• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Facile, en plus. Une formalité. Je sais où ma grand-mère planque ses titres et son argent liquide. Depuis que le secret des banques n'existe plus, elle se méfie. L'État est trop bouffeur de rentes, alors elle garde tout sous la main. Une fortune... Mon père prétend toujours qu'elle est folle et que, fatalement... Mon coeur se met à battre à grands coups sourds..

  • « Lionel Fergusson n'a pas encore été rendu par ses ravisseurs. » « Il y a maintenant trois jours que le petit Lionel aurait dû être rendu à son grand-père et on commence à perdre tout espoir de le retrouver vivant. On sait qu'en emportant la rançon, le faux Mulligan avait déclaré qu'il serait rendu dix jours plus tard, mais cette déclaration n'était sans doute qu'une manoeuvre destinée à retarder aussi longtemps que possible l'action de la police. « On pense que les ravisseurs ont déjà quitté le territoire des U.S.A. et le seul espoir de retrouver leur trace, réside dans les billets de cent dollars dont les numéros ont été relevés et communiqués immédiatement à Interpol.

  • J'ai dépassé la villa et je m'engage dans le chemin creux où j'ai planqué ma moto. Je la ramène au bord de la route et je m'y assieds les jambes au sol, prêt à démarrer. De mon poste d'observation, j'aperçois la grande grille de la villa. J'allume une Gauloise et j'attends. Depuis trois jours, je remets ça, matin et après-midi. Je guette la sortie de la Studbaker bordeaux de mon frangin. Je l'ai déjà prise en chasse cinq fois à des heures différentes, mais les deux fois où il était seul il ne m'a pas donné la moindre possibilité.

  • Un gars... Il a perdu les pédales. Pas longtemps... 24 heures... Seulement, derrière lui, il laisse tout de même un macchab... Mais il ne le sait pas. Une fille... Baraquée ? Oui et non... Du « porte aux sens ». Fleur bleue sur les bords... Elle voudrait rêver au clair de lune... À deux... Et l'« autre » pense surtout à la renverser. Et ils foncent dans le brouillard car ils ne savent pas... Ils ne peuvent pas savoir... Ils sont paumés, même en tirant les ficelles.

  • Je prends le tournant à la corde, mais je n'ai pas prévu la bagnole arrêtée en plein virage. J'aperçois les feux arrière un poil trop tard, et je donne un coup de guidon désespéré vers ma gauche... Durant une fraction de seconde, j'ai l'impression de passer, mais la roue de ma Vespa accroche le pare-chocs... Pleine vappe. Tout se brouille devant moi, et je me retrouve à plat ventre sur l'asphalte en train de nager dans la poussière. Trente-six chandelles... et la suite. Sale impression. Quelques secondes d'hébétude ! Je viens de prendre un billet... le temps de me demander s'il est valable pour le cimetière ou l'hôpital, et je peux me ramasser... Je n'en reviens pas si on peut dire. Je constate.

  • Je lève les mains et, du pied, j'appuie sur la pédale qui actionne le signal d'alarme. Je sais qu'il ne fonctionne pas. Mon coeur bat un tout petit peu plus vite et j'essaye de prendre un air affolé. De l'autre côté de la cage vitrée, les deux dactylos, Josette et Alice, sont vertes de peur et Hardouin, le comptable, tremble tellement que ses lorgnons tombent brusquement sur le buvard, avec un ridicule petit bruit sec. Déjà, Salviati baisse le rideau de fer pendant que Marcel tient les deux filles et Hardouin en respect avec sa mitraillette appuyée contre sa hanche... Pedro traverse la grande pièce en courant sans faire de bruit à cause de ses semelles crêpe. Il gagne le bureau de M. Darbois, le directeur. Tout est O.K. Salviati se relève. De sa poche, il sort un grand sac de toile noire et s'approche de moi : - Le pognon, vite !

  • - J'ai à vous parler. La voix est rude, sévère. Il entre dans le vestibule et n'enlève pas son chapeau. Tout de suite, il se dirige vers le salon dont j'ai laissé la porte ouverte. Derrière lui, je referme. Mon coeur bat terriblement et une mauvaise sueur colle ma chemise à la peau. Aucun doute à garder. Il me soupçonne. Pour une raison que j'ignore, Jadin n'a pas pu être accusé et Fournier vient ici pour me faire avouer. Il n'a pas de preuves, mais il est certain que c'est moi. Il faudra jouer serré. Pas le moment de flancher. Je me domine. Bon sang, il me suffit de tenir le coup, de ne pas m'affoler... de le prendre de haut s'il se montre trop direct. Mon passé est irréprochable...

  • Il me contre d'un coup de pied dans le ventre au moment où Lila s'affale sur le divan. La douleur me fait pavoiser et je tombe à genoux. Fou de colère, l'enfoiré repart sur Lila... Je m'allonge et je le plaque aux jambes. Sa tête cogne durement sur le plancher et il roule sur lui-même. Déjà, Lila a empoigné un oreiller... elle le lui colle sur la figure et s'accroupit sur ses épaules. - Tiens-le. Je ne sais plus où j'en suis. Mon ventre est toujours tordu. Une douleur aiguë. Je me couche en travers des jambes de Gérard et j'arrive à lui saisir les bras...

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