• De Machiavel, on retient souvent l'esprit calculateur et l'absence  d'états d'âme. Mais c'est un autre visage du Secrétaire  florentin que nous dévoile Michel Terestchenko dans cet essai  passionné. Car Machiavel avait bien une morale, adaptée aux  temps de mutation.
    Nicolas Machiavel se révèle un maître de l'action juste, celle  qui s'adapte aux circonstances. Sans cacher son admiration  pour l'homme, Michel Terestchenko renoue avec la tradition  du questionnement moral, nourri d'exemples souvent bouleversants,  qui a fait le succès de ses ouvrages précédents.
    Que ses héros machiavéliens aient le visage d'un président  des États-Unis ou de résistants, les scrupules deviennent,  sous sa plume, la condition de la lucidité et de l'action dans  un monde d'incertitude.

  • " Au sortir de cette chose difforme et noire, qu'on appelle le bagne, l'évêque lui avait fait mal à l'âme comme une clarté trop vive lui eût fait mal aux yeux en sortant des ténèbres. La vie future, la vie possible qui s'offrait désormais à lui toute pure et toute rayonnante le remplissait de frémissements et d'anxiété. "
    Victor Hugo, Les Misérables
    Face au bien qu'incarnent le prince Mychkine ou Aliocha Karamazov, face à l'innocence que porte le beau matelot Billy Budd ou encore face à l'incrédulité de Jean Valjean devant le don insensé de l'évêque de Digne, nul ne reste indifférent : ni les personnages qui gravitent autour d'eux, ni le lecteur qui se trouve, à son tour, sommé de répondre à une expérience existentielle radicale.
    Telle est la puissance du bien que le nouvel ouvrage de Michel Terestchenko explore dans des exercices de lecture généreux, où se découvre la profonde humanité de l'homme.
    Michel Terestchenko est philosophe et écrivain.

  • 0500 La réponse à cette question est moins évidente qu´il n´y paraît. D´où l´importance de cet essai, où Michel Terestchenko l´affronte dans toutes ses dimensions. Historique d´abord, car les techniques d´« interrogatoire coercitif » sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l´US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d´un véritable archipel mondial de la torture. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l´« idéologie libérale de la torture ». L´auteur explique notamment pourquoi son argument central, l´hypothèse de la « bombe à retardement » justifiant la torture de l´individu qui l´a posée, n´est en réalité qu´une fable perverse, popularisée notamment par la série télévisée « 24 heures ».
    Ainsi légitimée, démontre l´auteur, la torture devient le venin de la démocratie : en acceptant de briser les corps des hommes et des femmes « ennemis », elle mine inévitablement les principes mêmes de l´État de droit, corrompant la société tout entière.0300 La réponse à cette question est bien moins évidente qu´il n´y paraît. D´où l´importance de cet essai, où le philosophe Michel Terestchenko l´affronte dans toutes ses dimensions. Historique d´abord, car les techniques d´« interrogatoire coercitif » sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l´US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications élaborées par certains juristes, légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d´un véritable archipel de la torture à l´échelle mondiale. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l´« idéologie libérale de la torture ».
    L´auteur explique notamment pourquoi son argument central, l´hypothèse de la « bombe à retardement » justifiant la torture de l´individu qui l´a posée, n´est en réalité qu´une fable perverse, popularisée notamment par la série télévisée « 24 heures ». Ainsi légitimée, démontre l´auteur, la torture devient le venin de la démocratie : en acceptant de briser les corps des hommes et des femmes « ennemis », elle mine inévitablement les principes et la nature même de l´État de droit, corrompant la société tout entière.0300Le philosophe Michel Terestchenko aborde le thème de la torture toutes ses dimensions. Historique d´abord, car les techniques d´« interrogatoire coercitif » sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l´US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications élaborées par certains juristes, légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d´un véritable archipel de la torture à l´échelle mondiale. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l´« idéologie libérale de la torture ».0400Introduction.La question de la torture - Les termes de la question - Répondre à l´argument du « moindre mal » -1. La longue histoire de la « torture d´État » aux États-Unis - La tradition américaine de torture psychologique - La CIA et le « contrôle des esprits » - De l´opération Phoenix au « Projet X » -2. Des juristes au service de la torture - Une interprétation restrictive de la torture - Le juriste et le casuiste - La réinvention des « combattants illégaux » - Impunité pour les tortionnaires - Septembre 2006 : l´adoption de la « loi de la torture » - Les limites du droit et l´exemple de la Haute Cour de justice israélienne -3. L´archipel américain de la torture- Les transferts extrajudiciaires : l´affaire Mohammed Binyam - « Nous engageons des États terroristes » - La prison d´Abou Ghraib, « trou de l´enfer » - « Une violation épouvantable et totalement inacceptable des règles militaires » -4. La parabole de la bombe à retardement - L´idéologie libérale de la torture - La justification médiévale de la torture et le système de la preuve - Un paradigme de référence - Le héros sacrificiel de 24 heures chrono -5. Le tortionnaire noble - Que faire en situation d´exception ? - Le problème des « mains sales » selon Michael Walzer - La légalisation

