Romans & Nouvelles de genre

  • Orlandette, actrice à la Comédie française, est une veuve noire : les hommes qui passent dans ses bras trépassent... d'épuisement, dit-on. Jeanne est d'une beauté, mais il se murmure que son mari, l'industriel Georges Mexme, ne serait pas le seul à hanter sa couche... Raia est voyante, elle prédit aux bourgeoises parisiennes leurs aventures d'alcôve, et règne sur un monde de femmes avides d'émotions. Dans ce climat délétère, où les couples de la bonne société valsent au rythme des affaires bancaires, où les filles s'échangent comme des actions au porteur, l'amour n'est pas une valeur marchande, à peine un moment tarifé. Et la jouissance acquise au prix fort conduit parfois à la mort... Renée Dunan a vécu dans le Paris du Montparnasse au début du XXe siècle, et fréquenté Paul Éluard, André Breton ou Francis Picabia. Chroniqueuse pour Le Crapouillot, féministe et anarchiste convaincue, elle fit de sa vie une perpétuelle leçon de liberté contre le modèle « bourgeois ».

  • La maîtresse d'un homme d'État, une ancienne danseuse nue, la femme d'un Lord et un mystérieux cahier relié de cuir rouge, dans lequel se concentrent confidences et secrets d'un puissant... Dans le décor du Grand Hôtel de Sybaris, en Sicile, un curieux groupe évolue de nuit en nuit sur fond de propos indécents et de propositions scandaleuses à peine voilées. Mais que se passe-t-il réellement derrière les persiennes closes, à l'heure où le soleil plonge dans la Méditerranée ? Des salons de Rio de Janeiro aux alcôves parisiennes, itinéraires désespérés et caresses interdites se côtoient pour provoquer le destin... Renée Dunan a vécu dans le Paris du Montparnasse au début du XXe siècle, et fréquenté Paul Eluard, André Breton ou Francis Picabia. Chroniqueuse pour Le Crapouillot, féministe et anarchiste convaincue, elle fit de sa vie une perpétuelle leçon de liberté contre le modèle « bourgeois ».

  • Les audaces érotiques d´un hobereau en jupons qui s´encanaille dans le Paris déluré des années folles.



    DE GRANDS FRISSONS passaient sur les cuisses nues et les fesses rigides de la femme possédée. L´homme allait lentement, d´une sorte de va-et-vient, et il s´appuyait aux hanches débordantes comme un noyé à une épave. Un ronronnement très doux s´élevait du couple en action. De brèves saccades, par moments, agitaient le corps penché, dont les mains crispées égratignaient le mur.



    Ce chef-d´oeuvre m´arrache des cris de bonheur suprême à chaque fois que je l´ouvre. À peine mes yeux parcourent-ils les mots qui s´alignent sur la page, que j´ai l´impression que l´auteur elle-même me les souffle à l´oreille, son joli minois féminin posé sur mon épaule et le reste de sa personne langoureusement appuyé sur moi.


    (Paul Seudon, auteur de la préface)

empty