• « C´est alors que je tombai sur le nom Barabbas, le brigand dont, selon les Évangiles, le peuple juif aurait demandé la libération à la place de Jésus. Or, ce nom signifie « fils du père » ; ce ne peut donc être un nom, car celui-ci est individuel et nous sommes tous fils de nos pères. Outre ma connaissance de l´Orient, le bon sens m´indiquait qu´aucun homme n´aurait pu porter ce nom, même comme surnom, sauf à se couvrir de ridicule, à l´exception de celui qui se définissait comme le Fils du Père, Jésus.
    Les premiers rédacteurs qui ne parlaient pas araméen, avaient commis l´une des erreurs de traduction les plus formidables de l´histoire de la traduction : c´était bien Jésus dont les Juifs assemblés devant le prétoire de la résidence de Pilate avaient demandé la libération.
    Erreur lourde de conséquences et de révélations, car sur cette base, les évangélistes avaient monté un récit controuvé, destiné à rejeter sur les Juifs la responsabilité de la condamnation de Jésus.
    Toute l´histoire de Jésus était à revoir. C´est l´objet de ces pages. » G. Messadié S´avisant de l´erreur qu´il avait partagée avec tant d´autres, et s´appuyant sur les dernières études bibliques, Gerald Messadié, l´auteur du succès mondial L´Homme qui devint Dieu, a souhaité reconstituer l´histoire terrestre du Crucifié à la lumière de ses nouvelles convictions. Il rétablit entre autres un fait incontestable : face à Ponce Pilate, c´est bien de Jésus que les Juifs ont demandé la libération.

  • Jésus entre avec ses disciples à Jérusalem. Il chasse les marchands du Temple, provoquant la stupeur et l'effroi des autorités religieuses juives et la colère du grand prêtre qui ne supporte pas que son statut soit contesté, et ses principes bafoués par ce prétendu « nouveau roi ». Les Evangiles nous ont appris la suite : la Cène, la trahison de Judas, le fameux baiser, la Crucifixion... Pourtant des doutes persistent, des questions demeurent sans réponse que la récente découverte de l'Evangile de Judas ne font que confirmer. Quels liens unissaient vraiment Jésus et son plus ancien et fidèle disciple ? Quels secrets partageaient-ils ? Quelles paroles Jésus a-t-il vraiment prononcé sur la croix ? A qui s'adressait-il ? Quel est l'enseignement de Jésus et le sens de son sacrifice, que seul Judas a compris ?
    Dans ce roman biblique passionnant, Gerald Messadié, avec sa profonde érudition et son talent de romancier, s'attaque aux dogmes et met en lumière un personnage jeté aux gémonies mais crucial pour l'histoire du Christianisme, car il permet de mieux comprendre Jésus, son enseignement et le vrai sens de ses paroles.

  • Qui était Marie-Madeleine ? Quel fut véritablement son rôle auprès de Jésus après la crucifixion ? C'est principalement à ces questions que Gerald Messadié tente de répondre à travers ce roman inspiré. D'après lui, Marie-Madeleine aurait été l'instigatrice d'un « complot » pour sauver Jésus de la mort. En soudoyant les soldats, en retardant sa mise en croix, en récupérant le corps seulement blessé, elle réussit son projet.Alors, quand un homme saint resurgit du néant avec l'aura magique d'avoir triomphé de la mort, son pouvoir devient incommensurable.Ce roman biblique passionnant nous fait aussi découvrir tout le contexte historique et psychologique de cette époque : Rome et Jérusalem, les grands prêtres qui s'opposent aux tribus de Zélotes, les multiples prophètes qui sillonnent le désert et mettent en péril les pouvoirs, les superstitions qui fragilisent l'ordre social et religieux.A son habitude et avec sa profonde érudition, Gerald Messadié n'hésite pas à s'attaquer aux dogmes et ose mettre en lumière la nature profondément humaine de Jésus. Il ajoute à son talent de romancier sa foi à essayer de clarifier l'événement le plus mystérieux de notre Histoire.Depuis L'Homme qui devint Dieu, un succès mondial, Gerald Messadié développe une production d'essais et de romans sur les textes sacrés et leur interprétation. Une postface où l'auteur développe ses arguments, sources à l'appui, vient compléter ce roman.

