• Sur les 35 000 Canadiens français engagés dans la Première Guerre mondiale, très peu ont raconté leur expérience. Bernard Andrès s'est penché sur les rares témoignages de combattants venus du Québec pour défendre la France. Un sens étonnant de l'humour et de la dérision permet de survivre aux horreurs de la guerre. Ils se moquent des bombes et d'une hiérarchie militaire parfois méprisante à leur égard. Satires, parodies, humour noir et caricatures circulent dans les tranchées où se terre la mort. Bernard Andrès se fait l'écho, pour la première fois, de cette guerre vue d'en bas, sourire en coin.
    GAGNANT du prix du livre d'humour de résistance 2019

  • Prix Gabrielle-Roy 2012
    de l'Association des littératures canadienne et québécoise
     
    L'origine des lettres québécoises remonte au xviiie siècle. Ce patrimoine littéraire longtemps négligé par les historiens concerne les représentations du Canadien par les Européens durant la Nouvelle-France, mais aussi les premiers textes conçus et diffusés par les Canadiens eux-mêmes dans la nouvelle province du Québec, puis au Bas-Canada. Au lendemain de la Conquête anglaise, chansons, récits, poèmes, mémoires et polémiques, mais aussi productions théâtrales animent le paysage culturel, alors que grondent les révolutions américaine et française.  
    « Bernard Andrès partage son érudition au gré d'une plume généreuse et légère, imagée et vivante, qui fait que ses Histoires se lisent effectivement comme des histoires, tout en nous faisant pénétrer dans les sources de ce qui allait devenir la culture et la littérature canadiennes-françaises puis québécoises. Ouvrage savant en même temps que lisible par le grand public, il révèle des pans des lettres canadiennes-françaises qui contribuent à mettre en lumière la façon dont une culture se constitue, historiquement et institutionnellement. » - Le jury du prix Gabrielle-Roy

  • L'origine des lettres québécoises remonte au XVIIIe siècle. C'est ce que révèle ce travail archéologique sur un patrimoine littéraire longtemps négligé par les historiens : les représentations du Canadien par des Européens dans les dernières décennies de la Nouvelle-France, mais aussi les premiers textes conçus et diffusés par les Canadiens eux-mêmes dans la nouvelle Province de Québec puis au Bas-Canada.
    La figure du fier et indiscipliné Canadien parfois assimilé au « Sauvage » traverse en Nouvelle-France les écrits de Lahontan, de Lafitau, de Charlevoix et de Mgr de Saint-Vallier. Elle hante aussi les récits de Beauchêne, de Lesage et de Voltaire, comme les témoignages de Kalm, de Montcalm, de Bougainville et de madame Bégon. Mais cette dernière est canadienne et c'est de l'intérieur qu'elle livre alors son point de vue sur ses compatriotes.
    Au lendemain de la Conquête anglaise, les lettrés canadiens prennent eux-mêmes la plume pour défendre leurs intérêts et résister à l'assimilation. L'imprimerie et les premières gazettes leur fournissent de nouvelles armes dont ils tirent parti en s'initiant aux « Belles lettres » et à la politique. Chansons, récits, poèmes, mémoires et polémiques, mais aussi productions théâtrales animent le paysage culturel, alors que grondent les révolutions américaine et française. Les plus hardis connaissent la prison. Dans cette première génération d'écrivains se côtoient des Canadiens de naissance comme Saint-Luc de La Corne, Mézières, Bailly de Messein et Plessis, mais aussi des Français installés à demeure, comme Mesplet, Jautard, De Sales Laterrière et Du Calvet.
    Egalement romancier, Bernard Andrès choisit ici de nous raconter leur histoire et leurs histoires. Il offre, dans cet essai qui constitue l'aboutissement de vingt années de recherches, une synthèse de ses travaux, en concluant sur le passage de la génération de la Conquête à celle des Patriotes.

  • 1812-1814 : une guerre fondatrice pour le Canada? C'est ce qu'avance en 2012 le gouvernement fédéral dans ses commémorations du bicentenaire. Mais qu'en fut-il vraiment pour les Voltigeurs canadiens qui, sous les ordres de Charles-Michel d'Irumberry de Salaberry, repoussèrent l'invasion américaine? Un témoignage direct et souvent critique sur cette guerre nous permet de revivre l'évènement au jour le jour et de mieux comprendre la mentalité des Canadiens engagés dans la bataille.
    Le journal de campagne et la correspondance que nous proposons ici sont le fait d'un jeune capitaine des Voltigeurs : Jacques Viger. À vingt-six ans, celui qui deviendra le premier maire de Montréal a déjà collaboré au journal Le Canadien. Bien avant de présider la Société Saint-Jean-Baptiste, Jacques Viger figure au centre d'un important réseau familial, culturel et politique au Bas-Canada. Les lettres qu'il adresse à son épouse, Marguerite de La Corne-lennox, font les délices du salon littéraire qu'elle anime à Montréal. Les Viger y côtoient les Cherrier, les Lartigue et les Papineau, dont Louis-Joseph, futur chef du parti Patriote.

