Gallimard

  • L'autre rive

    Daniel Boulanger

    Le comte Louis Palot de Fissat rêve plus qu'il ne travaille dans l'agence immobilière héritée de son grand-père. Au-dessus d'une cheminée où l'on ne fait jamais de feu : un paysage breton, beau ou laid, selon, et qui a satisfait tous les besoins d'évasion des Fissat. Louis tente en vain de s'arracher au sortilège de ce tableau en cherchant l'aventure dans des quartiers mal famés de Paris, en l'évitant lorsqu'elle survient...

  • Dans l'affaire du Bar du Pneu, à Paris, Omer a poignardé son ami Jos, vingt ans comme lui. Légitime défense ? Il ne saurait le dire et retourne à Anvers chez la veuve Bugle, instigatrice du coup. La redoutable et fascinante Célesta Bugle possède La Poupe et la Proue, une boîte près des docks. Omer, l'enfant trouvé, va connaître là d'inquiétantes délices. Plus tard, entre quatre murs, il notera son histoire, avec humour. L'écriture sera sa rédemption et lui rendra la raison qui, dit-il, s'amuse à souvent mettre un masque de folle, mais la veuve Bugle, la démentielle Célesta, reste à jamais l'étoile de ce nocturne.

  • Caporal supérieur

    Daniel Boulanger

    Qui n'a pas eu l'envie de détruire les témoins de sa faiblesse, et le Créateur qui a tout pensé, tout pesé, soudé la mort à la vie, n'a-t-il pas lui-même commis le crime parfait ? Quelle cité n'a pas un toit pour la victime et l'assassin, le sage et l'imbécile, la buse et l'alouette, le comptable et le conteur, le phallique et l'eunuque, et la ribambelle de bizarres qui font les fous à l'intérieur de chacun ? Quel cocher pervers les a embarqués dans le panier à salade et, la pipe au bec, les oublie dans sa fumée ? Les voici qui traversent Saint-Bastin au bord de la mer picarde, l'une des villes de mon libre tour de France. Comme les autres elle jette les feux d'un monde qui s'éteint. Daniel Boulanger.

  • Hommage à Héraldine ! Maîtresse d'elle-même et de l'Histoire, elle illustre cette manipulation des faits qui n'étonne plus personne. Elle sait que le boniment est le sel des jours et que l'Histoire est la nôtre : chacun doit la faire à son gré. Allant jusqu'à tourner à profit les dérives de sa santé, elle ignore le qu'en-dira-t-on et partage la réflexion de Montaigne : 'Je pense qu'il faut se prêter aux autres et ne se donner jamais qu'à soi-même.'

  • Talbard

    Daniel Boulanger

    Talbard la jurassienne a remporté le prix de 'La ville amène'. Il ne s'y passe rien que d'aimable, rien que de secret, jusqu'au jour où l'on vient y tourner un film à prétention tragique. Les habitants sont appelés à faire de la figuration. À cette annonce parue dans L'Informateur burgonde répond aussi une jeune femme des environs. Ainsi naîtra l'actrice, puis la comédienne Huguette Nacre, un nom qu'elle s'est donné et qu'elle rendra célèbre. Huguette aura de singulières façons d'apprendre à jouer, d'entrer dans la peau des autres. Par chance Talbard abrite des créatures qui s'y prêtent. Pendant quelques jours la cité tranquille est sens dessus dessous. Si Talbard tient à perdre la mémoire de cette révolution, la Nacre en garde le souvenir. La photographie des Talbardais sur les marches du théâtre a jauni, mais elle est toujours dans la loge parisienne de l'artiste. C'est son porte-bonheur.

  • Voici un livre d'amour. Chacune de ses pages se confond avec une rue, une place, un passage, une maison, un jardin de la ville. L'auteur y traque ses souvenirs et les secrets de ses concitoyens. Il y en a de toutes sortes, tendres ou scabreux, violents ou drôles, amers ou voluptueux, et comme les remparts sertissent le dédale des rues, le style de l'auteur fait de ces pages le plus surprenant des bijoux baroques.

  • Les noces du merle

    Daniel Boulanger

    "Ces courts récits tournent dans une lumière sensuelle. De l'enfance à l'âge d'homme, de la campagne à la ville, du monologue au dialogue, tout est sensation. Au plaisir des cinq sens s'ajoute la gloire d'un sixième qui les domine et les mêle, et qui est la volupté littéraire. Le merle siffle, s'arrête, recommence, sans ordre et sans prêche, dans l'immédiat, dans l'instant. Le gaspilleur ! Ainsi va l'homme en qui chante tout à coup un souvenir, perce une idée, éclate une image. Toujours surpris. Jamais à l'endroit où d'autres croient qu'il se trouve. Ces nouvelles sont autant de nids. Il y en a d'abandonnés. Il y en a de cachés, pleins d'oeufs et de duvet. Il y en a qui attendent le lecteur pour s'achever."

  • Le miroitier

    Daniel Boulanger

    Sans souci du qu'en-dira-t-on, délibérément à l'écart, mais sans orgueil, la cité d'Aussoy-sur-Orbe suit le conseil de Florian : 'Pour vivre heureux vivons caché.' La célébrer, c'est donc lui déplaire. Le miroitier Médard offre à chacun de ses concitoyens le miroir qui lui convient. Le sien, venu de sa famille, lui joue pourtant des tours... Il finit par avoir des doutes et des remords. Sa mère lui aurait-elle menti ? Le bonheur de tous ces drôles qui aiment tant se regarder est alors en danger. L'épouse Médard, danseuse polonaise en rupture de frontière, la seule étrangère, va sauver la ville. Elle sait que le mensonge est indispensable à la vie. Aussoy-sur-Orbe gardera son tic-tac intime, montre glissée dans un corsage polisson, loin du bruit, des honneurs, des charités truquées, des glorieux desseins et des désastres.

