Sciences politiques & Politique

  • Depuis qu'il y a des peuples et qui ont des relations extérieures, il y a des juristes et des philosophes pour les penser. Pourtant, les théories des relations internationales n'ont été que tardivement constituées comme une discipline universitaire, en l'occurrence à l'issue de la Première Guerre mondiale. À l'époque, elles consistaient surtout à pratiquer des sciences politiques appliquées aux relations internationales. Depuis, elles sont devenues interdisciplinaires, entretenant des liens étroits avec tous les domaines qui ont une dimension internationale, comme l'histoire, la géographie, le droit, la sociologie ou encore l'économie. À partir des années 1960-1970, les théories des relations internationales se sont développées et diversifiées. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer en propose une introduction générale, qui fait la part belle aux grandes familles, le réalisme, le libéralisme, les approches critiques, le constructivisme, les approches bureaucratiques et psychologiques ainsi que les approches mixtes.

  • Pour la première fois dans l'histoire de la justice pénale internationale, une juridiction dispose d'un véritable régime de réparation aux victimes des crimes internationaux les plus graves : génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Mais comment « réparer » des violations massives des droits de l'homme ? Comment restituer, indemniser, compenser et réhabiliter les survivants ? Est-ce seulement possible ? Réparer l'irréparable n'est pas le moindre des défis de la Cour pénale internationale. Au lendemain de l'anniversaire des dix ans de sa création et à la veille de la révision de son Statut, le moment est venu de faire le point sur l'une de ses innovations majeures. Le but de cet ouvrage est double : d'une part, présenter et expliquer de manière complète et panoramique le régime de réparation de la CPI. D'autre part, évaluer et analyser de manière normative l'efficacité et la justice d'un système qui, comme tout pari ambitieux, rencontre naturellement un certain nombre de difficultés. Satisfaisant à la fois les exigences du droit technique et les enjeux conceptuels, politiques, voire philosophiques, cet ouvrage est écrit dans un style clair et pédagogique, synthétique et structuré, qui s'adresse autant aux étudiants et aux chercheurs en droit, relations internationales, criminologie et philosophie, qu'aux professionnels et au grand public.

  • En sortie de conflit armé, faut-il poursuivre ceux qui ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, voire un génocide, ou les intégrer au processus de transition au nom de la paix ? Les poursuivre risque de déstabiliser la société ; mais ne pas le faire peut mener au même résultat, une paix achetée par l'impunité risquant d'être provisoire.
    L'auteur examine ce dilemme à la lumière de l''histoire du droit pénal international, de Nuremberg à nos jours, et à l''aide de nombreux exemples, des Balkans à la Libye en passant par le Rwanda et le Darfour. Il s''interroge sur le rôle des tribunaux internationaux : sont-ils une condition de la paix (pas de paix sans justice) ou au contraire un obstacle (pas de justice sans paix) ? Ont-ils un effet dissuasif ? Peut-on dépasser le dilemme ? Se pose aussi la question des relations qu'entretiennent deux acteurs majeurs de la scène internationale : le Conseil de sécurité, organe politique chargé du maintien de la paix et de la sécurité, et la Cour pénale internationale, organe judiciaire chargé de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves. La Cour pénale internationale est-elle vraiment indépendante du Conseil de sécurité et, surtout, doit-elle l''être ?
    Une réflexion essentielle, en ce début de siècle, face au retour des guerres.

  • L'entrée dans le XXIe siècle n'a pas relégué la guerre dans la catégorie des reliques de l'histoire, bien au contraire. Depuis le 11 septembre 2001 jusqu'aux actions menées par l'État islamique en passant par les interventions au Moyen-Orient ou au Mali, les événements récents confirment son actualité. Affectée par une série de mutations qui dépassent les seules innovations technologiques et l'irruption de nouveaux acteurs stratégiques, la guerre doit être pensée dans toutes ses dimensions, historiques et philosophiques, politiques et militaires, juridiques et prospectives. Et une telle entreprise ne peut être conduite sans que, en symétrie, la paix soit appréhendée dans ses fondements, ses modèles et ses conditions.
    Regroupant plus de 300 entrées et faisant appel à plus de 200 contributeurs - universitaires, militaires, acteurs de la société civile -, le présent dictionnaire entend offrir une série de repères indispensables pour analyser ces enjeux de notre temps, avec un double objectif : constituer un ouvrage de référence en langue française sur les questions stratégiques et contribuer à la consolidation des études sur la guerre et la paix dans le monde francophone.

empty