• Après Canal Mussolini, le nouveau livre d'Antonio Pennacchi, prix Strega 2010

    Les Peruzzi ! Cette grande famille de paysans sans terre aux dix-sept enfants, embarquée par Benito Mussolini dans l'aventure du fascisme et ses chantiers spectaculaires, se trouve comme l'Europe entière dans le tourbillon de la guerre qui réussit l'impensable : diviser la famille, faire que des frères se battent à mort dans des camps opposés, Chemises noires, Armée royale, Résistance. Pourtant, tous veulent la même chose : libérer leur ville de Littoria, libérer leur peuple, libérer l'Italie entière !

    Avec le débarquement, les marais Pontins sont dévastés, les villages pillés, et les Peruzzi contraints de s'exiler dans les montagnes comme des milliers de malheureux. Le cousin Diomède, lui, le rouquin bâtard, débrouillard et chanceux de dix-huit ans, prend la tangente et saisit sa chance. Il est au bon endroit au bon moment, dans les ruines fumantes de la Banque d'Italie d'où s'échappent les dollars. La reconstruction que tous appellent de leurs voeux, c'est lui qui va l'incarner. Devenir riche, courir partout, bâtir des villes entières, se faire appeler Big Boss par les Américains ? Oui, c'est possible, car impossible n'est pas Peruzzi !

    Grâce à la verve intarissable d'Antonio Pennacchi, un demi-siècle d'histoire italienne défile à brides abattues. Et ce western familial, d'une ironie teintée de magie, donne un nom propre aux événements. La Mafia avait les Corleone, le peuple a les Peruzzi !

  • Mammouth

    Antonio Pennacchi

    Bleu de travail et bleus à l'âme. Tels sont les signes distinctifs de Benassa, le coriace leader syndical de l'usine de câbles Supercavi. Depuis vingt ans, dans chaque manif, chaque grève, les ouvriers ont scandé avec lui : « Un pour tous, tous pour un ! » Mais en Italie comme ailleurs, la loi du marché torpille peu à peu l'unité syndicale et les idéaux révolutionnaires. Le drapeau rouge est en berne et Benassa broie du noir. Ça tombe bien : les patrons aussi en ont assez de cet énergumène et ont décidé de lui faire une offre qui ne se refuse pas...
    Entremêlant le récit des quelques jours qui précèdent sa décision, faits d'armes du syndicat et portraits savoureux des ouvriers de Supercavi, ce roman d'Antonio Pennacchi compose une peinture drôle et fraternelle de la classe ouvrière.

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