• « 22 avril 1944 : 6 h 45 - Devant le 6, rue de Berri, un camion nous attend ; dans la brume pénétrante et triste de cette matinée d'avril, dix jeunes femmes en tenue bleu marine sont là, prêtes à monter rapidement. Mlle B., ma nouvelle directrice à la Croix-Rouge, m'entraîne à la pharmacie où nous prenons la valise pour le poste de secours que je suis chargée de créer et de faire fonctionner à Juvisy, dans ce nouveau service des Chantiers de travailleurs où les Allemands déportent plus ou moins d'hommes... suivant les possibilités... » Un poignant témoignage, extrait du journal de bord d'Anne-Marie Caron sous l'Occupation allemande, avril-août 1944 à Juvisy.

  • « 22 avril 1944 : 6 h 45 - Devant le 6, rue de Berri, un camion nous attend ; dans la brume pénétrante et triste de cette matinée d'avril, dix jeunes femmes en tenue bleu marine sont là, prêtes à monter rapidement. Mlle B., ma nouvelle directrice à la Croix-Rouge, m'entraîne à la pharmacie où nous prenons la valise pour le poste de secours que je suis chargée de créer et de faire fonctionner à Juvisy, dans ce nouveau service des Chantiers de travailleurs où les Allemands déportent plus ou moins d'hommes... suivant les possibilités... » Un poignant témoignage, extrait du journal de bord d'Anne-Marie Caron sous l'Occupation allemande, avril-août 1944 à Juvisy.

  • Ce numéro de printemps s'engage dans les mutations contemporaines du septième art en ouvrant ses pages à des films inédits, soit carrément en salles, soit sur nos écrans nord-américains. En couverture, celui d'Hong Sang-soo, On the Beach at Night Alone, découvert par Anne-Christine Loranger lors de la dernière Berlinale. Le réalisateur coréen, à la fois prolifique et contemplatif, offre ici une rare entrevue éclairant son nouveau portrait de femme. Autre oeuvre, autre entrevue : avec Defenders of Life, la documentariste d'origine kazakhe Dana Ziyasheva s'intéresse à l'ancienne civilisation Ngäbe du Costa Rica, et particulièrement au sort de leurs jeunes femmes. Suspendu sur le fil entre modernité et résistance des traditions, ce film aux images resplendissantes fait le tour du monde. Sami Gnaba nous propose quant à lui une longue rencontre avec Bertrand Bonello, fascinant créateur d'oeuvres au parfum de soufre : le dernier-né, Nocturama, est un reflet du malaise et de la violence sociale ressentie par une certaine jeunesse française.

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