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  • « Pendant trois ans, je me suis rendue une fois par semaine chez le docteur C. À chaque séance, j'avais l'impression de lui donner un livre, il s'agissait toujours de liens, de séparations, de rencontres, à chaque séance, je construisais et déconstruisais un édifice amoureux. Mes Mauvaises Pensées est le récit de cette confession, j'ai voulu raconter le métier de vivre et le métier d'aimer. Ce n'est pas le récit d'une thérapie, ce n'est pas une légende, c'est un roman parce que c'est une histoire rapportée ; c'est l'histoire de ma famille, de l'Amie, de la Chanteuse, d'Hervé Guibert, c'est l'histoire de mes deux pays. Je n'ai jamais quitté l'Algérie, on m'a enlevée à l'Algérie, je n'ai jamais fait mes adieux, j'ai appris à devenir en France et je crois que je suis née deux fois. Mes Mauvaises Pensées est aussi mon retour vers le pays où j'ai laissé quelque chose qui n'a jamais cessé de grandir dans mon dos, et qui n'a jamais cessé de m'effrayer. » Nina Bouraoui

  • Garçon manqué

    Nina Bouraoui

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    • 1 Septembre 2000

    « Je deviens Brio. Être la première en tout. Être un garçon avec la grâce d'une fille. Brio pour toute l'Algérie. Brio contre toute la France. Brio contre mon corps qui me fait de la peine. Brio contre la femme qui dit : Quelle jolie petite fille. Tu t'appelles comment ? Ahmed. Sa surprise. Mon défi. Sa gêne. Ma victoire.
    Je fais honte au monde entier. Je salis l'enfance. C'est un jeu pervers. C'est un jeu d'enfant. Non je ne veux pas me marier. Non, je ne laisserai pas mes cheveux longs. Non, je ne marcherai pas comme une fille. Non, je ne suis pas française. »

  • Avant les hommes

    Nina Bouraoui

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    • 16 Mai 2007

    C´est l´histoire d´un garçon qui vit seul avec sa mère dans un petit pavillon non loin d´une cité. C´est l´histoire d´un été, saison dangereuse et violente.
    C´est l´histoire de Jérémie qui s´ennuie et de son obsession pour Sami.
    L´histoire d´une désertion aussi.

    Il n´y a aucun espoir amoureux dans ce livre, parce que le corps prend tout, il est invasion de tout. C´est le feu, c´est l´attente, c´est la frustration.
    C´est le vide et le vertige. La jeunesse est un état sauvage où tout peut arriver, tout peut se détruire, parce que tout tient sur une seule force : le désir.

    Après Mes mauvaises pensées(prix Renaudot 2005), Nina Bouraoui revient au roman avec un narrateur masculin. Un roman incandescent et sensuel qui met à nu les tumultes et les fragilités de l´adolescence. De livre en livre, Nina Bouraoui affirme sa singularité, la grâce et la volupté d´une écriture envoûtante qui continue de nous éblouir.

  • « Certaines personnes restent à l'intérieur de nous. Elles existent dans ce qu'on est, dans ce que nous faisons, dans la manière dont nous aimons. Par elles, nous avons une façon de nous inscrire au monde et une façon de nous en retirer. Elles nous absorbent ou nous révèlent. Elles sont "magnétiques ". Je crois que Diane a agi de cette manière-là dans ma vie. Je crois qu'elle m'a protégée de l'enfer, puisque je n'ai jamais cessé de suivre ses opposés. » Nina Bouraoui Le portrait de Marie, autoportrait en creux de l'auteur elle-même, l'été de ses seize ans, est un portrait sans concessions ni complaisance d'une adolescente dont l'enfance s'éloigne peu à peu. On la verra aborder sa première vie amoureuse. On la verra choisir, oser et exprimer ses amours plus belles, plus fortes, plus intenses, que celles des autres.
    Dans La vie heureuse, Nina Bouraoui nous plonge au coeur d'un univers singulier qui porte ses codes et ses coutumes, elle nous fait (re)vivre cette période de confusion extrême qui, malgré le tourbillon des amitiés et des rencontres, s'acccompagne d'une profonde solitude.
    Le roman cependant porte bien son titre, il s'agit de bonheur, de bonheur et de plaisir, le plaisir et la joie d'être sous la peau de ces êtres magnétiques. On n'a jamais écrit sur l'amour des filles avec tant de douceur et de violence mêlées. La vie heureuse est un livre de désir traversé par les musiques, les films et les modes des années 80 : Klaus Nomi est atteint du sida tandis que Sophie Marceau se dandine sur l'air de La Boum.

  • " Parce que je sais que l´on désire comme l´on a été désiré, j´ai dressé la liste des hommes, des femmes, des images, des sensations, des oeuvres d´art qui ont construit la personne que je suis.

    C´est un livre de portraits, traversant les années (de 1972 à 2009). Traversant les villes (Alger, Paris, Berlin, Zurich, Abu Dhabi...). Portraits reliés les uns aux autres par la recherche sans fin de l´amour.