  • Madame socrate

    Gerald Messadié

    Socrate, le plus célèbre des philosophes, n'avait pas peur de la mort mais il avait peur de sa femme, Xanthippe. Sans doute avait-il raison, car voilà qu'un meurtre est commis à Athènes et que, s'étant mis en tête d'en retrouver l'auteur, elle va compromettre toute la société athénienne. Et quelle société ! Rien de moins que celle de l'illustre siècle de Périclès.Socrate, le plus célèbre des philosophes, n'avait pas peur de la mort mais il avait peur de sa femme, Xanthippe. Sans doute avait-il raison, car voilà qu'un meurtre est commis à Athènes et que, s'étant mis en tête d'en retrouver l'auteur, elle va compromettre toute la société athénienne. Et quelle société ! Rien de moins que celle de l'illustre siècle de Périclès.Alcibiade, le favori de Socrate, l'extravagant aventurier, est-il compromis dans ce meurtre ? Et pourquoi le grand Périclès a-t-il quitté sa femme pour les bras d'Aspasie, la maquerelle la plus célèbre de l'Antiquité ? À l'âge d'or de la démocratie et des arts, Athènes est pourtant truffée d'espions et bourdonne de scandales ; un dédale de corruption lardé de superstitions. Le vice et la folie soupent tous les soirs avec le génie, et quand Aspasie donne une fête, quels ne sont pas ses invités ! Sophocle, Phidias, Aristote, Anaxagore... Lorsque Xanthippe retrouve l'inspirateur du crime, c'est la main même de l'histoire qui s'abat sur lui et clôt le chapitre le plus célèbre de l'Antiquité.
    D'une plume insolente et inspirée mêlant la réalité et la fiction, Gerald Messadié arrache la Grèce aux plâtres compassés de l'histoire. Il en restitue le quotidien sans fards, mais avec des couleurs que nul n'imaginait.
    Gerald Messadié développe depuis des années une oeuvre puissante et originale qui va de ses essais, best-sellers internationaux, L'Homme qui devint Dieu, Histoire générale de l'antisémitisme, à ses derniers romans bibliques, Moïse et David.

  • L'auteur propose une biographie romancée de Jeanne d'Arc, étayée de recherches historiques. Jeanne ne fut jamais bergère. Elle était en réalité la demi-soeur de Charles VII. Elle fut soutenue et guidée par Yolande d'Aragon, future belle-mère du roi Charles VII, et les héritiers des Templiers, les Chevaliers de Sion.

  • De tous les pharaons, Ramsès II (-1304/-1213) est le plus glorieux. Guerrier fougueux dès l'adolescence, le « pharaon roux » arracha l'Égypte au démembrement causé par la négligence de son prédécesseur Akhenaton, réputé monothéiste, triompha des Hittites ennemis et rendit à son royaume puissance et prestige. Son règne fut un âge d'or, qui finit par l'aveugler : Ramsès se fit représenter en dieu de plein droit, ignorant la corruption entretenue par les gouverneurs de province. Paralysé par l'arthrose, égaré par la sénilité, il se montrera incapable de défendre le royaume contre l'invasion des « peuples de la mer »... Et c'est une femme, Taousert, qui le chassera du trône pour éviter le désastre absolu.




    Telle est la toile de fond de la nouvelle trilogie égyptienne de Gerald Messadié, dont Le Diable flamboyant est le premier tome. Ramsès II y est encore un adolescent nommé Pa-Ramessou, petit-fils héritier du trône de Ramsès. Déjouant par hasard un complot ourdi par Ptahmose, descendant de la dynastie d'Horemheb, il permet à son père Séthi d'accéder au trône, puis d'être lui-même nommé corégent, prince du pays et enfin pharaon. Très vite, Ramsès II fait sentir à tous sa puissance : il fait ériger des stèles, des temples, et part conquérir les régions qui ne lui sont pas entièrement soumises... Rançon de sa gloire, les menaces se précisent : une fronde s'organise autour de Ptahmose, le dieu Seth est jaloux du culte qu'il voue à Amon, et l'un de ses fils vient à mourir. Mais le second, Khaemouaset, se consacre au culte des dieux, sacralise la dynastie et l´orne de beaux présages...

  • Plus de trois décennies après la demi-victoire de Qadesh, le pharaon Ramsès II, non content de couvrir le pays de colosses à son image, est sur le point de parachever sa légende. À la stupéfaction générale, ne vient-il pas d´annoncer son intention d´épouser, pour la deuxième fois, une des filles de Hattousil ? Le roi des Hittites, que le chirurgien de Pharaon vient de guérir d´un mal sournois, ne pourra la lui refuser...