  • Mise à jour 2007- Ouvrage synthétique traitant de façon problématique les grandes questions de philosophie politique classiquement abordées en faculté, dans les IEP et dans les concours.
    - L'ouvrage explique les problèmes principaux qui se posent aux sociétés démocratiques contemporaines.
    Dans cette nouvelle édtion :
    - l'auteur reprend les analyses fondamentales des éditions antérieures sur les questions du racisme et du nationalisme, de la tolérance, sur les problèmes posés par les sociétés technologiques ;
    - il actualise la réflexion sur les sujets de la citoyenneté et de l'immigration, ou encore de la bioéthique, selon l'évolution récente des politiques publiques, à la fois française et européenne, des dispositions législatives et des progrès de la science.

    Sommaire 1. L'idée d'humanité et la pluralité des cultures 2. Nations et nationalismes 3. Racisme et antiracisme 4. Citoyenneté et immigration 5. Tolérance et relativité des valeurs 6. La civilisation technologique et les nouvelles exigences éthiques Points forts - Style simple et accessible : l'ouvrage s'adresse aux étudiants (élèves des IEP, classes préparatoires des grandes écoles) mais dans un style accessible au grand public.  - Qualité de l'auteur. Un philosophe qui a longtemps enseigné à Sciences Po, et dont la notoriété a progressé cette année. Il a publié en 2005 un livre qui a eu un réel retentissement dans la presse et dans les discussions philosophiques, et qui fait aujourd'hui référence dans le débat sur les conduites humaines face au mal ("Un si fragile vernis d'humanité. Banalité du bien, banalité du mal").  -  Grande richesse de citations : les auteurs ne sont pas seulement évoqués et analysés, ils sont abondamment cités, ce qui rend l'ouvrage d'autant plus vivant et met en lumière la spécificité des différents styles. Le lecteur "entre" plus facilement dans le raisonnement des auteurs et dans leur manière de penser.

    Public 1er et 2e cycles de droit et de science politique, IEP, classes préparatoires, concours administratifs

  • "Si Dieu existe, d'où vient le mal ? S'il n'existe pas, d'où vient le bien ?" Leibniz
    "Depuis la nuit des temps, l'organisation humaine, pour se structurer, doit définir le bien et le mal. En mars 2010, l'association Arte-Filosofia organisait à Cannes un colloque animé par la philosophe Françoise Dastur autour d'une des questions les plus essentielles de l'histoire de la pensée : celle du mal. Il revenait à André Comte-Sponville la tâche d'aborder frontalement l'ampleur philosophique de la notion et de distinguer les diverses formes qui la caractérise : physique, métaphysique et morale. Michel Terestchenko, pour sa part, choisissait de situer son propos non pas directement au niveau philosophique, mais du côté de la psychologie sociale, prenant en compte la psychologie effective des individus. Deux approches de la question du mal dont les Éditions Frémeaux et Associés mettent le contenu à la portée de tous."
    Claude COLOMBINI-FRÉMEAUX & François LAPÉROU

  • Les philosophes politiques modernes se distinguent entre les théoriciens du contrat, d'une part, qui fondent le lien politique sur une construction politique rationnelle conduisant à faire table rase du passé, et les penseurs de l'économie politique, d'autre part, qui pensent l'échange comme le principe d'un ordre spontané.

  • Le succès tout à fait hors norme des Bienveillantes de Jonathan Littell constitue un véritable phénomène de société. Deux prix et des éloges innombrables ont été décernés à une oeuvre littérairement médiocre et historiquement datée, dont le seul ressort est le voyeurisme permanent. Ce qui fait des Bienveillantes un roman insoutenable, c'est qu'il propose une esthétisation insupportable de la violence nazie qui s'inscrit, de Sade à Jünger, dans une longue filiation intellectuelle et littéraire. Il exclut de l'humanité les victimes de la barbarie, en livrant leur cadavre en pâture au regard des lecteurs, sans rien nous faire comprendre des facteurs qui ont conduit les bourreaux SS à participer à l'extermination de six millions de Juifs européens. Un philosophe et un historien unissent leurs voix pour dénoncer énergiquement les complaisances qui ont permis le succès de ce livre. Ils incitent, par la même occasion, à lire ou relire d'autres oeuvres littéraires, documents ou récits d'une importance majeure, qui apportent un tout autre regard sur l'écriture du mal.

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