Flammarion

  • Au terme d'une année de réflexion préalable qui lui a pris plus de temps que l'écriture, l'auteur de ce modeste ouvrage a enfin compris ce que Pascal voulait dire lorsqu'en 1647 il faisait amende honorable à la fin d'une très longue missive adressée à une correspondante : « Excusez-moi. Mais je n'ai pas eu le temps de faire plus court. »
    Peut-être pour se faire pardonner d'avoir dans l'exercice du journalisme tant tiré à la ligne en délayant sur trois feuillets ce qu'il aurait pu exprimer en trois lignes, Philippe Bouvard a donc choisi la concision comme ultime cheval de bataille. Ainsi, pour cet ouvrage qui constitue son chant du cygne, a-t-il parié qu'il pouvait traiter en trois lignes des sujets méritant souvent trois feuillets.
    Avec le souhait de divertir et de donner à penser aux lecteurs, ainsi que l'ambition de voir un jour l'un de ses mille trois aphorismes se transformer en sujet du bac !

  • Après Je suis mort, Et alors ? et Ma vie d'avant, ma vie d'après, Philippe Bouvard achève sa trilogie. En fait, une « tri-thérapie » contre l'angoisse du trépas. Non seulement, et pour bénéficier d'un surcroît de prolongations, il a choisi un titre aussi

  • Bouvard de A à Z

    Philippe Bouvard

    LES 2 000 FORMULES LES PLUS PERCUTANTES DE PHILIPPE BOUVARD !
    Soucieuse de proportionner la longueur de ses textes à la hauteur de sa taille, la nature a offert à Philippe Bouvard le sens du raccourci. Du premier âge où il a balbutié « Phiphi aime papa »

  • Bénéficiaire du plus long parcours professionnel à une époque où les danseurs prennent leur retraite à 38 ans et les cheminots à 55, Philippe Bouvard, journaliste multimédia, raconte les coulisses d'un métier-passion qu'il exerce toujours. Pour les besoins de 50 000 articles, 8 000 émissions de télévision et 20 000 émissions de radio, il a rencontré durant six décennies les principales vedettes de la politique, des lettres, des arts et des sports.
    Chargé d'évoquer le parcours des autres, il n'avait jamais évoqué un itinéraire personnel qui l'a mené d'un poste de garçon de courses au Figaro à la direction de France-Soir et qui, entre éditoriaux et chroniques ainsi que la publication d'une cinquantaine de livres, lui a permis d'inventer Le Théâtre de Bouvard et Les Grosses Têtes.

  • Je suis mort. Et alors ?... « Je suis mort hier. Au seuil de l'éternité, j'ai déjà mesuré le monument de bêtises qu'on édifie à chaque fin d'existence. Moi, le premier. Encore que, par superstition, j'évitais le sujet. C'est à destination des survivants provisoires que j'ai donc décidé de tenir, durant ma première année d'éternité et avant d'être gagné par la routine posthume, mes carnets de mort. » Des carnets qui n'ont rien de morbide tant ils manient l'ironie et assènent des vérités, tant la plume qui les trace se baigne d'encre douce-amère et évoque, avec une légèreté propice aux gravités éternelles, un sujet qui - hélas ! - s'adresse à chacun. Des funérailles de l'auteur fort courues aux premiers jours de solitude totale dans le cercueil, des voisins de caveaux muets aux souvenirs du passé qui eux peuvent remonter à la surface, des questions sur l'âge, la maladie, Dieu, la famille, les femmes aux réflexions sur notre monde forcément profondes - puisque venues de l'au-delà -, cet ouvrage est un délice d'humour noir... autant qu'une ode à la vie. Al'aube de ses 80 ans, Philippe Bouvard offre une formidable bouffée d'air frais littéraire, un texte sincère et hors normes qui possède une âme puisqu'il déborde d'esprit.

  • Dix années ont passé depuis la disparition de l'auteur et sa résurrection dans les librairies.
    Faute d'autres occupations, il continue à observer la vie quotidienne des morts, de leurs familles, du petit peuple des cimetières et à dicter ses impressions.

  • De la même façon que Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, le Bourgeois Théâtreux imaginé (mais pas tout à fait) par Philippe Bouvard, est passé de l´élevage des bovins en province au montage des vaudevilles à Paris. Dans cette pièce en trois actes, sans ballets (les temps sont durs), il campe sur scène et dans la coulisse ce Rastignac un peu chenu et d´un nouveau genre, cumulant dans le théâtre qu´il s´est offert les fonctions de directeur, de metteur en scène, d´auteur, d´acteur, et de régisseur. Non sans avoir pris, dans la grande tradition moliéresque, des leçons de culture et de maintien avec des professeurs-courtisans. Ainsi qu´un cours de bagatelle amoureuse dans le lit où il retrouve chaque soir sur les planches la jeune comédienne qu´il a engagée comme partenaire... Annotations et commentaires de Jean-Gontran du Grenier des Combles, titulaire de la chaire de sémantique erronée à l´université athée d´Aubervilliers.