    Alors que se prépare la grande fête du Jubilé, les langues se délient. L´appétit de gloire de Ramsès ne sera-t-il jamais rassasié ? Son fils Meryatoum, grand-prêtre de Rê, n´est pas en reste pour fustiger la corruption des fonctionnaires et l´aveuglement de la cour, mais surtout le « crime de lèse-divinité » de son père, autoproclamé l´égal d´Amon. En deux semaines, Ramsès se sera lassé de sa nouvelle épouse, tout aussi inapte à lui succéder que ses fi ls, dont aucun n´a reçu de poste de commandement...

    Jamais le règne sans partage de Ramsès, qui doit aussi livrer bataille à la maladie, n´a paru aussi fragile. Alors que la double couronne vit sous la menace des mystérieux « Peuples de la mer », une favorite,Taousert, s´apprête à s´emparer du pouvoir... C´est la chronique de cette décadence, l´une des périodes les plus troublées de l´Égypte antique, que livre Gerald Messadié dans l´ultime volet de sa trilogie Ramsès II l´immortel.

  • Parce qu'un soir de 1941, dans la Marne, une paysanne de seize ans, Philippine Villeret, a voulu sauver son frère, elle se trouve happée dans une des plus grandes aventures de la guerre, la Résistance. Elle ne sait quasi rien du monde, n'a aucune idée politique et ne possède qu'un talent : être une tireuse émérite. Elle découvre pêle-mêle la violence, la mort, le devoir, la trahison, le sexe, et même l'amour. Déchirée entre deux idées antagonistes de la France, elle choisit d'instinct la révolte contre le destin, ce monstre de fer.
    Passée de l'épluchage de légumes au maniement des explosifs, elle découvre des personnages qui marqueront sa vie : communistes, gaullistes, transfuges, escrocs. À ce jeu dangereux, elle se forge un caractère : mais elle qui risque sa vie à chaque mission n'aura, si elle triomphe, que la vie pour récompense.
    Ce premier tome éclaire des aspects méconnus d'une grande page de l'histoire de France. Il impose le personnage singulier de Philippine Villeret, jeune fille que rien ne destinait à la guerre clandestine et qui finit par s'y imposer parce qu'elle incarne l'esprit de révolte qui est aussi celui de la liberté.

  • Comme son père Séthi Ier, le jeune Ramsès II (-1305 av. J-C -1213 av. J-C) - 26 ans au début de son règne - entend protéger les intérêts de l'Égypte à l'Est contre les Hittites d'Asie. Il met sur pied une puissante armée et établit son camp de base à Pi-Ramsès qu'il transforme en capitale de son empire. Une fois les questions d'approvisionnement réglées, il manoeuvre en plusieurs campagnes pour assurer ses arrières en Syro-Palestine. La célèbre bataille de Qadesh, lors de la cinquième année de règne, n'est qu'une semi-victoire.

    Ce deuxième volet couvre les longues années d'un règne sans partage. Outre les monuments qu'il fait bâtir à travers tout le pays, le « roi des millions d'années » fait sculpter nombre de statues à son image et graver son nom sur presque tous les temples dont ceux d'autres pharaons, comme s'il les avait fait construire lui-même. De ses six grandes épouses royales et innombrables concubines, il aura 52 héritiers mâles. Le premier, Khaemouaset, choisit de devenir grand-prêtre, au lieu de la carrière administrative ou militaire réservée aux princes. Son père ne porta-t-il pas lui même à un degré inégalé la divinisation de sa personne ? Le second, Amonherkhépeshef, premier né de Nefertari, adolescent lors de la « défaite victorieuse » de Qadesh, disparaît des inscriptions en l'an 21 du règne, date du traité de paix avec les Hittites, pour être écarté de la succession au trône. Atteint d'une arthrose contre laquelle l'opium ne pouvait rien et qui lui interdit de renouveler les exploits guerriers de sa jeunesse, aveuglé par sa propre gloire, Ramsès II vieillissant ne voit pas venir sa déchéance.

