Les Belles Lettres éditions

  • Rome. On croit savoir beaucoup de la civilisation romaine. C'est sans doute vrai. On pense la connaître parce qu'elle est la source vive de la nôtre. Là réside l'erreur. Il faudrait pouvoir restituer, sur les hommes et sur les choses, le regard des Romains. L'objectif de ce guide est d'initier cette démarche.

    Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.

  • Les Étrusques: une civilisation rayonnante. L'une des trois plus puissantes en Méditerranée au VIe siècle avant notre ère, avec la Grèce et Carthage, à l'heure où Rome balbultie. Moins mystérieuse qu'on se plaît à le dire, mais fascinante avec ses ombres qu'illumine peu à peu un art subtil et spontané.
    Un peuple qui crie son goût de la vie et dont la culture raffinée, aux sources de la civilisation italienne, donne une haute idée du génie humain.

    Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.

  • « La République est morte », écrit Cicéron à son ami Atticus près de quinze ans avant que César ne tombe sous les dagues des conjurés. Un siècle. Telle fut la durée de l'agonie de la République romaine qui succomba sous les coups d'ambitieux dictateurs et chefs militaires, avides d'exercer un pouvoir personnel. De 133 avant notre ère, lorsque Tiberius Gracchus fut éliminé après avoir trahi les institutions républicaines, jusqu'à la mort d'Antoine à Alexandrie, vaincu par Octave à l'été 30, un siècle de guerres civiles, de violences et d'affrontements sanglants ont ravagé Rome et l'Italie. Les plus grands généraux, Marius, Sylla, Pompée, César, Antoine, Octave... sont parvenus à faire chuter un régime politique que plusieurs siècles avaient réussi à édifier sous l'égide de la célèbre « vertu romaine » et dans l'affirmation du bien le plus précieux pour les Romains : la liberté. Comme toujours en pareil cas, c'est le peuple romain qui s'en trouva la principale victime. Pourquoi assassiner la liberté ? Comment un engrenage fatal a-t-il conduit des hommes jadis fiers de leur République à renier leurs valeurs fondamentales ? Telles sont les questions que pose l'auteur qui, pour mieux faire revivre ces heures brûlantes, assortit son propos de relations évocatrices comme autant d'ouvertures vivantes sur cette époque tragique. L'observation de ce moment historique pendant lequel se déchaîna une violence qui faillit tout emporter avec elle n'est sans doute pas inutile à la réflexion de ceux qui s'interrogent également sur l'évolution de notre temps.

  • Après un voyage périlleux et exténuant, des citoyens romains arrivèrent en Chine, en l'an 166 de notre ère, et furent reçus par l'empereur des Han dans sa capitale, Tch'ang-an, près de l'actuelle Xian. C'était le terme d'un périple extraordinaire durant lequel, d'Alexandrie en Inde, à travers le golfe du Bengale jusqu'à la péninsule malaise et aux côtes d'Annam, ils durent affronter tous les dangers pour parvenir jusqu'aux fabuleuses richesses de la Chine.
    Jean-Noël Robert ne nous fait pas seulement partager, avec une exceptionnelle puissance d'évocation, cette aventure hors du commun. Il nous montre aussi quelle était l'image de la Chine dans la Rome impériale, quels furent les points de rencontre des cultures romaines et chinoises, et leurs influences réciproques : c'est une des pages les plus méconnues et les plus étonnantes de l'histoire du monde qui revit ici.
    Jean-Noël Robert, latiniste, historien de Rome, a déjà publié aux Belles Lettres plusieurs ouvrages dont Les Plaisirs à Rome, Éros romain et Rome, la gloire et la liberté. Aux sources de l'identité européenne. Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles Lettres des Civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques. Grand voyageur, il a parcouru de nombreuses fois l'Asie centrale, la Chine et l'Asie du Sud-Est, périples dont il témoigne dans un livre plus personnel, L'Asie au coeur (publié aux Belles Lettres).
    Cet ouvrage a été traduit dans de nombreux pays, et notamment en Chine, au Japon et en Corée.

  • « Du pain et des jeux », mais aussi des spectacles, des promenades, de la lecture, du sport, des banquets ou des voyages:l'Antiquité a élevé le divertissement en art de vivre. L'Empire romain a fait davantage:il l'a étendu à tous, octroyant à chaque homme libre, en même temps que la citoyenneté, le plus grand des privilèges, le loisir.
    Rome à la légendaire vertu, Rome qui réunit sous sa coupe les peuples de l'Atlantique à l'Euphrate et du Rhin aux sables du Sahara, nous a laissé pour modèles des citoyens oisifs qui, chacun selon son éducation et sa fortune, s'adonnent aux plaisirs de l'otium, la liberté de jouir de son temps.
    À travers plus de cent textes traduits du grec et du latin, ce livre nous propose de poser nos pas dans ceux des Anciens à l'heure du repos afin de goûter à la volupté tranquille du Roman way of life.

