• Il y a plusieurs entrées de lecture à ce roman. Raïssi, le personnage principal, y pénètre par une porte secrète après une découverte extraordinaire. Découverte qui bouleverse sa vie privée, approfondit son oeuvre d'artiste et sa relation avec la religion et le surnaturel. Un artiste mystique ? Oui, un initié aux secrets du monde islamique. L'histoire commence à Fès en 1897 et se termine à Mazagan en 1960. Raïssi voyage vers Dieu. Il explore le monde à la croisée des pays, des civilisations et des religions. Au-delà de l'Histoire incarnée dans la période coloniale et post-coloniale, rayonne la promesse de la tolérance...

  • Tattooed Memory (La Mémoire tatouée) is the first novel of the great Moroccan critic and novelist Abdelkébir Khatibi (1938-2009). Only one other novels has been translated into English (Love In Two Languages, 1991). Khatibi belongs to the generation following the foundational generation of writers such as Driss Chraïbi. For Khatibi's generation, French colonialism is a vibrant memory - but a memory from childhood. Tattooed Memory is part bildungsroman, part anticolonial treatise, and part language experiment, and it takes us from earliest childhood memory to young adulthood.

  • « Ce livre est le voyage d'un voyage. Dès ses premiers pas, cet itinéraire au second degré s'est limité à une interrogation sur la représentation de l'étranger dans l'imaginaire littéraire français, en particulier dans ce qu'on appelle l'exotisme. L'exotisme n'est pas, ici, un folklorisme de surface, mais un secret de toute littérature, de ses paradigmes. « J'avais fixé mon attention sur un corpus limité de textes modernes consacrés aux pays étrangers à la France par des différences de langue, de civilisation, d'imagination religieuse ou artistique. A partir de ce corpus, je me suis posé cette question : comment, jusqu'à maintenant, la littérature française a-t-elle parcouru ces différences ? « Entre le récit homérien et le récit européen moderne, il y a des lignes de force quant à la représentation imaginaire de l'étranger en sa forme littéraire. Ces lignes de force, appelons-les figures mythiques, étant supposé ici que le mythe est le récit d'un secret que la mémoire entretient avec son passé le plus archaïque, le plus nocturne. Voici trois mythes : celui du bon sauvage (indien, africain), celui de la passion du barbare (qui caractériserait l'Orient arabe et islamique), et celui de l'art du mystérieux (Chine, Japon). Loin d'être inconsistants, ces mythes sont la capture d'un secret. Un tel secret introduit l'imaginaire des Français à son espace illisible, à ses sillages de longue mémoire. « Les textes analysés au cours de ce voyage m'ont permis de dégager plusieurs modalités d'être étranger, dont celle de l'étranger professionnel, qui s'observe en observant du dehors sa propre société. »

  • « Ce livre est le voyage d'un voyage. Dès ses premiers pas, cet itinéraire au second degré s'est limité à une interrogation sur la représentation de l'étranger dans l'imaginaire littéraire français, en particulier dans ce qu'on appelle l'exotisme. L'exotisme n'est pas, ici, un folklorisme de surface, mais un secret de toute littérature, de ses paradigmes. « J'avais fixé mon attention sur un corpus limité de textes modernes consacrés aux pays étrangers à la France par des différences de langue, de civilisation, d'imagination religieuse ou artistique. A partir de ce corpus, je me suis posé cette question : comment, jusqu'à maintenant, la littérature française a-t-elle parcouru ces différences ? « Entre le récit homérien et le récit européen moderne, il y a des lignes de force quant à la représentation imaginaire de l'étranger en sa forme littéraire. Ces lignes de force, appelons-les figures mythiques, étant supposé ici que le mythe est le récit d'un secret que la mémoire entretient avec son passé le plus archaïque, le plus nocturne. Voici trois mythes : celui du bon sauvage (indien, africain), celui de la passion du barbare (qui caractériserait l'Orient arabe et islamique), et celui de l'art du mystérieux (Chine, Japon). Loin d'être inconsistants, ces mythes sont la capture d'un secret. Un tel secret introduit l'imaginaire des Français à son espace illisible, à ses sillages de longue mémoire. « Les textes analysés au cours de ce voyage m'ont permis de dégager plusieurs modalités d'être étranger, dont celle de l'étranger professionnel, qui s'observe en observant du dehors sa propre société. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le même livre Nouv.