  • David, roi

    Gerald Messadié

    Il y a quelque trente siècles, un jeune berger juif tua un homme nommé Goliath, un Philistin qui terrorisait les armées du premier roi des Hébreux, Saül. Il devint un héros. Dès lors, son destin changea celui de tout un peuple.
    David mit plusieurs années à monter sur le trône. Il unifia alors Israël, conquit Jérusalem et la donna pour capitale à son peuple. A ce jour, son nom est mentionné dans les prières des Juifs comme le roi idéal, sans aucun doute le plus aimé et le plus populaire après Moïse.
    Pourtant, David n'était pas un personnage exemplaire. Favori de Saül et de son fils, il trahit leur confiance en acceptant la couronne royale. Pendant des années d'errance et de pillages, il s'engagea au service du roi des Philistins, les ennemis jurés des Juifs. Devenu roi, il commit l'impardonnable : il envoya à la mort l'un de ses lieutenants, le mari de Bethsabée qu'il convoitait.
    Malgré cela, étrangement, tout lui est pardonné, dans l'Ancien Testament comme dans la mémoire des hommes. Il est à jamais le jeune roi rayonnant qui danse presque nu devant l'Arche d'Alliance rapatriée à Jérusalem. Il est à jamais le roi poète et chanteur. Innocent et rusé, charmeur et guerrier farouche, politique avisé et amant insatiable, contradictoire et obstiné, il continue de séduire nos contemporains comme il séduisit son peuple, hommes et femmes confondus.
    Inlassable scrutateur de la Bible, Gérald Messadié, l'auteur de L'Homme qui devint Dieu et Moïse, a récréé les moments glorieux et ténébreux de la vie de ce héros. En s'appuyant sur son érudition et son sens romanesque, il décrit ses compromissions troublantes, ses hauts faits d'armes, ses ruses, le tourbillon de femmes qui l'entourent jusqu'à sa mort, sa magnanimité aussi, et des scènes inoubliables telles que l'entrevue de Saül avec la magicienne d'Endor à la veille de sa mort. La Bible revit ici dans toutes ses couleurs, ses fracas et ses parfums.

  • Le Caire, années 50 du xxe siècle. Farouk est roi. Les jasmins et les magnolias embaument. Les prétendants donnent des fêtes au pied des Pyramides pour séduire les jeunes filles. Une société élégante parle d'amour et de vanités en français, en anglais, en grec, en italien... Des immigrées distillent de l'eau de rose. Des révolutionnaires parlent, eux, de renverser le régime. Une bulle du xixe siècle occidental en plein Islam, épargnée par la guerre. Et sans doute par la réalité.
    Six personnages sont emportés à leur insu par les flots de l'histoire. Soussou, ambitieuse à défaut d'être jolie, et sa soeur, Nadia, innocente et révoltée. Siegfried, Werther en quête d'amour et de destinée. Sybilla, épouse d'un diplomate, qui succombe dangereusement au vertige sensuel de l'Egypte. Loutfi, trotskiste ascétique, qui rêve de justice sociale. Ismaïl, apollon au coeur naïf, mais à la tête froide, qui trouvera son identité dans le groupe des officiers insurgés. Fatma el Entezami, mondaine vaine, riche et désabusée.
    Tout à coup éclate l'incendie : le 26 janvier 1952, Le Caire brûle. La royauté chavire. La bulle a crevé. Les privilégiés d'hier sont sommés de choisir l'Egypte de Nasser ou l'Occident. C'est l'exil, son pain dur et surtout la perte de l'identité.
    « Personne ne comprendra jamais ce que nous avons vécu... » Un roman chatoyant, contrasté, nostalgique, d'un réalisme quasi photographique. Peut-être le plus immédiatement intime de Gerald Messadié, qui est né au Caire et a connu cette époque, ce monde.

  • Dix ans après avoir fui sa Normandie natale et fondé un commerce de pâtisseries, Jeanne Parrish épouse le baron de Beauvois. Hélas, un accident la rend veuve. Reparaît alors le premier homme qui l a aimée : Itzac Stern, qui se refuse à elle du fait de sa

  • Jésus comme on ne l'a jamais raconté. " L'Homme qui devint Dieu, de Gérald Messadié, c'est le résultat de dix ans de travail pour reprendre la brève et fulgurante trajectoire de Jésus en son temps (...). Passionnant et foisonnant ouvrage (...). La force, l'élan de ces pages suffisent à nous persuader - si besoin était - que Jésus a bouleversé l'état du monde. " Françoise Ducout, Elle. " Gérald Massié a tenté de reconstituer ce qu'avait pu être réellement la vie du Christ, de manière complète, factuelle, quasiment minutée. C'est le portrait d'un homme implanté dans une époque bien précise qu'il trace dans cet épais volume. Il fait revivre ceux qui l'ont entouré, aimé ou condamné, en essayant de clarifier bon nombre d'éléments restés obscurs. Nous glanons au fil des pages une multitude de renseignements sur la vie à cette époque, ce qui relance l'intérêt et constitue un arrière-plan coloré et vivant. " Gérard Mannoni, Le Quotidien de Paris. " L'Homme qui devint Dieu, grand prophète initiateur du christianisme, y apparaît très vivant, très réel, inscrit dans la vie quotidienne de la Palestine d'il y a deux mille ans, déjà déchirée par des conflits de nations ennemies. Un livre audacieux, remarquablement documenté. " Prima.

