• À la recherche des origines historique de la France.Cette enquête historique s'inscrit dans un débat de fond, souvent houleux, qui s'est développé en France au cours de la décennie écoulée : celui des racines et de l'identité françaises, un débat qui n'est pas achevé et semble dans une impasse aux yeux de l'auteur.
    Son ambition est de passer de la polémique à l'histoire, en abattant nombre d'idées reçues qui font obstacle à une compréhension claire et raisonnée du sujet. À partir de quand la France commence-t-elle d'être la France ? Quels sont les critères qui définissent le pays ? Le nom ? La langue ? Les paysages ? Les frontières ? Le patrimoine ? Les arts ? Les héros ? La mémoire ? Un récit national ?
    L'auteur, suivant les pistes gauloise, franque et d'autres, plus récentes, détricote l'ensemble des poncifs généralement admis et montre que la naissance du pays est continue. Une gestation et non une révélation permise par le retour à la longue durée, sans préjugés ; afin d'éclairer le présent à la lueur du passé, et non le déformer. Une synthèse pédagogique et historique qui faisait défaut.

  • Et si la chute de l'Empire romain n'avait jamais eu lieu ?La chute de l'Empire romain est une des données majeures de la culture occidentale, mais nul ne saurait la situer ni l'expliquer clairement. La recherche historique, dont la production sur le sujet a été très abondante ces dernières années dans plusieurs pays, met continuellement en question l'existence de causes, réelles et profondes, à ce phénomène. La locution " une histoire sans fin " indique à la fois qu'il n'y eut pas de chute de l'Empire romain et que, pourtant, les historiens ne cessent de la commenter. Peut-on alors parler d'une chute sans causes ? Ce paradoxe troublant est dû à ce que ces explications causales reflètent beaucoup plus les préoccupations actuelles (emprise du religieux, problèmes migratoires, crise économique, affaiblissement démographique...) que celles du passé. En d'autres termes, l'événement a été façonné et continue d'être entretenu comme une évidence pour servir d'épouvantail aux peurs d'aujourd'hui, saturées par l'idéologie du déclin. Le livre montre que la " chute " de l'Empire romain fut un très long processus de transformation, imperceptible, non réductible à un événement unique. Par conséquent, passer en revue ces fameuses causes, but de l'auteur, l'amène à dégonfler de manière salutaire un certain nombre de fantasmes et à entièrement reconsidérer la question. Un regard historique original et décalé sur une question complexe et qui continue à fasciner.

  • Théodose

    Bertrand Lançon

    Un empereur méconnu et controversé, le dernier "grand" de la Rome Antique replacé dans son contexte et sa vérité.
    Théodose est un militaire espagnol qui a régné quinze ans sur l'Orient romain (379-395), tout en ayant une autorité tutélaire sur l'Occident de 383 à 395. Il est le premier empereur romain qui ait régné en étant baptisé dans le catholicisme défini au concile de Nicée de 325. Le Théodose que l'on connaît aujourd'hui est un empereur sculpté par les idéologies de sa postérité, qui l'ont façonné en deux figures divergentes. Pour les uns, il est Théodose le Grand - appellation qu'il reçut du concile de Chalcédoine de 451 -, car il est l'empereur qui fit fermer les temples et interdire les cultes païens, qui réprima les apostats et les adversaires du catholicisme nicéen, jugés hérétiques. Cela tout en étant victorieux des barbares et des usurpateurs. Pour les autres, il est l'empereur liberticide qui a mis fin à la liberté religieuse instaurée par Constantin par la lettre de Milan de 313, qui a muselé par des édits répressifs les Romains qui n'étaient pas catholiques, un empereur sanguinaire de surcroît. Il ne fait pas de doute que Théodose incarne l'ancrage du catholicisme à la tête de l'État romain. Au-delà de la question religieuse, on n'a pas assez vu en lui l'Espagnol, général fils de général, militaire victorieux, restaurateur de la paix avec les Perses et les barbares par la diplomatie. On n'a pas vu non plus l'empereur lié, voire embarrassé, par son baptême dans l'exercice du pouvoir, tentant de trouver une cohabitation politique avec les évêques, dans un empire qui connaît une floraison intellectuelle sans précédent. L'hypothèse audacieuse qu'avance ce livre est que Théodose abandonna les pouvoirs religieux que possédaient traditionnellement les empereurs romains depuis Auguste, si bien qu'une dévolution des rôles s'est esquissée entre empereur et évêques, pour engendrer un embryon de séparation entre l'Église et l'État.

  • « L'Empire romain était trop vaste à gouverner », « L'Empire, c'est la paix romaine », « Les Romains avaient la passion des jeux sanglants », « L'Empire romain a persécuté les chrétiens », « Constantin est le créateur de l'Empire chrétien », « L'Empire tardif, c'est la décadence », « Tous les chemins mènent à Rome » ... Spécialiste de la période tardive de l'Empire romain, l'auteur revient ici sur les nombreux clichés, d'Astérix à nos souvenirs d'apprentis latinistes, en passant par les péplums, que ces Romains n'ont cessé de susciter.

  • « Les premiers chrétiens étaient contemporains de Jésus », « Paul est le fondateur du christianisme », « La langue des premiers chrétiens est le latin », « Les premiers chrétiens méprisaient le corps et la sexualité », « Les premiers chrétiens étaient pauvres », « Le christianisme a causé la chute de l'Empire romain » ... Les auteurs nous convient ici à un voyage aux origines de la chrétienté et analysent les nombreux clichés qui ont fait florès au cours des siècles.

  • Constantin fait incontestablement partie de ces chefs d´État qui ont fait l´Histoire. Bien au-delà de l´Empire romain, il a, durant les trente ans de son règne, marqué l´Occident tout entier.  Car sans lui, parlerait-on des « racines chrétiennes de l´Europe » comme d´une sorte d´évidence ? C´est à cet homme de pouvoir, aussi inspiré que controversé, qu´on doit des rapports inédits entre le politique et le religieux, et le glissement du pouvoir impérial traditionnel vers des formes à la fois solides et vulnérables, mais, dans tous les cas, durables.  Réformateur, guerrier, législateur et bâtisseur - il fonde une seconde Rome, Constantinople -, le premier empereur romain chrétien n´est pas la figure révolutionnaire ou ambiguë que l´on a pu dépeindre : son action novatrice se conjugue intimement avec la tradition augustéenne dans laquelle s´ancrent ses lois et l´exercice de son pouvoir, en Occident comme en Orient.  À travers légende noire et légende dorée, ce livre s´attache à révéler un homme en quête d´une nouvelle forme de romanité sous le signe de l´unité, de la paix et de la foi.  Bertrand Lançon se consacre aux aspects culturels et religieux de l´Antiquité tardive. Il a publié, entre autres, Le monde romain tardif et Rome dans l´Antiquité tardive.  Tiphaine Moreau étudie le IVe siècle. Elle est l´auteur de Cents fiches d´Histoire romaine et, avec Bertrand Lançon, des Premiers chrétiens.

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