  • Fruit de 10 ans de recherche, cette fresque de plus de 800 pages raconte l'histoire d'un aventurier, Pierre de Sales Laterrière, dont la noblesse des origines inspire tout le comportement. Véritable tableau d'époque, ce livre nous plonge au coeur du 18e siècle dans la vie d'un homme qui vivra une relation tumultueuse avec une femme mariée et qui exercera plusieurs métiers.


    Le " Laterrière " d'Andrès nous sera révélé par le biais d'une écriture vive et passionnée renfermant toute une vision de l'Histoire et de faits connus ou récemment découverts par l'auteur.


    Divisé en trois parties, ce roman raconte en détail la vie du personnage depuis sa jeunesse dans son pays d'origine, le sud de la France, à son entrée en terre canadienne. Tour à tour directeur des Forges du Saint-Maurice, premier médecin diplômé à Harvard, accoucheur révolutionnaire, défenseur des sages-femmes, commerçant bien avisé, on le suivra de Québec à Montréal jusqu'à son exil à Terre-Neuve à cause de fumeuses accusations concernant son rôle au temps des incursions américaines en territoire canadien.


    Dans la dernière partie, on se délecte de voir rappeler beaucoup de faits lourds de conséquences en provenance de l'Église : la lutte des curés contre l'école; l'Université McGill qui sera fondée à Montréal plutôt que l'Université Sanguinet; le débat de la Gazette sur Colas et Colinette, la comédie de Quesnel, notre premier dramaturge; ou encore pourquoi l'église des Éboulements a été bâtie en haut de la côte, alors que les villageois vivaient en bas...


    Un récit qui regorge donc de rappels et de précisions sur l'époque, la narration faisant pour chaque découpage spatio-temporel une belle synthèse des idées et des faits historiques, le tout emmêlé à l'aventure toujours recommencée d'un homme à la recherche de sa terre d'élection. Bref, un roman historique comme on les aime!

  • Formidable chassé-croisé entre le Québec et Cuba, Fidel, d'Iberville et les autres est une pure fantaisie littéraire qui emprunte les voies de l'humour, du suspense et de la dérision pour tisser des liens entre un héros de la Nouvelle-France mort à Cuba et Fidel Castro ! Dans cet exercice de haute voltige, où le réalisme magique est au mieux, Bernard Andrès vous propose ni plus ni moins qu'une chasse-galerie menée tambour battant, qui vous projettera jusqu'à la dernière page, c'est-à-dire jusqu'au dernier piège...


    À cheval sur deux pays et deux époques, ce roman galope allègrement. Il nous entraîne de La Havane à la Côte-Nord du Québec, sur les traces d'un certain d'Iberville et, surtout, d'un incertain Fidel. Comment savoir lequel est lequel, du personnage historique et du mort-vivant? Trois cents ans après la mort de Pierre Le Moyne d'Iberville dans la péninsule, Cuba fête les 80 ans du Lider Maximo. Dans le flux d'information et de désinformation qui déferle sur La Havane, un agent secret canadien tente de tirer l'affaire au clair. Peine perdue. Le voilà piégé dans une incroyable affaire d'enlèvements, de clones et de sosies démultipliés, sur fond de crise politique et de guerre contre le terrorisme. José Marti, le Che, la CIA, les dissidents et le FLQ montrent le bout du nez. Qui tire les ficelles? Et voilà que s'en mêlent et s'emmêlent tous les héros de la Revolución, dans une farandole échevelée...

  • Le mythe est un type singulier de représentations collectives qui se prête aux définitions les plus diverses et les plus contradictoires, aussi bien dans la littérature scientifique que dans la langue courante. Son impressionnante capacité de renouvellement en fait un sujet d'étude fascinant, que chacun des auteurs de ce collectif explore à sa façon, en mettant l'accent sur l'adaptation américaine de ce concept ainsi que sur les fonctions qu'il a remplies dans des conjonctures très diverses.

    Une analyse riche et foisonnante qui donne à voir quelques-uns des multiples visages que peut emprunter le mythe.

    Le mythe revêt de nombreuses figures : chimère inoffensive, héros tragique ou comique, vedettariat de type hollywoodien, illusion méthodiquement entretenue sur soi-même ou sur les autres, falsification pernicieuse pouvant à la limite conduire à des délires et des atrocités collectives, utopie, phobie, croyance religieuse ou autre, idéal très noble pour lequel on va jusqu'à risquer ou sacrifier sa vie, configuration symbolique indispensable, au coeur de toutes les cultures. Parmi toutes ces acceptions, celles qui assimilent le mythe à une affabulation, à un mensonge ou à une pensée fausse dominent, et de loin, les imaginaires contemporains. En dépit de cette tendance - ou à cause d'elle? - les auteurs de ce collectif ont pris le parti de revoir le concept sous l'angle américain en montrant comment, dans divers contextes d'hier et d'aujourd'hui, le mythe pénètre et soutient la vie collective, souvent à l'insu sinon à l'encontre des acteurs eux-mêmes. La polyvalence et la flexibilité du mythe n'auront jamais été plus manifestes.

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