Langue française

  • Ils sont trois, ils sont âgés et ils mènent l'enquête sur différents mystères se produisant autour d'eux. Leur milieu de vie?: La Patoche, une maison de retraite idéale?!

    Quand Louis raconte à ses amies qu'il a trouvé des traces de chien aux pattes carrées près de l'étang, Rose et Nina n'en croient pas leurs oreilles?! Les rumeurs seraient donc vraies?: un chien étrange rôderait dans le domaine de La Patoche?! C'est la première fois que les trois pensionnaires font face à un mystère paranormal?!

  • « La plume d'Anne Bernard-Lenoir, agile et coquine, sait dire avec verve, et faire vivre l'aventure comme si on y était.(...)Une série à découvrir... »
    Blogue Lili les merveilles, entrée du samedi 8 septembre 2012 (à propos des deux premiers titres)

    « Une histoire admirable, écrit avec un grand talent et une merveilleuse intelligence. A-do-rable, pour tous les âges. L'auteure, qui semble penser que ses jeunes lecteurs sont intelligents, offre un petit bijou de roman première lecture. Les personnages sont très attachants et leur maison de retraite devrait servir d'exemple à tous les proprios de maison de retraite de la terre. Un roman splendide, à mettre entre les mains des 8 à 10 ans. »
    - Francesca Boudreault, collaboration, site Monet, rue des Libraires.

  • Extrait:

    Nous sommes dans une fâcheuse situation ! Mes amis et moi avons utilisé un engin auquel nous ne connaissons rien, nous avons brisé un objet appartenant à La Patoche et Louis est maintenant coincé en l'air, à quatre mètres du sol !
    ? Et ce n'est pas le plus préoccupant, ajoute Louis sur son perchoir.
    ? Qu'y a-t-il d'autre ? lui dis-je, de plus en plus nerveuse.
    ? Je commence à avoir très mal au ventre.
    ? Nom d'une carotte ! s'exclame Rose. Combien de pommes as-tu mangées ?
    ? Moins de dix, je crois...
    ? Qu'est-ce que vous fabriquez ici ? coupe une voix lointaine.
    (...)
    Sans trop réfléchir, je fais rouler mon fauteuil au-dessus des débris de la cabane, afin de dissimuler notre forfait.
    Le jardinier s'approche et mon coeur bat la chamade. À soixante-neuf ans, je suis aussi anxieuse qu'une fillette qui vient de faire une bêtise.

  • Extrait:
    ? Tu penses que La Joue Ronde a été volée, Rose ? (...) Qui aurait pu faire une chose pareille ?
    ? Je n'en ai aucune idée. Quelqu'un a pu prendre cette toile pour se venger du directeur, sachant qu'il serait furieux de constater sa disparition.
    ? Se venger de quoi, saperlipopette ? m'interroge Louis.
    ? Monsieur Groin a tant de défauts que je ne serais pas surprise d'apprendre que nous avons chacun une bonne raison de lui en vouloir ! À moins que quelqu'un ait voulu lui faire une blague...
    ? Cette personne ignore que le directeur n'a aucun sens de l'humour, rétorque Louis.
    ? Enfin, dis-je, je vois un dernier motif à ce vol. Le directeur est devenu un peintre renommé. Ses toiles valent très cher. Le voleur a dérobé La Joue Ronde pour la vendre sur le marché des oeuvres d'art et en retirer une fortune.
    Nina et Louis me dévisagent, comme si je venais de prononcer des mots grossiers. Puis ils éclatent de rire (...)
    ? Tant qu'à imaginer des choses pareilles, pourquoi ne pas supposer qu'un résident de La Patoche, tombé amoureux du portrait de la grosse dame qui mange une banane, l'a volé pour le suspendre dans sa chambre ?
    ? Le contraire me paraît plus probable, déclare Nina. Un résident, qui déteste La Joue Ronde, l'a habilement fait disparaître.

  • Extrait:

    - Je ne comprends pas, dis-je à Mathieu. Que faites-vous ici, toi et Paula, avec vos six bouts de chou ?

    - Eh bien, tu n'organises pas une activité spéciale aujourd'hui pour les enfants de la garderie?

    - Quelle idée! Je donne mon cours de gymnastique habituel aux élèves de l'école primaire, c'est tout. Cette leçon n'est pas adaptée aux petits!

    Au comble de la surprise, Paula m'explique:

    - Mais c'est justement la directrice de cette école qui nous a prévenus que tu nous invitais au gymnase de La Patoche, aujourd'hui, à onze heures trente!

    Stupéfaite, je lance un regard interrogateur vers Ariel, Antoinette et madame Julie, qui me répondent par un haussement d'épaules. Visiblement, ils ne comprennent pas plus que moi ce qui se passe.

    - C'est sans doute un malentendu, dis-je, désolée. La semaine dernière, j'ai envoyé un mot à la directrice pour lui confirmer que ma leçon aurait bien lieu. Il y avait une possibilité qu'elle soit annulée, en raison d'une activité exceptionnelle qui devait avoir lieu dans le gymnase. La directrice devait partir en vacances et semblait débordée; dans la précipitation, elle a peut-être mal saisi le sens de mon message et confondu mon cours avec une activité pour les garderies.

    -Que fait-on, alors? demande Mathieu. On reste ici ou on s'en va?

    - Euh...

    - Regarde, madame Nina! me coupe Valentin, qui s'exerce sur son tapis depuis un moment et s'impatiente. Regarde ma roue!

    - Attends, Valentin, je dois régler un petit problème. Tu vois bien que nous avons des visiteurs imprévus.

    Le garçon jette un regard mauvais vers les bambins.

    - C'est à cause d'eux que le cours est nul ? lâche-t-il.

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