À quelles résistances se heurte-t-elle ? Aboutit-elle à donner à certains hommes un pouvoir absolu sur les autres, ou au contraire à faire progresser toute l'humanité en montrant les voies libératrices des potentialités de chacun ? Avec confiance dans sa réalisation, l'auteur recentre la multiplicité des études actuelles autour d'un but commun recherché depuis l'antiquité : faire évoluer l'homme grâce à une meilleure connaissance de lui-même.

  • Ce sont les progrès de la psychiatrie infantile qui, au travers de tests projectifs, permettent désormais de dépister précocement les troubles du caractère chez l'enfant. En étudiant différents groupes d'enfants selon des critères variés : situations familiales, caractère anxieux ou agressif, intelligence, âge, etc. cette étude illustrée par de nombreuses planches de dessins, nous offre une analyse fine et permet de conclure sur les hypothèses d'une origine familiale.

  • Né du constat que les oeuvres rédigées par les femmes occupent une place marginale dans les corpus littéraires, Le bal des absentes propose de découvrir et de commenter différents titres d'auteures d'ici et d'ailleurs. Dans ce recueil de textes issus du blogue du même nom, Julie Boulanger et Amélie Paquet, deux professeurs de littérature au cégep, désirent mettre en valeur le travail des écrivaines, et offrir aux enseignant.e.s des alternatives aux oeuvres qui font autorité. Pieds de nez aux discours blasés et au cynisme ambiant, les textes célèbrent les femmes et leur littérature, le monde de l'enseignement, ainsi que les étudiants et les étudiantes qui découvrent, sous le regard conquis de leurs professeures, le pouvoir infini de la littérature.
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