  • Issu d'une famille où l'on battait davantage les cartes que les enfants, Philippe Bouvard porte un regard complice - mais nullement dupe - sur une société de plus en plus ludique.
    À travers les codifications perverses du hasard, la psychologie particulière des joueurs, les secrets des marchands d'adrénaline, les différents jeux et les principaux casinos français, l'auteur se propose de partager avec le lecteur un savoir chèrement acquis.
    Conseils, révélations, anecdotes, portraits composent une vaste fresque qui va du chemin de fer, aujourd'hui disparu, aux bandits manchots qui trustent désormais 90 % du chiffre d'affaires des seuls commerces où le client est légalement autorisé à partir avec la caisse.
    Chemin faisant, Philippe Bouvard évoque un phénomène social responsable de maints surendettements ainsi qu'un merveilleux passe-temps qui permet de tout oublier, y compris qu'on n'a pas les moyens de s'y livrer.

    © Flammarion, 2008.
    Portrait de Philippe Bouvard par Pelletier Micheline © Corbis Sygma ; Roulette par Joy Gordon © Getty Images

  • « Bonsoir Madame ! Bonsoir Monsieur ! » Des mots que Claire Fontaine ne prononcera plus. Après avoir présenté durant trois ans le journal de 20 heures, celle qu'on appelait dans son village une « brave fille », devenue momentanément la « femme préférée des Français », a été détrônée par une ancienne « joker » plus jeune qu'elle. Au fil de ces pages, celle qui avait toujours refusé d'apparaître dans la presse people livre son journal intime. Avec humour, elle raconte - d'autant plus librement qu'elle n'émarge plus auprès d'aucune chaîne - les grandeurs et les servitudes attachées à la célébration de la principale grand-messe audiovisuelle. Elle dévoile les coulisses de la cathédrale hertzienne, les rituels de fabrication et ne cache plus rien d'une vie sentimentale où certaines interviews se sont prolongées sous la couette. Naviguant entre fiction et réalité, Philippe Bouvard, vieux routier du petit écran, a guidé sa plume.

  • Théodora la marieuse... divorcée trois fois. Juliette, la « je-sais-tout » qui des autres et de la vie n'apprend rien. Ludivine, la présentatrice télé qui « peut tout faire puisqu'elle ne sait rien faire de précis ». Madeleine, la bigote qui « pour un rien qui l'inquiète, se signe »...
    Qui n'a pas croisé, au moins une fois dans sa vie, ces femmes aux tempéraments affirmés ? Des caractères que Philippe Bouvard, inspiré par La Bruyère, croque avec un bonheur inégalé... et une perfidie inégalable.
    De Judith la menteuse à Laura la « don Juane », de Corinne la touche-à-tout à Cécile qui perd tout, de Régina la diva, Diane la liftée, Elena la dépensière à Marianne la jalouse ou Marie-Clotilde l'aristocrate, c'est à un voyage au pays des femmes que Philippe Bouvard nous invite.
    Dans ces portraits à la fois émerveillés et agacés, acerbes et cocasses, le plus indépendant d'esprit des féministes et attendri des misogynes - ou prétendu tel - décrit avec passion et cruauté le véritable « sexe fort ».

  • « Au début de l'été, gonflé de sève comme les arbres, Gaston s'éveilla avec la certitude qu'il allait être de nouveau Gontran. Cap sur Monaco. À Cannes on l'avait pris pour une vedette. Sur le Rocher pourquoi ne jouerait-il pas les milliardaires ? » Gaston est serveur dans un petit restaurant de Valbonne. Une ou deux fois l'an, il sombre dans la schizophrénie et, troquant son prénom qu'il exècre contre celui de Gontran qu'il estime plus noble, il casse sa tirelire pour se faire servir dans des établissements plus étoilés que le sien. La rencontre avec une fausse comtesse, plus vraie que nature, lui offrira au-delà de ses espérances les plus folles un nouveau destin. Dans son sixième roman, Philippe Bouvard s'en donne à coeur joie pour décrire les microcosmes de la Côte d'Azur où il a recruté ses personnages hauts en couleurs et souvent déjantés. Des arrière-cuisines aux coulisses de palaces et de casinos, tout y passe. Un livre réjouissant, aussi caustique que tendre et drôle.

empty