  • De tous les personnages de l´histoire chinoise, Tseu-hi (1835-1908) est l´un des plus fascinants. Celle qui régna pendant un demi-siècle en maîtresse absolue de la Chine tenta en vain de protéger l´Empire du Milieu contre la sédition et le dépeçage par le Japon et les puissances occidentales.
    Dans ce second volume, le lecteur retrouve Tseu-hi alors qu´elle s´apprête à imposer ses vues au gouvernement impérial et de mettre en oeuvre sa politique de rejet des étrangers. Jusqu´à sa mort, elle entendra isoler la Chine du reste du monde, en particulier de l´Occident, dont les pressions militaires, économiques et commerciales s´accentuent.
    En 1894 éclate la guerre sino-japonaise : le Japon triomphe et arrache à la Chine d´importants territoires. En 1900, l´impératrice commet sa plus grande erreur : elle encourage la révolte des Boxers. Des milices paysannes sont chargées de tuer tous les étrangers. Tseu-hi meurt le 15 novembre 1908, à 73 ans. L´histoire de la régence du prince Chun, l´abdication de Pu-yi en 1911 et la proclamation de la République par Sun Yat-sen en 1912 forment l´épilogue du livre.
    Tseu-hi a mené au tombeau la dynastie qu´elle voulait défendre à tout prix. C´est avec la verve du romancier que Gerald Messadié raconte le destin d´une femme que le pouvoir aura transformée en monstre de cynisme...

  • Un adolescent s'éprend d'amour fou pour une fille de son âge. On la lui enlève. Il manque mourir de chagrin. Inconsolable, il invoque le Diable pour qu'il lui rende celle qu'il aime. Ainsi commence en 1745 une aventure qui ne s'achèvera qu'au XXe siècle. Car, à défaut de lui rendre sa bien-aimée, le Diable a fait au jeune Matthias, peintre en herbe, un cadeau redoutable : le don de prêter vie à n'importe laquelle des images qu'il peindra. Au fil du temps, Matthias créera donc des femmes, cherchant dans chacune d'elles l'amour perdu, l'amour tout simple. Mais il ne fera que découvrir la complexité du sentiment qu'il traque de siècle en siècle, car Matthias se recrée lui-même inlassablement, pour poursuivre sa quête. En compagnie d'un ami fidèle, Matthias voyage dans le monde autant que dans le temps. De Venise, la ville de son premier amour, il gagnera le Paris de Louis XV, dont il est chassé par le Diable pour s'installer à Londres. L'ennui à son tour le chasse aux Amériques où les Peaux-Rouges le capturent, puis l'adoptent et lui donnent une épose qui sera l'un de ses plus parfaits amours. Suivent Rome, Budapest, Saint-Pétersbourg, Berlin, Lhassa, Paris de nouveau, dans les années vingt, où Matthias s'efforce de protéger son amour pour une actrice de cinéma... Mais à chaque fois que Matthias semble trouver la paix, le Diable le rejette dans des aventures échevelées, où le mysticisme le dispute à l'érotisme, et le vertige à la sagesse... Allègre et sulfureuse, cette histoire d'un homme qui cherche m'amour revêt autant de couleurs et de styles qu'elle traverse de mondes. Au premier regard, c'est un roman picaresque, au second, un conte philosophique et une version subversive de la légende de Faust.

