• Sommes-nous africains ? Qu'est-ce que l'Afrique ? De cette double interrogation, née au XVIIIe siècle dans la diaspora africaine déportée aux Amériques, a émergé un vaste mouvement intellectuel, politique et culturel qui a pris le nom de panafricanisme au tournant du XXe siècle. Ce mouvement a constitué, pour les Africains des deux rives de l'Atlantique, un espace privilégié de rencontres et de mobilisations.
    De la révolution haïtienne de 1791 à l'élection du premier président noir des États-Unis en 2008 en passant par les indépendances des États africains, Amzat Boukari-Yabara retrace, dans cette ambitieuse fresque historique, l'itinéraire singulier de ces personnalités qui, à l'image de W.E.B. Du Bois, Marcus Garvey, George Padmore, C.L.R. James, Kwame Nkrumah ou Cheikh Anta Diop, ont mis leur vie au service de la libération de l'Afrique et de l'émancipation des Noirs à travers le monde. Mêlant les voix de ces acteurs de premier plan, bientôt rejoints par quantité d'artistes, d'écrivains et de musiciens, comme Bob Marley ou Miriam Makeba, la polyphonie panafricaine s'est mise à résonner aux quatre coins du " monde noir ", de New York à Monrovia, de Londres à Accra, de Kingston à Addis-Abeba.
    Les mots d'ordre popularisés par les militants panafricains n'ont pas tous porté les fruits espérés. Mais, à l'heure où l'Afrique est confrontée à de nouveaux défis, le panafricanisme reste un chantier d'avenir. Tôt ou tard, les Africains briseront les frontières géographiques et mentales qui brident encore leur liberté.

  • Ce livre analyse la vie et l'oeuvre de l'historien et homme politique de Guyana, Walter Rodney (1942-1980), ses années de formation, ses influences, son idéologie, et son action politique.
    Alors que Rodney a fait l'objet d'une demi-douzaine de monographies en anglais, cet ouvrage est le premier travail en français consacré à cet historien anglophone. Il s'adresse autant à un public universitaire travaillant sur les mondes africains qu'à un public « militant » engagé sur les questions de développement et de luttes sociales.

  • Dans les Amériques, la francophonie est un archipel de peuples aux histoires contrastées, entretenant des rapports complexes et souvent troubles avec la langue française. Si au Québec, en Acadie et au Canada, cette langue a un caractère identitaire fondamental, pour les Haïtiens, les Antillais et les Autochtones, elle est d'abord la langue du colonisateur. Ce faisant, peut-on envisager, à l'échelle des Amériques, une francophonie qui soit autre chose que le prolongement du schème colonial et impérialiste? Une francophonie d'en bas, fondée sur les échanges et métissages entre les peuples est-elle possible? Le dossier de ce numéro explore ces questions. Ailleurs dans la revue, un débat autour de l'engouement pour la bouffe, un article sur le renouveau du leadership autochtone ainsi qu'un texte sur les 40 ans de la Charte des droits et libertés, entre autres.

  • Sommes-nous africains ? Qu'est-ce que l'Afrique ? De cette double interrogation, née au XVIII e siècle dans la diaspora africaine déportée aux Amériques, a émergé un vaste mouvement intellectuel, politique et culturel qui a pris le nom de panafricanisme au tournant du XX e siècle. Ce mouvement a constitué, pour les Africains des deux rives de l'Atlantique, un espace privilégié de rencontres et de mobilisations.
    De la révolution haïtienne de 1791 à l'élection du premier président noir des États-Unis en 2008 en passant par les indépendances des États africains, Amzat Boukari-Yabara retrace, dans cette ambitieuse fresque historique, l'itinéraire singulier de ces personnalités qui, à l'image de W.E.B. Du Bois, Marcus Garvey, George Padmore, C.L.R. James, Kwame Nkrumah ou Cheikh Anta Diop, ont mis leur vie au service de la libération de l'Afrique et de l'émancipation des Noirs à travers le monde. Mêlant les voix de ces acteurs de premier plan, bientôt rejoints par quantité d'artistes, d'écrivains et de musiciens, comme Bob Marley ou Miriam Makeba, la polyphonie panafricaine s'est mise à résonner aux quatre coins du " monde noir ", de New York à Monrovia, de Londres à Accra, de Kingston à Addis-Abeba.
    Les mots d'ordre popularisés par les militants panafricains n'ont pas tous porté les fruits espérés. Mais, à l'heure où l'Afrique est confrontée à de nouveaux défis, le panafricanisme reste un chantier d'avenir, insiste Amzat Boukari-Yabara. Tôt ou tard, les Africains briseront les frontières géographiques et mentales qui brident encore leur liberté.

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