• La nouvelle édition de cet ouvrage, qui présente les notions et thèmes essentiels des sciences économiques, s'enrichit de nouvelles fiches présentant les grands enjeux économiques à venir : démondialisation, population et environnement, stagnation économique. Outil indispensable pour réussir les examens et concours, ce Maxi Fiches comprend également un glossaire étoffé des notions les plus récentes (bitcoin, silver economy, Brexit...) et des conseils pour la dissertation. 

  • Les politiques économiques désignent l'ensemble des interventions des pouvoirs publics en vue de corriger des « déséquilibres » économiques jugés dommageables. A court terme, les corrections économiques peuvent concerner un soutien à apporter à la croissance, la création d'emploi, la stabilisation des prix, l'équilibrage des relations extérieures. A plus long terme d'autres enjeux apparaissent : protection de la planète et soutenabilité du développement économique, répartition des revenus et du patrimoine, orientation sectorielle de l'économie, bon fonctionnement des marchés, contrôle des relations avec les autres économies. Cet ouvrage propose une vue d'ensemble de ces politiques dans un langage clair et sans formalisation mathématique afin d'aider les étudiants à assimiler les enjeux d'économie politique. 

  • Peut-on penser le pouvoir sans l'associer à des réseaux ? Comment analyser autrement le développement de l'économie de marché, de l'entreprise à la mondialisation, et expliquer différemment le rôle de la finance dans l'émergence du capitalisme moderne? Comment interpréter la nature du pouvoir dans l'éducation et la culture sans parler des réseaux qui les irriguent au même titre que ceux qui façonnent la politique, de l'échelon local à celui de la société internationale ? C'est à ces questions qu'une équipe d'historiens, d'économistes et de politistes tente d'apporter une réponse dans une approche disciplinaire traversant les époques, du XVIIIe siècle à aujourd'hui, et associant les réalités françaises aux problématiques européennes, impériales et transnationales. Partant d'une définition commune de la notion de réseaux à la fois comme articulation entre des structures et comme lien entre des personnes, la vingtaine d'études ici rassemblées explore le rôle de ces mécanismes au coeur de multiples zones de pouvoir : la banque, l'entreprise, le commerce international, la culture, l'Etat ou la domination coloniale. Chaque contributeur l'a fait de manière distincte, soit au travers d'études de cas soit par le biais de synthèses plus larges. Mais, derrière cette diversité d'analyse, il existe une exigence méthodologique collective qui donne toute sa pertinence et toute sa cohérence à cet ouvrage : partir des faits concrets pour aboutir à une réflexion thématique globale. Au bout du compte, il en ressort la confirmation du postulat initial de ce livre : l'interpénétration du pouvoir et des réseaux. Une intégration dont les formes ont évolué dans la durée et qui a réussi à se pérenniser, portée qu'elle est par les modes de représentation spécifiques aux sociétés occidentales.

  • Depuis l'Ancien Régime, la France doit faire face à l'émergence de nouveaux compétiteurs qui attaquent ses productions traditionnelles. La différenciation des produits et l'amélioration de leur qualité vers le haut de gamme peuvent être des solutions efficaces pour réussir dans le cadre d'une libéralisation des échanges internationaux et d'une concurrence mondialisée. La montée en gamme apparaît comme un enjeu crucial que l'histoire économique peut éclairer. En effet, le made in France évoque l'histoire d'un produit, d'une entreprise, d'un territoire mais également la mobilisation de savoir-faire uniques et ancestraux. Issu d'un colloque international et pluridisciplinaire, cet ouvrage s'attache à comprendre les spécialités du commerce extérieur français du XIXe au XXIe siècle, en regard du dynamisme de ses voisins, allemand notamment. Il interroge en outre le succès des « articles de Paris », des parfums et vins français, des entreprises familiales françaises du luxe mais également des montres suisses, des créateurs et créatrices de mode italiens et de l'industrie automobile allemande. Enfin, il invite à repenser les notions de terroir, de cluster (réseau d'entreprises locales) ou encore de marque.

  • La Banque de France a obtenu en 1993 son indépendance de jure, rompant ainsi avec une histoire biséculaire, où se mêlaient tutelle gouvernementale institutionnelle et marges de manoeuvre effectives plus ou moins larges. Vieille question donc que celle des relations complexes État-Banque d'émission, au coeur desquelles se découpent les contours du pouvoir monétaire.
    Historien et économiste de formation, Bertrand Blancheton reprend le débat, muni de sources et de questions nouvelles. Il retrace les évolutions de l'autonomie, "le seul mot qui convienne, plutôt que celui d'indépendance" ( Jean Bouvier ) de la Banque lors de la période de forte instabilité (1914-1928) qui, du fait du choc de la Première Guerre mondiale, ébranle pendant plus d'une décennie les assises du pouvoir monétaire et financier. On y suivra les épisodes multiples et mouvementés de l'affrontement entre la Banque de France et son gouverneur d'une part, le ministère des Finances et le gouvernement d'autre part, "ces deux moitiés de Dieu, le Pape et l'Empereur", selon l'heureuse image formulée en janvier 1949 par le nouveau gouverneur, Wilfrid Baumgartner. Lauteur y développe une vraie thèse, à savoir que l'importance des besoins financiers de l'État scande les fluctuations de l'autonomie de la Banque. Alors que l'on célèbre aujourd'hui les vertus de l'indépendance des banques centrales, l'ouvrage détaille, par-delà les tensions entre pouvoir financier et monétaire, les enjeux économiques, politiques et sociaux de la maîtrise de la monnaie, à l'heure où la France devait affronter les grands ébranlements du premier XXe siècle.

empty