  • Il n'y a jamais eu de civilisation sans dieux : le besoin de divinité est essentiel à l'être humain. Ce besoin a toutefois varié : il y a trente-cinq mille ans, la divinité était exclusivement féminine. Les premiers dieux masculins sont apparus avec l'invention de l'agriculture, et ils ont longtemps partagé le pouvoir céleste avec les femmes. La première divinité a été la déesse de l'amour et de la fécondité, et le premier dieu masculin, celui de la guerre. C'est en Iran, il y a près de deux mille six cents ans, que le pouvoir divin a appartenu pour la première fois sans partage à un dieu masculin unique. Depuis, les monothéismes ont dominé la moitié du monde, rejetant unanimement la femme des grandes fonctions religieuses et sociales. Dans cette Histoire générale de Dieu, Gerald Messadié montre que ce besoin de divinité est fidèlement façonné par les civilisations : de Platon aux théologiens chrétiens, l'homme crée ss dieux selon son imaginaire, mais aussi selon son besoin de logique. Car tel est bien le constat révolutionnaire qui découle de ces pages : il n'y a pas de contradiction entre le besoin de religion et la logique - c'est la logique elle-même et son refus de l'absurde qui font que le besoin de Dieu est impérissable. Ce travail rigouruex, abondamment documenté, s'inscrit dans la même veine que L'Homme qui devint Dieu et l'Histoire générale du diable, traduits dans de nombreuses langues et qui ont reçu les hommages de la critique internationale.

  • Une femme jeune et jolie - elle s'appelle Grethe, elle est charcutière à Francfort -, mal mariée, se laisse séduire par un étranger de passage. Elle quitte mari et travail pour suivre dans un vagabondage bientôt dangereux sur les routes d'Allemagne. Elle a cru comprendre qu'il s'appelle Martin Heidegger, mais ce nom d'un penseur célèbre lui est presque inconnu, et ce n'est d'ailleurs pas pour ses leçons de philosophie sur le tas qu'elle est si profondément attachée à l'étranger, mais parce qu'elle a grâce à lui découvert son corps et son Moi, sa sexualité et la plus troublante de toutes les idées, celle de liberté. C'est-à-dire de la plus cruelle sincérité. Élève et maîtresse, cete femme devient la disciple idéale. L'innocence et la sincérité enclenchent une machine infernale. Le crime scelle l'union du couple, devenu sulfureux, et la recherche frénétique de la jouissance et de la liberté met en marche le dernier rouage, qui est celui de la mort. Le récit qu'en fait elle-même la jeune femme est direct, nu, précis. Est-elle coupable, ou bien victime de son professeur ? Et qu'est-ce qu'alors que la culpabilité ? Ne serait-ce que la vulnérabilité aux idées ? Ma vie amoureuse et criminelle avec Martin Heidegger pourrait n'être qu'un témoignage sur un fait divers virtuel ; c'est un roman. Ce pourrait-n'être qu'un roman ; c'est une moralité exemplaire.

  • Rien de plus préservé que le quartier des ambassades occidentales dans cette capitale d'un État africain de la côte atlantique. Rien de plus conventionnel et réglé que la vie qu'on y mène : réceptions, rencontres amicales de villa à villa et sur les terrains du Sporting-Club. On est entre soi, entre gens bien élevés. On s"ennuie avec distinction dans la torpeur tropicale, face à l'océan vide.
    Jusqu'au jour où la guerre civile - tribale, sauvage -qui ravage le pays vient battre les fragiles limites du compound. Que vaut l'exterritorialité face à ces guerriers qui jouent de la Kalachnikov et coupent les têtes en riant ? Que valent les préjugés de caste quand on se retrouve assiégés, privés d'eau et d'électricité, bientôt de vivres, et que la mort surgit ?
    Cette situation - qui ne dure que quelques jours - est vécue et racontée par un jeune attaché d'ambassade européen. Bon garçon s'il en fut, mari d'une femme ennuyeuse heureusement absente, "promis à un bel avenir" , il découvre, à la faveur. de ces événements, le mensonge de sa vie. Trois femmes, dont une très belle prostituée africaine réfugiée sur le compound, lui offrent, à leur insu, les clés de sa libération.
    Graham Greene aurait aimé ce roman qui n'a d'exotique que le décor. Si c'est pour Gerald Messadié l'occasion de mettre en scène tout un petit monde, riche de personnages complexes et étonnants, Le chant des poissons-lunes est, au bout du compte, un livre grave: il s'agit de la métamorphose, voire de la transfiguration d'un homme.

  • L'admiration pour Picasso a pris les dimensions d'un culte religieux. A sa première grande exposition après la guerre, pourtant, le public indigné décrocha ses toiles, parce qu'il les trouvait affreuses, et les critiques tinrent sur lui des propos funèbres.
    Les encensoirs, les prêches et les vaticinations, non plus que l'église érigée sous le nom de " Musée Picasso " ne changent rien à l'oeuvre. Elle est inspirée par la volonté de destruction, l'aversion de la femme, le culte de la laideur et le nihilisme. " Toute mon oeuvre n'est qu'une somme de destructions ", a dit Picasso lui-même. Sous ses outrances, le dessin est médiocre, la peinture est exécrable.
    Surtout, l'exemple est funeste. Le triomphe fabriqué de Picasso sert de justification à des nullités pompeuses, des provocations de potaches et des impostures dérisoires qui, à leur tour, trouvent place dans les musées et sont achetées par l'Etat à grand frais. C'est ainsi qu'on détruit une culture.
    C'est le scandale qu'analyse et dénonce Gerald Messadié.

