• Disparitions, triangles amoureux et physique quantique s'entremêlent dans ce roman psychologique mystérieux.

    La découverte d'un cadavre exhume du passé les forces qui unissaient une mathématicienne, un psychanalyste et un chercheur en littérature autour d'une expérience de pensée sur les mondes possibles. Mais ces forces d'attraction, est-on certain qu'elles aient bel et bien existé?

    Dans La valeur de l'inconnue, Cassie Bérard emprunte aux théories contemporaines de la « narration extrême » pour créer une intrigue aux multiples déviations où l'incommunicabilité épuise les relations. Et si une menace n'avait pas surgi pour déclencher le conflit? Et si on s'était quitté au lieu de se détruire?

  • C'est suite à un séminaire en création littéraire sur l'écriture, la suspicion et la fiction que Cassie Bérard, professeure en études littéraires, a eu envie de partager les textes des étudiant.e.s à la maîtrise et au doctorat qui y ont participé. Les fictions qui ont été écrites dans ce contexte ont donné lieu à un imaginaire propre, celui de l'inquiétude. La qualité des voix qui se révèlent ici, dans certains cas pour une première publication, démontre que la chimie qui a opéré au cours de ce séminaire était véritablement hors normes, et laisse présager l'émergence de nouveaux talents à suivre de près.
    Avec des textes de :
    Cassie Bérard (directrice), Jennyfer Chapdelaine, Marie-Ève Fortin-Laferrière, Alizée Goulet, Marie-Pier Lafontaine, Jean-Philippe Lamarche, Catherine Anne Laranjo, Julie Roy, Joëlle Turcotte et Élise Warren.

  • L'equilibre Nouv.

    L'equilibre

    Berard Cassie

    Dans un futur rapproché, le Parti citoyen est élu sur la base d'une promesse: instaurer le régime de l'équilibre et révolutionner le système carcéral. Les dérives pénitentiaires ont pavé la voie à un nouveau modèle dans lequel les prisons sont désormais des unités individuelles logées sur le terrain de citoyens choisis au hasard.

    Dix ans après la mise en place de ce système novateur, l'heure est à la réforme. Or le système semble craquer de partout et des évasions de prisonniers se multiplient.

    Estelle est chargée d'enquêter sur certaines évasions récentes. Investie corps et âme dans son travail, alors même que sa partenaire de vie souffre d'un cancer avancé, elle tentera de dénouer les fils d'une fascinante intrigue qui tiendra le lecteur en haleine. Par quelles failles ces évasions se produisent-elles ?

    Avec sa plume minutieuse, Cassie Bérard propose un voyage inédit dans la psyché collective de la punition et de la responsabilité, qui fait de L'équilibre un polar dystopique extrêmement efficace.

  • Accéder à une conscience trouble devant un monde qui déraille. Habiter la pensée d'un homme, tressée d'images d'une langue riche et audacieuse. Se laisser emporter dans une quête improbable. Se demander si, à trop écouter cette voix, on n'en perd pas de vue la vérité. Un roman d'une très inquiétante étrangeté...

    Mais qui est donc cette « morte du métro » qui obsède Albert ? Où a-t-il vu cette femme avant ? Qu'a-t-elle voulu lui dire ?

    Albert tente de retrouver la morte, du moins un peu de ce qu'elle a laissé derrière. Il rencontre plusieurs imposteurs qui l'entraînent sur de mauvaises pistes, se méprend sur les noms, les identités, se met à douter des images, des lieux, même des faits. Tandis qu'il s'égare dans le passé d'une morte, il poursuit inconsciemment une quête de vérité sur lui-même et découvre tout un pan de sa vie érigé en trompe-l'oeil.

  • Automne 2012. Les citoyens de la ville d'Asbestos se réjouissent de la relance de la mine d'amiante annoncée par le gouvernement. Tant les petits commerçants que les artisans et les chômeurs se massent à l'entrée du moulin en quête d'un emploi. Jour après jour, leur colère s'intensifie devant le silence des dirigeants. Bientôt, la fureur se transforme en révolte. Au même moment, une série de noyades inexplicables bouleversent la région de l'Estrie. On retrouve les cadavres de plusieurs enfants flottant dans les lacs, les piscines et les baignoires. Jacinthe, qui fuit Québec pour s'installer à Asbestos dans la maison de ses grands-parents, décide de faire la lumière sur ces drames inexplicables. Ravivant d'anciennes blessures au point de frôler la folie, elle cherche des réponses dans les murs des sous-sols.

  • Ce numéro de la revue Voix et images s'intéresse à l'espace démocratique dans la littérature québécoise contemporaine. « Plutôt que de considérer la littérature comme un reflet fidèle des débats politiques qui agitent l'espace public [...] [les collaborateurs et collaboratrices tentent] de saisir la manière dont elle forme un espace démocratique alternatif qui, sans être autonome, oppose une forme de concurrence aux discours hégémoniques et prend en charge des débats non résolus dans l'espace public ou qui n'ont pu surgir que dans ses marges. » (Julien Lefort-Favreau, Stéphane Inkel) Parmi les oeuvres soumises à l'analyse notons, entre autres, Madame Victoria de Catherine Leroux, Un livre sur Mélanie Cabay de François Blais, Volkswagen Blues de Jacques Poulin L'évasion d'Arthur ou la commune d'Hochelaga de Simon Leduc, certains titres de Maude Veilleux, Lise Tremblay et Erika Soucy, Oscar De Profundis de Catherine Mavrikakis, Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin et les romans de Kevin Lambert.

  • L'édition automnale de Voix et Images se consacre à la place des régions dans la littérature québécoise et à son renouveau durant les dernières années. Ce dossier délaisse l'héritage parfois lourd et poussiéreux de la littérature du terroir « en rassemblant des analyses critiques d'oeuvres récentes [...] [et] ambitionne de montrer comment ces oeuvres déjouent avec bonheur certaines attentes. » David Bélanger et Cassie Bérard se penchent sur trois romans construits autour d'un meurtre et des impacts de cet événement dans une petite communauté. Francis Langevin s'intéresse lui aussi au motif de la mort, mais aussi à celui de la filiation et à la relation entre héritage et territoire. Élise Lepage se penche plutôt sur un recueil de poésie dépeignant un lieu-dit dépeuplé, alors qu'Isabelle Kirouac Massicotte analyse l'écriture de la périphérie à travers La Déesse des mouches à feu de Geneviève Pettersen et Nutshimit de Naomi Fontaine.

  • Les algorithmes s'avèrent un piège pour l'humain parce qu'ils prétendent le libérer en prenant en charge ses désirs. C'est du moins l'angle d'approche commun du thème qui se dégage du présent numéro de XYZ. La revue de la nouvelle, qu'il s'agisse de réalité virtuelle (Cassie Bérard) , d'insinuation d'un autre en soi (David Bélanger), de sites de rencontres (Maude Poissant, Renaud Corbeil), de repousser la mort (David Clerson), ou le passé (Laurence Hélie-Fontaine), de marketing (J. D. Kurtness) ou de surveillance (Françoise Major). Le numéro d'automne est l'occasion de dévoiler le lauréat du Trente et unième concours de nouvelles, Rémi-Julien Savard et sa nouvelle « Si doux » qui adopte le point de vue d'un garagiste esseulé. Hors-thème, Gabriel Laverdière traduit une histoire de Noël de l'auteur ontarien Andrew Hood, Simon Alarie raconte l'homophobie, Pierre Lasry offre une nouvelle campée dans une communauté de Juifs allemands exilés aux États-Unis et Jean-Philippe Martel présente un mauvais côté de la nostalgie. 

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