• Qui est donc l'inconnue que Vincent a croisée sous le soleil de Croatie ? Que faisait Jacques Clergue, son père, en sa compagnie ? Que s'est-il passé, dans les années lointaines, aux confins de la Suisse ? Cet itinéraire dans l'espace, des rives de l'Adriatique à celles de la Seine, puis au fond de la province française, conduira Vincent jusqu'à la frontière de lui-même...

  • Qu'est-ce que penser ? Question simple, en apparence, voire élémentaire, et cependant aussi complexe qu'essentielle. Le présent ouvrage, où le lecteur croisera la physique et la psychanalyse, la biologie et la linguistique, la logique mathématique et l'esthétique, tente d'apporter des éléments de réponse à cette question et de mener, en quelque sorte, une réflexion sur la réflexion.

  • Depuis près d'un demi-siècle, un spectre hante l'Europe, et singulièrement la France : le spectre de « la crise ». De cette réalité aux multiples contours, l'auteur a entrepris de témoigner sous les trois modes successifs de l'oeuvre théâtrale, du roman, enfin de l'essai, qui fait l'objet du présent ouvrage. Celui-ci se propose d'établir une sorte de stratigraphie d'une situation « critique » où se superposent diverses couches économique, sociale, culturelle et morale. Cette situation complexe et de longue durée relève-t-elle bien du concept de crise ? Comment est-elle apparue et quelles sont ses causes ? À quelles conditions et de quelle manière pouvons-nous en sortir ?

  • Turbulences

    Alain Dulot

    Aux Paturaux, hameau de Monvert où la famille Grammont a vécu pendant des siècles, comme partout ailleurs, « la crise », qui depuis des décennies surplombe notre société, a bouleversé l'ordre ancien.
    Agriculteurs, cadres parisiens, éclopés de la vie, naufragés de l'économie, mais aussi parvenus et gagnants du jeu social : Turbulences est un portrait de groupe dans la tourmente. Une chronique aussi : celle d'un temps chahuté et d'un monde dont les piliers vacillent.

  • Il y a bien des manières de penser. l'approche la plus légère, dans un regard ouvert et distancié, est aussi parfois la plus profonde.Tel est le parti pris du présent ouvrage où il est question d'objets, de lieux, de moments, de personnages, de situations. Amiclaes, ces pensées le sont au sens où elles abordent toujours leur objet sous le signe de l'empathie.

  • L'auteur, à travers une série de textes brefs qui s'inscrivent à la croisée du billet d'humeur, de l'analyse sociologique et de la réflexion philosophique, évoque tour à tour des personnages, des événements, des pratiques, des modes langagières...Autant de faits de société dont il démonte la syntaxe pour mieux capter leur signification.

  • Élèves ignares et réfractaires, maîtres désabusés, administration impuissante, résultats en berne : quand il s'agit de décrier l'école, les poncifs prolifèrent... On ne peut nier que l'institution scolaire ne remplit plus guère son double devoir d'efficacité et d'équité. Mais plutôt que de céder au défaitisme, cet essai s'applique à en décrypter les causes profondes. Il faut rendre l'école à sa mission première, ainsi qu'aux valeurs qui ont fait d'elle la fille de la République. Il faut re-scolariser l'école pour la sortir de l'impasse.

  • Que s'est-il exactement passé, au premier jour de l'été, dans un salon de province des années 80 ? Que s'est-il passé surtout dans le parcours et dans l'esprit d'Anne Laprade, épouse Courvois, la compagne aimante, la mère attentionnée, la femme du député, du ministre, de l'homme auquel la ville s'est vouée, soit conduite à un geste qui transforme un incident en drame et une vie en destin ? Au carrefour de la politique et du sentiment, de l'ambition et du désir, telles sont les questions auxquelles doivent répondre ceux qui ont à juger ce geste et celle qui l'a accompli.

  • C'est par un soir de gros temps, au bord de la mer, que la vie de Mathieu Laville, modeste employé administratif et médiocre père de famille, bascule dans l'inconnu. A partir de là, bonne fortune et mauvaises passes, plaisirs et déboires, vie facile et difficulté à vivre vont s'enchaîner. Les jeux de l'amour, du hasard et de l'argent font toute la trame de ce roman ou l'on croise un Premier ministre et un clochard, une centenaire et un barman, et qui emmène le lecteur de Pantin à Grenoble et du jardin du Luxembourg au Cap Horn.

  • Le marécage, c'est d'abord cette étendue humide et enneigée près de laquelle, un matin de décembre, on a retrouvé le cadavre d'Agnès Bault-Castaing, arrivée quelques années plus tôt dans une famille d'industriels savoyards, dont elle avait épousé le fils aîné. C'est encore le milieu où l'histoire plonge ses racines et dans lequel Agnès, jeune et brillante Parisienne, s'est vite enlisée : une tribu bourgeoise, où triomphent le cynisme et l'hypocrisie, jalousement fermée sur ses vieux principes, et pour laquelle un divorce est encore sujet de scandale. C'est enfin, longtemps plus tard, le bourbier des souvenirs, qui remontent dans la mémoire de Robert Bault-Castaing, le patriarche, alors qu'il se sait vaincu par la maladie. Ils le ramènent jusqu'à cette période trouble où, dans le huis clos de La Cavalerie, la propriété familiale, proliféraient les passions et mûrissaient les haines. Au-delà de la vérité officielle qui, sur le témoignage d'un débile mental, a jeté en prison deux braconniers, il en existe une autre, soigneusement enfouie, qu'il se décidera à assumer après des années de silence. Avec une rapidité précise et un sens rare de la construction romanesque, l'auteur nous fait circuler autour de ce marécage aux contours multiples.

  • C'est une histoire d'amour au siècle d'avant - au temps du général de Gaulle, de Françoise Hardy et des frondes estudiantines. C'est un univers rural où les hommes naissent et meurent sans avoir toujours pris le temps de vivre - une terre de l'est, quelque part entre Lyon, Grenoble et Genève, où les hivers sont rudes et où l'été peut être implacable. Il fait chaud, à Villefort, en ce jeudi très particulier de mai où Bernard Montaubert, le mal-aimé, devant une jeune femme en blanc qui incarne tous ses échecs, subit un violent retour de mémoire d'où sortira un geste de pure folie.

  • Quel est le sens du mot science dans l'expression "science économique" ? Quelle est la nature véritable d'un discours dont l'extrême mathématisation ne dissimule pas toujours la fragilité ? Quel périmètre de validité assigner à ce "savoir" dans le champ plus vaste de la théorie, de l'hypothèse, voire de l'opinion ?

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