• Si l'on se place au point de vue de l'importance historique et monumentale, le titre de fondateur du Louvre, donné par quelques historiens à Philippe-Auguste, ne saurait être l'objet d'une discussion sérieuse. C'est de ce prince, en effet, que date l'existence officielle du Louvre ; c'est lui qui, le premier, fit du modeste castel une forteresse redoutable, en l'armant de ce puissant donjon, qui devint comme l'emblème de la suzeraineté royale et la terreur des vassaux révoltés.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le Louvre

    Amand Lemaitre

    « Quel que fût l'état antérieur du Louvre, il est acquis à l'histoire que l'avénement de Philippe-Auguste devint le point de départ d'une transformation complète, sinon dans la destination de l'édifice, ni même peut-être dans les dimensions générales de son emplacement, du moins dans son aspect extérieur et surtout au point de vue de son importance comme forteresse royale. La vieille tour qui couronnait le « mamelon de la vallée », au milieu d'une modeste enceinte de courtines et de fossés, devait avoir assurément un caractère très-pittoresque, mais il est probable qu'un long état d'abandon avait profondément délabré ses murailles. Le prince intelligent à qui Paris devait ses premières rues pavées et une extension considérable de son enceinte sur les deux rives de la Seine, comprit tout le parti qu'il pouvait tirer d'une position aussi avantageuse, et il résolut de faire du Louvre non-seulement une forteresse imposante, adossée aux remparts nouvellement édifiés, mais encore un symbole de la puissance royale, l'affirmation de son autorité, et l'expression emblématique de tous les droits féodaux appartenant à la Couronne. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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