  • Le système américain est en crise ouverte. Non seulement le système économique mais aussi le social, le culturel, le psychologique. 40% environ de la population, selon les statistiques américaines, ont été " oubliés " par la prospérité, près de 10% souffrent chroniquement de la faim et les classes moyennes voient leur niveau de vie décroître. Les technologies et la production industrielle américaines sont en déclin. Et la culture américaine tend à n'être qu'un culte de l'éphémère. Autant de faits qui mènent à conclure qu'un certain modèle américain n'est plus viable et n'est plus, en tout cas, adaptable à des pays tels que la France où, pourtant, plus d'un essaie de l'acclimater et où on se le représente comme l'idéal. Aux Etats Unis même, le Parti Démocrate appelle à une fondamentale révision de la totalité du système américain.
    Familier des Etats Unis depuis plus d'un quart de siècle, bilingue, profondément attaché à ce pays, l'auteur, Gerald Messadie, analyse et explique les origines du mythe américain, ainsi que celles de la crise actuelle. Passionné, mais souvent ironique, il recourt aussi souvent aux descriptions qu'à des commentaires fondés sur une documentation indiscutable. Dans l'abondante production étrangère sur l'Amérique, son livre est peut être le premier, depuis Tocqueville, qui présente la réalité derrière les images et qui embrasse la totalité de ce pays finalement inconnu : politique, économie, religion, culture et fantasmes.

  • Et si Jésus avait survécu à la crucifixion ? Et si le tombeau vénéré à Srinagar, au Cachemire, depuis des siècles, était le sien ? Partant de cette hypothèse jamais explorée, Gerald Messadié raconte, dans un roman inspiré d'indications historiques précises et troublantes, le voyage qui conduisit Jésus jusqu'au nord de l'Inde. Un voyage aventureux et souvent dangereux qui ne put alors se faire que sur l'antique Route de la soie, d'une cité fabuleuse à l'autre, vers le berceau des plus anciennes religions du monde. Les personnages foisonnent - rois, moines, révoltés, soldats, pillards -, et des civilisations disparues resurgissent avec leurs spectacles, leurs modes de vie, leurs dieux, leurs philosophies. L'auteur est loin de recréer le Jésus de la tradition. Mais le sien, dépouillé de l'imagerie habituelle, vibrant d'humanité, attentif à tous ceux qui croient en un dieu, s'impose plus fortement encore que dans les livres précédents. Et la portée de son itinéraire spirituel s'étend bien au-delà de son voyage terrestre, aussi extraordinaire ait-il été.

  • Saül, notre saint Paul, est exceptionnel à maints égards. II est le seul saint du calendrier qui ait participé à l'assassinat d'un autre, Étienne. Il est l' " inventeur " de l'Église : ce sont ses missions qui ont fondé les premiers grands centres chrétiens à l'extérieur de Jérusalem. Mais ce n'est pas tout... Assurément, il était citoyen romain. Mais comme il se prétend également juif et qu'il était à l'époque impossible d'être officiellement juif et citoyen romain, car on ne pouvait à la fois adorer Jupiter et Jéhovah, il y a là un mystère. Et le mystère s'épaissit quand on apprend par les Actes que, lors de son arrestation, les Romains lui assignèrent une escorte extraordinaire, avec quatre cent soixante-dix archers et soldats. Ce n'étaient certes pas les honneurs qu'ils réservaient d'ordinaire à leurs prisonniers. Quel était donc le rang de Saül ? Pourquoi trois préfets romains le protègent-ils avec tant d'obstination? Autre mystère, mais non le dernier : il se dit originaire de Tarse; à l'examen encore, cela apparaît douteux, comme l'avait déjà relevé saint Jérôme au IVe siècle. Pourquoi Saül dissimule-t-il sa véritable origine? Quelle est, entre autres mystères, la raison profonde de sa longue et violente querelle, ponctuée d'injures telles que " hypocrite " et " mauvais chrétien ", avec les apôtres Pierre, Jacques le Mineur et Jean? Qui donc a fait arrêter Saül à Jérusalem? Pourquoi Saül insiste-t-il dans ses Epîtres sur le fait qu'il a " vu " Jésus, alors que, sur le fameux chemin de Damas, il rapporte qu'il n'a fait que l'entendre? Saül aurait-il donc rencontré Jésus quelques années après la Crucifixion? Quelle fut vraiment sa vie? Quelle était son ambition? C'est à ces questions et à maintes autres que, pour reconstituer la vie de cet apôtre majeur, Gerald Messadié applique la méthode d'analyse conjecturale qui a valu aux deux premiers tomes de la série L'Homme qui devint Dieu un succès international. Analysant les sources anciennes, il a pu retrouver de très nombreuses informations inédites ou négligées par les historiens - les sources et les analyses qui fondent cette méthode sont incluses dans ce volume, à la suite du récit.