  • "La ville où le moindre passant est un centaure, toute ombre une sirène et le plus banal amour celui de la hautaine licorne n'est pas facile à trouver sur la carte. Elle date pour chacun de nous de la naissance du monde. Ses pierres connaissent la défaite, mais ses hommes non. Ils ont la fraîcheur de l'herbe." D. B.

  • Dès le chant du coq, Daniel Boulanger se met au travail, en artisan heureux. Les seize nouvelles qu'il nous donne aujourd'hui sont toutes éclairées par le reflet de ce bonheur fait d'angoisse, de lucidité, d'observations minutieuses. Ainsi se fait-il le porte-parole ou le témoin des vies les plus singulières : celle d'un humble et tendre ventriloque, d'un commissaire de police douloureux, d'une vieille fille hors du commun, d'une veuve, les uns et les autres toujours situés en porte à faux. S'il nous fait rire par ses étincelants traits d'écriture et son féroce humour, par la cocasserie des situations, il nous branche également - et dans le présent ouvrage plus encore que dans les précédents - sur les vertigineux à-pic de la psychologie des humbles, là où l'on finit par toucher les limites du néant, du meurtre, de la folie. Et n'oublions pas la guerre pleine de noires merveilles où seul se sauve du désastre celui qui ne possède que les routes.

  • "Toute ville est Babylone. Videz-la de ses habitants pour les mettre dans un livre, avec leurs parties fines et leurs drames, les murs s'effondrent, mais il reste l'arbre du conteur. Asseyez-vous à son ombre mêlée de soleil et la cité va renaître au chant des feuilles, selon le plan que vous déciderez." Quinze nouvelles : quinze fragments libres du monde d'un écrivain cruel et tendre, d'un enchanteur qui transfigure jusqu'aux plus humbles personnages : vieux célibataire sentimental, adolescents naïvement libidineux, petite bonne soumise aux appétits de son patron, couple lassé d'homosexuels, guérisseur douteux, évangéliste analphabète, centenaire plus que vivace, et tant d'autres.

  • L'enfant de boheme

    Daniel Boulanger

    Quatorze nouvelles de rythmes, d'éclairages et de tons divers. À travers de multiples personnages aux destins originaux, Daniel Boulanger nous dit comme toujours son amour un peu fou de la vie, son goût des choses et des êtres. Par ses traits aigus, ses raccourcis, il nous force à voir toutes les facettes du monde. Il souligne les paysages et les âmes, les plaisirs et les malheurs et toutes ces singularités passionnantes que nous prenions par mégarde pour la grisaille de la vie.

  • Un ete a la diable

    Daniel Boulanger

    Il arrive que l'on cherche ses lunettes, et on les a sur le nez. Le jeune avocat, héros de cette histoire, est en quête d'amour, et il l'a sous la main ! Sa dernière distraction sera ce voyage vers le bonheur sous le couvert d'un festival dans une ville que le soleil brûle jusqu'au rêve. Les femmes lui en feront voir de toutes les couleurs. Cette chronique pourrait s'intituler : Variations sur le désir, ou : Plaidoyer pour un coeur en travail.

  • Fouette, cocher !

    Daniel Boulanger

    Vingt-sept nouvelles de Daniel Boulanger. Rapides et brèves esquisses comme le premier texte, Fouette, cocher !, qui donne son titre alerte et cinglant au recueil... Des personnages humbles, provinciaux dont le destin semble anodin, sont campés en quelques pages. Ils ont presque tous une vie cachée et, à leur suite, le lecteur chavire dans leurs rêves, leurs fantasmes, dans l'au-delà. On trouve un cocher de fiacre, un notaire, un camarade de guerre, une cartomancienne, un pharmacien, un P.-D. G., un oiseleur, et bien d'autres encore... Sous la plume de Daniel Boulanger la réalité est aussi fascinante et envoûtante que le tableau de Paysage blanc qui clôt le recueil et recèle des richesses incomparables. Prix Goncourt de la Nouvelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La dame de coeur

    Daniel Boulanger

    Zoé la cartomancienne meurt, remplacée dans sa roulotte par sa nièce Marthe qui, bien que dépourvue des dons de voyante, s'emploie à prédire à la clientèle et selon sa fantaisie (qui est grande) un avenir heureux. Elle vit avec Marcel, paresseux qui se fait tour à tour pompiste, agent immobilier, acteur publicitaire pour échapper au chômage. Tous deux s'aiment passionnément dans l'alternance des coups et des étreintes, entre les visites des clients les plus singuliers tels que Dupérier le tendre, Polard le traqué, la belle Liverpool guettant l'héritage d'un oncle d'Angleterre, bien d'autres ! Ce monde hétéroclite et grouillant, assoiffé d'en savoir long sur l'avenir intouchable, joue à mentir joyeusement et jette la poudre aux yeux pour masquer la terne réalité de la vie. Ainsi la roulotte de Tante Zoé devient-elle une sorte de théâtre où se déroule un vaudeville grave avec ses tours de passe-passe, ses trahisons pour pleurer et rire, ses dérobades incessantes. Un style étincelant et drôle fait de Daniel Boulanger, violent éclairagiste de cette foire, un sorcier de l'écriture.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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