    Le même livre, dans la tradition des correspondances qui, en leur temps, firent circuler la pensée, redonne la vie à l'échange, et veut signifier à l'aveuglement contemporain que Juifs et Arabes sont issus d'un même Livre, qu'ensemble, ils en ont perpétué la mémoire, et qu'ensemble ils doivent reprendre la plume pour couvrir - d'une même encre - les pages encore blanches de leur histoire. En cela, Abdelkebir Khatibi et Jacques Hassoun ont réussi un dialogue qui inaugure et ne se fonde pas seulement sur ce qui les lie aujourd'hui, mais sur ce qui - depuis toujours - les regarde et les comprend... le livre même.

  • Le même livre Nouv.

    Le même livre, dans la tradition des correspondances qui, en leur temps, firent circuler la pensée, redonne la vie à l'échange, et veut signifier à l'aveuglement contemporain que Juifs et Arabes sont issus d'un même Livre, qu'ensemble, ils en ont perpétué la mémoire, et qu'ensemble ils doivent reprendre la plume pour couvrir - d'une même encre - les pages encore blanches de leur histoire. En cela, Abdelkebir Khatibi et Jacques Hassoun ont réussi un dialogue qui inaugure et ne se fonde pas seulement sur ce qui les lie aujourd'hui, mais sur ce qui - depuis toujours - les regarde et les comprend... le livre même.

  • Voici un roman autobiographique qui nous initie à la vie d'un jeune Marocain aisé : les jeux de l'enfance, l'école, le lycée, les voyages, le retour au pays. Rien de très surprenant dans un tel itinéraire. Mais ce qui est tout à fait remarquable et neuf ici, c'est l'intensité de l'univers poétique, le décentrement de la narration traditionnelle, la hardiesse du traitement que l'auteur fait subir à la langue française. L'identité et la différence des cultures sont dévoilées dans la violence même de l'écriture. « L'auto-décolonisation, dit Khatibi, concerne tous les hommes ». L'auteur rompt avec le roman maghrébin qui, à l'exception de quelques rares textes s'est souvent contenté d'imiter les modèles occidentaux.

  • Vomito blanco Nouv.

    Quelle est la nature du sionisme ? Son enracinement dans la conscience malheureuse de l'Occident ? D'autre part, pourquoi la Gauche est-elle discrète sur l'ethnocide des Palestiniens, elle qui est si bavarde de coutume ? Serait-ce à cause du génocide nazi ? D'une culpabilité transférée ? Au juste, pourquoi un tel aveuglement ? Tout en dénonçant l'impuissance de Sartre à penser un tel débat, ce texte réagit contre l'interprétation raciale que le sionisme impose à la pensée de Marx et de Freud. Il maintient à chaud un dialogue de reconnaissance entre Arabes et Juifs libérés du sionisme.

  • Vomito blanco Nouv.

    Quelle est la nature du sionisme ? Son enracinement dans la conscience malheureuse de l'Occident ? D'autre part, pourquoi la Gauche est-elle discrète sur l'ethnocide des Palestiniens, elle qui est si bavarde de coutume ? Serait-ce à cause du génocide nazi ? D'une culpabilité transférée ? Au juste, pourquoi un tel aveuglement ? Tout en dénonçant l'impuissance de Sartre à penser un tel débat, ce texte réagit contre l'interprétation raciale que le sionisme impose à la pensée de Marx et de Freud. Il maintient à chaud un dialogue de reconnaissance entre Arabes et Juifs libérés du sionisme.

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