  • La culture est-elle aujourd'hui encore une valeur ? A-t-elle une utilité et un sens ? Ou s'agit-il d'un luxe désuet et dispendieux ? D'un mot usé et dévalué ? C'est la question posée par Bruno Lussato, l'auteur du Défi informatique, et Gérald Messadié, rédacteur en chef adjoint de Science et Vie, tous deux au fait des exigences du développement scientifique, technique et industriel. En 1981, Bruno Lussato défendait dans le Défi informatique, contre l'avis des experts, le « petit chaudron », c'est-à-dire la micro-informatique, contre le « grand chaudron », les grands systèmes centralisés et centralisateurs. Le présent lui a donné raison. Il ne se montre pas moins subversif aujourd'hui en dénonçant la déculturation de l'Occident et de la France en particulier, et en présentant la culture comme une condition nécessaire du développement et de l'efficacité, personnels mais aussi sociaux, dans le cadre de l'entreprise comme dans celui de la nation. Encore faut-il que les moyens technologiques prodigieux que nous promet le présent ne se trouvent pas détournés de cette fin ! Face à la démission des médias, à l'hypocrisie des clercs, aux mystifications intéressées des fabricants de mythologies, nos deux auteurs opposent leur refus de la massification, de l'indifférenciation, du conformisme et de la facilité, qui mènent à la démission et au bureaucratisme. S'appuyant sur une définition originale et rigoureuse de la culture, multipliant les exemples qui agaceront bien des dents, bousculant les vaches sacrées, ils indiquent pourquoi et comment la culture doit et peut devenir l'axe de la société post-industrielle. Ils proposent enfin des solutions immédiatement applicables. Voici un livre vibrant, tonifiant, salubre, et qui ouvre en termes concrets, précis, un débat vital, crucial et urgent.

  • La culture est-elle aujourd'hui encore une valeur ? A-t-elle une utilité et un sens ? Ou s'agit-il d'un luxe désuet et dispendieux ? D'un mot usé et dévalué ? C'est la question posée par Bruno Lussato, l'auteur du Défi informatique, et Gérald Messadié, rédacteur en chef adjoint de Science et Vie, tous deux au fait des exigences du développement scientifique, technique et industriel. En 1981, Bruno Lussato défendait dans le Défi informatique, contre l'avis des experts, le « petit chaudron », c'est-à-dire la micro-informatique, contre le « grand chaudron », les grands systèmes centralisés et centralisateurs. Le présent lui a donné raison. Il ne se montre pas moins subversif aujourd'hui en dénonçant la déculturation de l'Occident et de la France en particulier, et en présentant la culture comme une condition nécessaire du développement et de l'efficacité, personnels mais aussi sociaux, dans le cadre de l'entreprise comme dans celui de la nation. Encore faut-il que les moyens technologiques prodigieux que nous promet le présent ne se trouvent pas détournés de cette fin ! Face à la démission des médias, à l'hypocrisie des clercs, aux mystifications intéressées des fabricants de mythologies, nos deux auteurs opposent leur refus de la massification, de l'indifférenciation, du conformisme et de la facilité, qui mènent à la démission et au bureaucratisme. S'appuyant sur une définition originale et rigoureuse de la culture, multipliant les exemples qui agaceront bien des dents, bousculant les vaches sacrées, ils indiquent pourquoi et comment la culture doit et peut devenir l'axe de la société post-industrielle. Ils proposent enfin des solutions immédiatement applicables. Voici un livre vibrant, tonifiant, salubre, et qui ouvre en termes concrets, précis, un débat vital, crucial et urgent.

empty