    C´est un livre sur la vie, un livre en vie, un livre qui bat, un livre dont on pourrait aussi entendre le son et percevoir les reliefs d´une géographie intime, la géographie des sentiments.

    J´ai voulu restituer ce que la mémoire garde. Ce qui fait ce que nous sommes ou ce que nous ne sommes pas. Éclairer une vie d´adulte par les débuts de l´enfance, les démons de la jeunesse. Chaque temps répondant à l´autre. Chaque temps expliquant l´autre. Comme si le désir était une identité. Comme s´il était notre seul pays. Territoire sauvage et illimité.

    C´est aussi un livre sur la liberté. La liberté d´aimer ou de ne plus aimer. " N. B.

  • Dix-sept ans après La voyeuse interdite, huit ans après Garçon manqué, trois ans après le prix Renaudot des Mauvaises pensées, Nina Bouraoui change pour la première fois de manière et de registre. Celle qui s´est vu reprocher dans sa jeunesse son écriture saccadée, ses fulgurances, celle qui nous a révélé peu à peu au fil de ses livres les amours interdites qu´elle s´autorisait, publie aujourd´hui son premier roman classique.

    C´est l´histoire d´une rencontre, la rencontre d´une jeune femme écrivain et de l´un de ses admirateurs, de leurs échanges, de leur passion mais aussi de leur bonheur gagné jour après jour.

    Nina Bouraoui a toujours intrigué son monde, elle n´est jamais là où il faut, là où on voudrait l´enfermer. Elle est un écrivain libre, libre à quarante ans de composer et de rédiger son Amant à elle tout en conservant sa singularité, ses propres empreintes.

  • Sauvage

    Nina Bouraoui

    « À la fin des années 1970, Sami, un jeune garçon, disparaît au centre de la campagne algéroise. Pour ne jamais l´oublier, Alya, son amie d´enfance, écrit chaque jour son histoire, leur histoire, réinventant le passé, fixant le présent, temps de l´attente et de l´imagination.Il m´est difficile de savoir la personne que je suis mais il m´est facile de savoir pourquoi j´écris. C´est arrivé en 1979. Dans les nuits algériennes où mes rêves n´étaient plus des rêves d´enfant. C´est arrivé dans l´attente d´un amour qui ne reviendrait pas. C´est arrivé dans l´espoir de devenir une personne qui trouverait sa place dans le monde. C´est arrivé tous les soirs, quand je regardais le soleil tomber derrière les plaines de la Mitidja. Chaque fois je me disais qu´il emportait une part de moi-même. Tout tourne, tout s´efface et tout recommence et je ne sais pas si l´on retrouve un jour ce que l´on a perdu.  Sauvage est le récit de cette année-là. »Nina Bouraoui

  • Poupée Bella

    Nina Bouraoui

    « C'est un journal amoureux. C'est l'histoire des vies, intérieures et extérieures : ma famille, mes pays, mes désirs, les mots. C'est le journal, de mon adolescence, de ma vie adulte : la Suisse, la France, le milieu des filles. C'est le journal de l'écriture aussi. Quand ai-je écrit pour la première fois ? Aimer, Ecrire, sont les deux actes fondateurs de ma vie, inséparables, l'un nourrissant toujours l'autre, l'un racontant toujours l'autre. J'ai voulu faire le compte des liens et des séparations. C'est le livre des mouvements du coeur, de ses forces, de ses fragilités. C'est un bréviaire amoureux, de Zürich à Ferney, d'Abu Dhabi à Paris. C'est aussi le livre des femmes, de toutes les femmes. Je ne suis pas innocente. J'ai toujours succombé à la beauté. J'écris pour dire ce ravissement-là. C'est un livre blanc, au plus près de moi, et au plus près de tous, parce qu'il s'agit toujours d'amour. Ainsi le journal devient un roman. Parce que toutes les femmes de ma jeunesse, sont devenues les femmes de ma vie, ce livre est l'histoire des strates amoureuses qui me composent. »

  • Le jour du séisme

    Nina Bouraoui

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    • 25 Août 1999

    "Qui sait le séisme ?
    Qui sait la vraie peur ?
    Qui sait le désarroi ?
    Qui sait ma terre fragilisée ?
    Le séisme forme déjà l'exil et la différence. Il traverse le corps et impose une scission. Il dénature et fonde une autre origine. Il modifie les naissances. Il est immédiat et profond. Je deviens une autre. Je viens de la terre qui tremble. Ma solitude est un puits.
    Qui racontera, le magnétisme et la force, la chaleur et l'eau, le sable et la ville, mon attachement et ma folie?
    Qui sait, enfin, mon enfance liée au mystère, algérien?" Nina Bouraoui est née le 31 juillet 1967 à Rennes. Le jour du séisme est son cinquième livre après La voyeuse interdite (Prix du Livre Inter 1991), Poing mort, Le bal des murènes et L'âge blessé.

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