Langue française

  • David Gregorievitch Eisenberg a mis 50 ans avant de revenir à Kiev... 50 ans qui le séparent du massacre de Babi Yar dont il est un des rares rescapés. David raconte. Il a 15 ans. Avec tout les Juifs de la ville, il est convoqué près du cimetière. Il n'a rien à craindre. Il donne ses papiers, il se déshabille... et c'est l'horreur : courir nu vers les mitrailleuses qui fauchent femmes, enfants, vieillards. David tombe dans la fosse, blessé. Deux jours à survivre parmi les morts. Se sauver. Se réfugier chez son ancienne concierge et rester deux années enfermé dans un appartement avant d'être dénoncé. Il a 17 ans et il se retrouve dans la cellule des condamnés à mort... David raconte simplement, tout simplement, par petites touches, avec humour parfois, l'horreur. Un témoignage afin que la mémoire ne soit pas vaine.

  • Aujourd'hui comme hier, ils sont des millions à mourrir de faim. L'Ukraine, ravagée par la famine en 1933. Étrange famine. Étrange procédé de mise à mort. La faim dressée comme une arme. L'auteur a rencontré des témoins à Kiev et à Targan. Ceux qui n'ont pas bougé, ceux qui n'ont pas connu l'exil. Ceux qui, pendant des années, n'ont rien dit de ce qu'ils avaient vécu. Le deuxième récit se situe au Kosovo, au sud de l'ex-Yougoslavie, en 1993, à travers le journal d'un Français en mission humanitaire. Ce n'est pas la famine de la Somalie ou du Kurdistan, c'est la malnutrition. Des ventres gonflés, des enfants malades. Les causes ? Une ethnie contre une autre ethnie. Serbes contre Albanais, dans une situation d'apartheid. Et à la place des fusils, la faim.

empty