Sciences humaines & sociales

  • Depuis la dernière guerre, l'Occidental moyen est atteint de strabisme diplomatique. Il ne peut considérer la situation mondiale sans loucher : un oeil sur les États-Unis, l'autre sur l'Union Soviétique. C'est pourquoi Robert Escarpit a tenté d'appliquer au problème la méthode qu'il emploie dans ses billets du MONDE. Elle consiste à se servir de ses deux yeux en même temps et, dans la mesure du possible, de les garder ouverts. Il ne s'agit ni d'une comparaison systématique, ni surtout d'un parallèle. Robert Escarpit a, de l'U.R.S.S. et des États-Unis, des expériences très inégales qui peuvent difficilement se réduire à un commun dénominateur. Il faut plutôt considérer ce livre comme un double diagnostic. Ce diagnostic est que "les deux font la paire, c'est-à-dire que chacun de ces deux peuples peut très bien suivre son chemin sans avoir rien à envier, rien à réclamer l'un à l'autre". En d'autres termes : "Il y a place dans la nature pour le rat des villes et pour le rat des champs. Il y a aussi place pour le rat d'égout et pour le grégaire lemming qui ne pullule que pour mieux marcher au suicide". L'auteur exprime l'espoir que "le ton plaisant de ce livre ne trompe personne sur ses véritables intentions". La vérité est sans doute que les intentions n'empêcheront personne de s'apercevoir que le livre est amusant.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Tous les hommes politiques disent qu'il n'y a pas de garantie démocratique sans diffusion du pouvoir. Et pourtant ! Robert Escarpit dénonce l'impuissance mais aussi le silence de l'individu face aux discours des appareils politiques qui s'adressent aux "plus larges masses". On continue dans nos pays à vendre de la politique comme des biens de consommation, alors qu'elle suppose que s'y investissent les consciences individuelles. Et si ce dévoiement du politique était la source de ce qu'on appelle un peu hâtivement la dépolitisation des Français ? Allant aux origines du politique, Robert Escarpit éclaire bien des questions que la polémique quotidienne obscurcit : réévaluer l'importance de ce qui se déroule à l'échelle du quartier, de l'entreprise, de la municipalité ; savoir prendre en compte le contenu d'un système politique par-delà les dénominations formelles, élucider ce besoin de pluralisme qui mûrit de par le monde, tels sont quelques-uns des objectifs de ce livre. L'auteur a voulu éviter les deux grandes mystifications du discours : le jargon et le "beau langage". On a préféré ici la précision à l'élégance en même temps que la clarté à la technicité. Sans messianisme et sans catastrophisme, ce livre invite chacun à jouer un rôle dans la nécessaire recomposition du champ politique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Depuis la dernière guerre, l'Occidental moyen est atteint de strabisme diplomatique. Il ne peut considérer la situation mondiale sans loucher : un oeil sur les États-Unis, l'autre sur l'Union Soviétique. C'est pourquoi Robert Escarpit a tenté d'appliquer au problème la méthode qu'il emploie dans ses billets du MONDE. Elle consiste à se servir de ses deux yeux en même temps et, dans la mesure du possible, de les garder ouverts. Il ne s'agit ni d'une comparaison systématique, ni surtout d'un parallèle. Robert Escarpit a, de l'U.R.S.S. et des États-Unis, des expériences très inégales qui peuvent difficilement se réduire à un commun dénominateur. Il faut plutôt considérer ce livre comme un double diagnostic. Ce diagnostic est que "les deux font la paire, c'est-à-dire que chacun de ces deux peuples peut très bien suivre son chemin sans avoir rien à envier, rien à réclamer l'un à l'autre". En d'autres termes : "Il y a place dans la nature pour le rat des villes et pour le rat des champs. Il y a aussi place pour le rat d'égout et pour le grégaire lemming qui ne pullule que pour mieux marcher au suicide". L'auteur exprime l'espoir que "le ton plaisant de ce livre ne trompe personne sur ses véritables intentions". La vérité est sans doute que les intentions n'empêcheront personne de s'apercevoir que le livre est amusant.

  • Tous les hommes politiques disent qu'il n'y a pas de garantie démocratique sans diffusion du pouvoir. Et pourtant ! Robert Escarpit dénonce l'impuissance mais aussi le silence de l'individu face aux discours des appareils politiques qui s'adressent aux "plus larges masses". On continue dans nos pays à vendre de la politique comme des biens de consommation, alors qu'elle suppose que s'y investissent les consciences individuelles. Et si ce dévoiement du politique était la source de ce qu'on appelle un peu hâtivement la dépolitisation des Français ? Allant aux origines du politique, Robert Escarpit éclaire bien des questions que la polémique quotidienne obscurcit : réévaluer l'importance de ce qui se déroule à l'échelle du quartier, de l'entreprise, de la municipalité ; savoir prendre en compte le contenu d'un système politique par-delà les dénominations formelles, élucider ce besoin de pluralisme qui mûrit de par le monde, tels sont quelques-uns des objectifs de ce livre. L'auteur a voulu éviter les deux grandes mystifications du discours : le jargon et le "beau langage". On a préféré ici la précision à l'élégance en même temps que la clarté à la technicité. Sans messianisme et sans catastrophisme, ce livre invite chacun à jouer un rôle dans la nécessaire recomposition du champ politique.

  • Qui ne s'est jamais interrogé sur ses origines ? Il y a des peuples dont il est malaisé d'appréhender la réalité. Les Gascons d'aujourd'hui se définissant plus volontiers comme « habitants du Sud-Ouest » n'échappent pas à cette règle. Quant à la Gascogne, bien peu savent la situer avec précision tant ses limites territoriales ont fluctué au cours de l'histoire. Se pose aussi la question de l'avenir de notre région, de son identité et de sa culture spécifique au sein d'une Europe des peuples. En mai 1983, le Cercle gascon A nòste Qu'èm organisa à La Teste de Buch, une exposition consacrée à la culture gasconne. Au cours de ces journées, eut lieu une soirée publique sur le thème « le gascon, origine, histoire, avenir » avec les intervenants suivants :
    - Robert Escarpit, professeur de sciences de l'information et de la communication à l'Université Michel de Montaigne (Bordeaux III) : « Je suis Gascon » ;
    - Pierre Bec, professeur de littérature médiévale à l'Université de Poitiers : « La langue gasconne et son histoire » ;
    - Michel Rouche, professeur d'histoire médiévale à l'Université de Lille III :« La naissance de la région » ;
    - Christian Coulon, chargé de recherches au Centre National de la Recherche Scientifique : « Les régionalismes en Gascogne »
    Cette conférence fit l'objet d'une première publication en 1984. C'est donc une nouvelle édition de ces textes qui n'ont rien perdu de leur pertinence que nous proposons ici aux lecteurs.

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