Langue française

  • A la faveur d´un tel exemple, le sens de l´oeuvre mannienne s´éclaire plejnement.
    La mort n´y a exercé ses séductions que pour porter les hommes plus loin qu´eux-mêmes, pour qu´au delà de leur enveloppe corruptible et complaisante à la volupté la survie fût assurée à l´esprit dans la lumière et la joie. Miracle de l´art : par lui est venue la tentation funèbre, et c´est par lui que se fait la résurrection. Ainsi Thomas Mann peut être assuré que sera confirmé le jugement qu´il a porté un jour sur lui-même : "Si je nourris quelque souhait quant à la renommée posthume de mon oeuvre, c´est que d´elle on puisse dire plus tard qu´elle est amie de la vie bien que consciente de la mort. Oui, mon (Euvre est liée à la mort, elle la connait, mais elle veut du bien à la vie. Envers la vie, il est deux sortes d´amitié : l´une qui ne sait rien de la vie et qui est toute naïve et robuste; et une autre qui sait la mort et celle-là seule, à mon sens, détient une pleine valeur spirituelle. Elle est l´amitié que portent à la vie le:; artistes, les poètes et les écrivains."

  • Le numéro d'hiver de la revue Cap-aux-Diamants « Histoires d'utopies » vous entraine dans un voyage dans le temps, à la découverte de projets utopiques du passé et à ce que ces derniers nous apprennent de l'époque les ayant engendrés. Qu'il s'agisse de représentations de la ville de Québec par des artistes n'y ayant jamais mis les pieds, de l'éden jésuite en Nouvelle-France, en passant par la production de sirop d'érable comme moteur économique, la promotion de la vie suburbaine dans les années 1950-1960 ou encore la construction d'un pont ou l'établissement d'une commune thérapeutique antipsychiatrique, les sujets abordés par Samuel Mercier, Marjolaine Poirier, Mathieu Perron, Jean-Philippe Warren, Dany Fougères, Harold Bérubé et Alexandre Klein sont aussi riches que diversifiés. Parmi les chroniques régulières, la rubrique « Patrimoine » est consacrée à l'éducation à la charité de Clara Symes, duchesse de Bassano et la rubrique « Médailles », à celle du lieutenant-gouverneur Auguste-Réal Angers (1887-1892).

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