VLB éditeur

  • Les cachettes

    Guy Lalancette

    La fois où je n'ai pas été morte dans la neige en plein jour, c'est la fois où j'ai été le plus loin pour me trouver parce que je n'avais jamais été autant perdue, je pense. Je ne sais pas comment en parler mais jesais ce que ça fait, c'est comme trop de lumière et je ne vois plus rien. Je ne peux pas en parler chez moi, ils ne comprendraient pas.La petite Claude Kérouac, onze ans, a disparu, mais il faut 48 heures à ses proches pour s'en apercevoir. Quand la police est enfin appelée, les agents découvrent une famille chaotique et désunie. Chez les Kérouac, la vérité vous file sans cesse entre les doigts. Claude, depuis le lieu où elle s'est cachée, se confie à une psychologue antipathique. Tour à tour candide et trop lucide pour son âge, parfois cruelle, elle livre sa version d'un sombre roman familial.

  • La conscience d'Éliah

    Guy Lalancette

    Éliah Pommovosky est retrouvé au pied du réservoir de la petite ville de Grimley. A-t-il été victime d'une agression ? Est-ce une tentative de suicide ? Le sergent-détective Savignac ouvre une enquête qui tombe bien mal, juste avant Noël. L'incident a-t-il un lien avec cette accusation de détournement de mineur dont Éliah avait fait l'objet il y a quelques temps ? Ou avec son mariage scandaleux ? Même si l'enquête piétine, le lecteur découvre peu à peu le vrai drame d'Éliah, le moment où tout s'est joué en lui, et pour longtemps. L'année de son adolescence où, pensionnaire chez les frères du Saint-Nom-de-Jésus, il avait fait la connaissance d'un nouvel élève : l'année Gabriel. Dans ce roman construit comme un puzzle, Guy Lalancette nous livre des morceaux de la vie d'Éliah, pour dessiner un portrait à couper le souffle. L'écriture d'une grande maîtrise, précise et fluide, dégage peu à peu une vue d'ensemble de ce destin marqué par l'ambivalence, celle de l'amour si peu assumé qu'il mène à la trahison, celle de l'innocence de la jeunesse étouffée par la culpabilité, celle de la douleur qui calme l'angoisse et fait du bien...

  • Les yeux du pere

    Guy Lalancette

    Troublé par les cérémonies qui entourent la mort de son père, et surtout par le sentiment de soulagement qui l'habite depuis la tragédie, le petit Jüg entreprend un pèlerinage intérieur qui le conduit au plus loin de sa mémoire. Dans un langage singulier alliant candeur et intuition, il s'interroge sur le monde déconcertant des adultes. Ce faisant, il en vient à élaborer un plan macabre dans le but de faire la paix avec le défunt.

  • Depuis ta mort, Armande, je n'ai plus cessé d'être vivant. Aujourd'hui, je mange et je dors, je marche parfois dans les rues de la ville, je voyage au gré des saisons, des décors changeants. Je parle aussi, j'aime et j'écris surtout, portant ton sourire et tes yeux comme un bagage que tu m'aurais laissé. Comme un message aux portes des vivants du bruit innombrable que fait la mort en tombant.

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