• " La " biographie de Pétain.Ce que l'on sait du maréchal Pétain (1856-1951) se résume souvent à Vichy, sa rivalité avec de Gaulle, Verdun, sa condamnation à mort, sa réputation d'homme à femmes. On trouvera ici une biographie très complète, nourrie d'éléments nouveaux, qui met en perspective la trajectoire lente mais extraordinaire d'une personnalité d'apparence mystérieuse. Pétain l'orphelin fut d'abord un jeune homme sportif, épris d'études et d'enseignement. Août 1914 changea sa destinée : en quatre ans, le colonel à la veille de la retraite devient le chef des armées françaises. Dès lors commence un lien particulier avec les Français, qui durera jusqu'à l'été 1944, et parfois après.
    A la fois politique, militaire, intellectuel et physique et psychologique, le portrait évolutif auquel aboutit l'auteur est bien différent des images d'Epinal en noir et blanc.

  • 13 secrets de la collaboration et des hommes de Vichy.C'est à une plongée sans équivalent au coeur de la France de Vichy que convie ce livre fondé sur des archives renouvelées et servi par une écriture séduisante. Au long de douze thèmes curieux, tragiques, inattendus ou revisités, l'auteur dévoile peu à peu l'histoire méconnue des années noires, qu'il s'agisse de la vie quotidienne à Vichy ou du fonctionnement du régime, des avanies d'une diplomatie en déroute, des compromissions avec l'occupant, des attentats qui se succèdent ou des destins toujours violents des hommes de Vichy. Dans chaque chapitre, les lecteurs découvriront une réalité qui dépasse la fiction.
    " Bénédicte Vergez-Chaignon convainc par sa rigueur et sa clarté. "
    L'Express.

  • Résistant ET pétainiste. Un paradoxe ? La réponse dans ce livre récompensé par l'Académie Française en 2009Les révélations sur les attaches du président de la République François Mitterrand avec Vichy ont fait en leur temps l'effet d'une bombe. Perplexes ou choqués, les Français se sont demandé comment on pouvait prétendre avoir été à la fois résistant et partisan de Pétain. Le livre de Bénédicte Vergez-Chaignon est la première étude d'ensemble sur ce qui a constitué, pendant cinquante ans, un tabou. Grâce à de multiples archives, l'auteur dresse un panorama complet de cette résistance au profil très particulier, puisqu'elle est née en 1940 autour du thème de la revanche militaire, et non de la résistance. Au fil des pérégrinations idéologiques et des rapprochements tactiques, on voit notamment défiler le maréchal de Lattre, Marie-Madeleine Fourcade, Pierre Bénouville, Henri Frenay, André Bettencourt, Maurice Clavel, François Mitterrand et beaucoup d'autres. En étudiant la manière dont s'est figée l'image d'une " Résistance " mythifiée, Bénédicte Vergez-Chaignon montre comment les vichysto-résistants se sont insérés dans la France d'après-guerre. Richesse des sources, sûreté de l'analyse et péripéties multiples font de ce livre une référence indispensable.

  • Chez Jean Moulin, la grandeur allait de soi, écrit André Malraux vingt ans après sa disparition. Vingt-cinq jours clés, vingt-cinq journées particulières ont façonné le destin du grand résistant, dont la vie fut tragiquement écourtée à 44 ans. Une vie magnifiée par la passion et l'amour de la liberté. Mais aussi par le devoir.
    Né en 1899 à Béziers dans une famille unie et très attachée aux valeurs humanistes, Jean Moulin s'engage à servir la république à travers ses fonctions dans l'administration. Tour à tour sous-préfet, préfet, puis attaché ministériel, il agrémente ses loisirs de sa passion pour l'art, affûte son talent de dessinateur dans les colonnes des grands journaux. Il aime la vie parisienne ; les nuits des années folles au coeur de la capitale font son enchantement.
    Est-ce auprès des artistes qu'il a appris à regarder le monde? Avant l'Espagne et le Front populaire, le 6 février 1934 lui ouvre les yeux sur l'histoire en marche.
    L'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon éclaire les «grandes heures» de ce parcours où l'on découvre un homme pétri d'enthousiasme, amoureux, un grand sportif passionné de voitures, d'avions, de ski, que son goût certain pour le bonheur et une haute conception de ce que devait être la France ont encouragé à défendre ses valeurs, à résister - naturellement.