  • Le grand Scipion l'Africain, comme tous les Romains, porte la barbe. Un jour, en Sicile, au contact des moeurs grecques, il décide de se faire raser. Aussitôt, tout ce que Rome compte d'hommes jeunes et modernistes suit son exemple. La mode du visage glabre est lancée... Les tapis de Babylone font fureur au temps de Caton: ils s'arrachent 800 000 sesterces pièce quand un poulet, au marché, vaut 2 sesterces... L'esclave Roscius a du charme, et du talent. Son maître décide d'en faire une vedette de théâtre. En quelques années, il devient la coqueluche des Romains, et son nom reste comme celui d'un des plus grands du « star system »...
    À Rome, comme le montrent ces quelques exemples, la mode s'immisce autant dans les habitudes de vie - le vêtement, la nourriture, le cadre familier - que dans l'art ou la littérature où la notion d'imitation est centrale. Par la suite aussi, Rome demeure l'arbitre des élégances, en devenant un modèle de référence pour la culture et le goût européens.

  • La civilisation romaine est née avec la fondation de la ville de Rome. La postérité a surtout retenu l'extraordinaire extension d'une cité qui s'est imposée comme la maîtresse du monde antique. Et Rome fut, il est vrai, le phare de la Méditerranée. Le Forum symbolisait par excellence la scène de la politique mondiale. Mais c'est en coulisses qu'il faut aller chercher les racines de cette culture, jusque dans les bourgs obscurs de l'Italie. Avant d'être un citadin, le citoyen romain fut un paysan. Rome s'est fortifiée de la campagne, au physique comme au moral, et la plupart des grands noms qui ont tracé son destin ne sont souvent que des provinciaux montés pour réussir (ou échouer) dans la capitale.
    Mais que sait-on de ces hommes de la terre, des paysans libres comme des esclaves ruraux ? Que connaissons-nous de leur vie quotidienne au service de leurs champs ou de leurs troupeaux, de leurs soucis économiques, de leurs croyances religieuses ? L'auteur propose une plongée dans ce monde rural méconnu, à la rencontre de ceux qui ont oeuvré anonymement, et souvent douloureusement, pour que resplendisse la gloire de Rome. Il nous entraîne aussi à la découverte de ces domaines mythiques dans lesquels les grands du monde romain viennent se ressourcer et toucher un peu, en privé, à la magnificence des rois orientaux qu'ils ont réduits à merci.

  • « Ce qui fait notre vie? Les bains, le vin, les femmes », fut-il écrit sur le marbre d'un tombeau. Plaisirs et volupté! Nous sommes loin de l'image sévère dont pâtissent trop souvent les Romains, cantonnés dans un rôle de légionnaire endurci ou de politicien phraseur. Si les débuts furent austères et difficiles, avec la conquête du monde, ils ont rapidement affirmé leur détermination à profiter de la vie.
    Sénèque, en professeur de morale qui connaît bien l'âme de ses contemporains, ne s'y trompe pas quand il fustige leur appétit de jouissance: il leur prête une philosophie assez éloignée de ses préceptes rigoureux: « l'unique félicité, c'est de faire fête à la vie manger, boire, jouir de son bien, cela c'est vivre, c'est ne pas oublier que l'on est mortel. Les jours s'écoulent, la vie achève son cours irretrouvable. Et nous hésitons? Que sert d'être sage puisque notre âge ne sera pas toujours apte aux plaisirs... Tu n'as point de maîtresse, point de mignon pour rendre jalouse ta maîtresse tous les matins tu sors le gosier sec... Ce n'est pas là vivre, c'est regarder vivre l'autre. Quelle folie de se constituer l'intendant de son héritier! » (Lettres à Lucilius, 123, 10).
    N'en doutons pas, le Romain sut goûter les plaisirs.

  • La démagogie et l'hypocrisie sont les deux mamelles de la déséducation nationale. C'est peu de dire que l'école se porte mal. Elle constitue la principale caisse de résonance d'un malaise qui la dépasse et qui gangrène la société. Elle souffre surtout d'une entreprise de destruction massive orchestrée par une administration ministérielle aux mains d'idéologues pédagogistes qui ne sont pas seulement de naïfs Trissotins. L'auteur de ce petit livre a supporté, non sans peine, pendant plus de quarante ans, les affres de cette « décérébration » programmée. Il a eu la chance d'exercer parallèlement dans le secondaire et dans le supérieur et s'est trouvé confronté à nombre de maux qui ont aujourd'hui engendré la débâcle de notre école : la succession des réformes, la complexité des programmes, les aberrations de l'orientation, les atteintes répétées contre la laïcité... Une vision à la fois personnelle et élargie, simplement nourrie d'une expérience et d'un bon sens qu'exigent la pratique du « terrain » et surtout l'amour du métier.

empty