Langue française

  • La fraude est ici appréhendée dans toutes ses dimensions, spatiales, temporelles, politiques, économiques, juridiques et sociales. Ce livre est le résultat d'un vaste programme de recherches internationales et entend surtout éclairer les relations entre fraudes et territoires. La porosité des frontières politiques ou « naturelles » - mais chaque frontière est artificielle - délimite avant tout une géographie des contournements. Placée dans une perspective de longue durée, car le phénomène de la fraude est ancestral, la fraude se sert des difficultés, voire de l'absence de volonté, des États à contrôler tous les flux ou plutôt les marges. La fraude est une activité économique, par définition mal connue, qui, dans certaines circonstances (guerre, occupation, pénurie...) prend une place prédominante dans la vie quotidienne des populations. Elle peut aussi devenir une question de survie. Les règles juridiques et légales, qu'elles soient douanières ou fiscales, induisent des comportements frauduleux qui proviennent parfois de traditions commerciales préexistantes aux normes étatiques. Enfin, la fraude, malgré ses dangers, fait vivre les fraudeurs et engendre des corps de contrôle. Du Tonkin à la Guadeloupe, en passant par l'Empire espagnol et le Benelux, de Marseille à Londres, en passant par Newport, Calais, Lille, Anvers, le Dauphiné ou encore l'Anjou, les textes de cet ouvrage pluridisciplinaire offrent un vaste panorama des modalités et des acteurs de la fraude. Ils soulignent à la fois les constantes et la diversité des trafics illicites (denrées alimentaires, armes, brevets, sel, monnaies...) dans le monde depuis le XIIIe siècle.

  • Créé au sein du CNAM en novembre 1931, l'Institut de technique et expertise comptables, établissement public, doit former les comptables et futurs experts-comptables. Transformé en Institut de technique comptable en 1940, il devient l'Institut national des techniques économiques et comptables en 1952. Réorganisé à la fin du vingtième siècle, cet organisme de formation fête aujourd'hui ses 80 ans, l'occasion de retracer ici son histoire et de présenter des statistiques et documents d'archives.

  • This book details how quantification can serve both as evidence and as an instrument of government, whether when dealing with statistics on employment, occupational health and economic governance, or when developing public management or target-driven policies. In the process, it presents a thought-provoking homage to Alain Desrosières, who pioneered ways to study large numbers and the politics underlying them.
    It opens with a summary of Desrosières's contributions to the field in which several generations of researchers detail how this statistician and historian profoundly influenced them. This tribute, based on personal testimonies, bears witness to the vitality of the school of thought and analytical framework Desrosières initiated. Next, a collection of essays explores the statistical argument in the neoliberal era, examining issues such as counting the homeless in Europe, measuring the performance of public services, and quantifying the effects of public action on the unemployed in France.
    The third part details the uses of quantification. It reveals that although statistics are frequently used to the advantage of those in power, they can also play a vital role in challenging and resisting both the conventions underlying the measurements as well as the measurements themselves.Featuring the work of economists, historians, political scientists, sociologists, and statisticians, this title provides readers with a thoughtful look at an influential figure in the history of statistics. It also shows how statistics are used to direct public policy, the degree of conflict that is possible in their production, and the disputes that can develop around their uses.

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