• À l'ère des échanges informatifs accélérés, de la maîtrise technologique, et du triomphe de la science, comment la clinique psychiatrique s'adapte-t-elle ? Garde-t-elle encore une autonomie nécessaire, seule garantie d'une déontologie soignante, au service de la personne qui souffre et qui demande une aide ? Au moment où l'on proclame la mort officielle des idéologies et le règne du fait scientifique, la clinique des maladies mentales se veut a-théorique, objectivable et évaluable, basée sur le symptôme, et sous la caution des neurosciences, qui prétendent lire le psychisme comme une incidence des symptômes et des comportements. Le sujet est de plus en plus exclu, au profit d'une conception linéaire et mécanique du psychisme. Parallèlement, on constate que, jamais, peut-être, celle-ci n'a été autant soumise à l'idéologie ambiante. Les impératifs socio culturels tendent à la rendre utilitaire et au service des enjeux sociaux, politiques, financiers, etc. Son corollaire est la médicalisation de l'existence, et la confusion des registres entre le pathologique, le comportemental, le social et le juridique. Il incombe aux professionnels de se positionner et de défendre leur pratique et surtout leur éthique, intimement liées aux conceptions du psychisme, et s'exprimant au travers du corpus clinique et nosographique. En même temps, une clinique sous influence, par ses implications sociales, doit également interpeller le citoyen.

  • À l'ère des échanges informatifs accélérés, de la maîtrise technologique, et du triomphe de la science, comment la clinique psychiatrique s'adapte-t-elle ? Garde-t-elle encore une autonomie nécessaire, seule garantie d'une déontologie soignante, au service de la personne qui souffre et qui demande une aide ? Au moment où l'on proclame la mort officielle des idéologies et le règne du fait scientifique, la clinique des maladies mentales se veut a-théorique, objectivable et évaluable, basée sur le symptôme, et sous la caution des neurosciences, qui prétendent lire le psychisme comme une incidence des symptômes et des comportements. Le sujet est de plus en plus exclu, au profit d'une conception linéaire et mécanique du psychisme. Parallèlement, on constate que, jamais, peut-être, celle-ci n'a été autant soumise à l'idéologie ambiante. Les impératifs socio culturels tendent à la rendre utilitaire et au service des enjeux sociaux, politiques, financiers, etc. Son corollaire est la médicalisation de l'existence, et la confusion des registres entre le pathologique, le comportemental, le social et le juridique. Il incombe aux professionnels de se positionner et de défendre leur pratique et surtout leur éthique, intimement liées aux conceptions du psychisme, et s'exprimant au travers du corpus clinique et nosographique. En même temps, une clinique sous influence, par ses implications sociales, doit également interpeller le citoyen.

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