  • Le garçon qui tua l'amiral DarlanL'amiral Darlan, ancien chef du gouvernement de Vichy, haut-commissaire de la France en Afrique, est assassiné à Alger, le 24 décembre 1942, par Fernand Bonnier de la Chapelle, fusillé le surlendemain. Le nom du meurtrier se retrouve au détour de tous les ouvrages traitant des événements de la Seconde Guerre mondiale. Il est le prototype de l'illustre inconnu qui, agent supposé inconscient d'un complot qui le dépasse, entre abruptement dans l'Histoire pour en sortir aussitôt.
    De fait, que sait-on de lui ? Il avait 20 ans. On dit qu'il aurait appartenu aux Chantiers de la jeunesse ou aux Corps francs d'Afrique. On répète qu'il était royaliste - sa particule semble corroborer ces opinions monarchistes. Seulement, Fernand Bonnier de la Chapelle n'appartenait plus aux Chantiers de la jeunesse et il n'a jamais fait partie des Corps francs d'Afrique. Sa particule n'est qu'un leurre et " dans ses veines, écrira son père, ne coulait que le sang rouge des vrais républicains ".
    Issu d'une famille aventureuse, mais éduqué au sein d'une bourgeoisie fortunée et progressiste, Fernand Bonnier de la Chapelle n'eut, à partir de la défaite de 1940, qu'un rêve : partir en Angleterre pour se battre et faire quelque chose de grand. Un rêve sans cesse empêché qui devait le conduire à rencontrer tout autrement sa destinée, la veille de Noël 1942.
    À l'aide d'archives totalement inédites, Bénédicte Vergez-Chaignon, tenant son public en haleine de bout en bout, retrace pour la première fois le parcours de celui dont le général de Gaulle écrivit qu'il avait agi soulevé par une " juvénile fureur ".

  • Tout le monde conserve en mémoire l'image des femmes tondues à la Libération qui défilent dans les rues sous les huées et les crachats de la foule. Mais derrière cette vision dérangeante, se cache un mouvement de plus grande ampleur qui a touché tous les pans de la société française. L'épuration n'a pas surgi toute armée du néant au moment de la Libération. Non seulement parce qu'elle avait été espérée et réfléchie pendant les années d'occupation, mais parce qu'elle possède un passé. Reprenant le dossier en le replaçant dans une perspective historique plus longue et à partir des archives jusqu'alors inédites, l'auteur apporte pour la première fois une synthèse objective et dépassionnée d'un sujet qui a longtemps divisé les Français.

  • Paul Touvier incarne toutes les vicissitudes de l'histoire de Vichy. Né pendant la Grande Guerre dans un milieu très catholique, affecté plus qu'il ne le dira jamais par la mort de sa mère, de nature instable, Paul Touvier se trouve une carrière dans la Milice dont il devient un serviteur zélé. Craignant pour lui-même toute violence, il est, selon le mot du grand reporter de l'Express Jacques Derogy qui le débusque en 1972, un « fasciste » moyen dénué de tout scrupule. Telle est l'impression qui peut s'en dégager de prime abord... Mais le crime de trop, la fuite, les condamnations à mort ont fait de ce délinquant presque ordinaire un fugitif plein de ressources : l'Église lui apporte son soutien durant sa vie clandestine et ses tentatives de réhabilitation...De rebondissements en scandales, Bénédicte Vergez-Chaignon raconte l'histoire de ce manipulateur hors pair, durant et après la guerre, si habile qu'il parvient à convaincre un président de la République, Georges Pompidou, de le gracier, malgré des faits accablants. L'affaire Touvier naît de la révélation des complaisances dont il a bénéficié pendant trente ans. Le parcours de l'ancien chef du service de renseignement de la Milice jusqu'à son procès où il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité de crime contre l'humanité, a donné lieu à des débats passionnés qui, souvent, dépassèrent la seule personne de Touvier. Les archives ouvertes - tout spécialement pour ce livre - éclairent ainsi l'affaire, dont le dénouement est dû pour l'essentiel à une poignée d'hommes et de femmes épris de justice et de vérité.

  • Parce qu'elle est un temps de décisions difficiles, de déchirements et d'affrontements, l'histoire de la Seconde Guerre mondiale a suscité bien des questions, qui peuvent être ou avoir été objets de controverses. Cet ouvrage tente d'y répondre.

  • Voici une autre histoire des Français dans leur quotidien, celle de millions d'anonymes choqués par la défaite, l'occupation, puis marqués par les libérations et la longue attente de lendemains meilleurs.
    Ce livre raconte la vie de millions d'anonymes choqués par la défaite, l'Occupation, puis marqués par les libérations et la longue attente des lendemains meilleurs. Il constitue aussi la première histoire systématique de tous les Français, ceux de la métropole et ceux de l'empire colonial - les premiers, obnubilés par le redressement et la modernisation ; les seconds, tiraillés entre misère au quotidien et rêves de liberté. Il fallait entrer dans les fermes, les cuisines, les paroisses, scruter les rues pour entrevoir de nouvelles formes de sociabilité ; il fallait comprendre comment les Français vivaient avec les occupants, puis avec les libérateurs, comment ils s'aimaient, se rencontraient, se cachaient, faisaient la fête, trafiquaient ; bref, comment ils affrontaient la vie et la mort en cette décennie qui marquait la fin d'une époque. Eric Alary, agrégé, docteur en histoire, a notamment publié La Ligne de démarcation. Bénédicte Vergez-Chaignon, docteur en histoire, a notamment publié une biographie du docteur Ménétrel et Les Vichysto-résistants. Gilles Gauvin, docteur en histoire, est l'auteur d'un ouvrage intitulé Michel Debré et l'île de la Réunion.

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